samedi 16 octobre 2010

Pas facile d'arriver en Irlande!


Jour 3 - 22 septembre 2010

Londres à Dublin - Première partie

* Attention! Ce post peut contenir un langage vulgaire, et ce, dans deux langues *

Je me suis réveillée ce matin avec la sensation que quelque chose ne tournait pas rond. J'ai repoussé ce sentiment, car comme je suis à Londres depuis 2 jours, ça ne peut effectivement pas tourner rond! Les gens roulent du mauvais côté de la route, le café de l'auberge est infect et mes cheveux ressemblent davantage à un nid d'oiseau qu'à une chevelure d'une princesse...

Pas grave! On est en vacances. On relaxe!

Nous quittons l'auberge armées de nos sacs et de deux pounds pour prendre le bus de ville qui nous mènera à la station d"easybus, que nous prendrons pour aller à l'aéroport Standsted, question de prendre notre vol pour Dublin.

J'ai tout calculé: 15 minutes de bus, on prend la navette et le transfert dure 1 heure, on passe les contrôles de sécurité, on pose nos fesses dans l'avion, on décolle, on atterrit, bienvenue en Irlande. Facile!

Non!

Premièrement, le bus est bondé. Ce qui signifie que nos petites personnes ont de la difficulté à fitter dans ledit bus. Sans parler de nos gros sacs... De peine et de misère, on réussit à s'insérer dans le véhicule. Destination: Baker street. En effet, selon le site internet, nous devons descendre à Baker Street et nous rendre à Gloucester place et de cette ''place'', prendre la navette. Le chauffeur ne nous a pas dit où descendre, alors on a débarqué trop loin. Pas grave, on a encore du temps. On remonte Marylbone street jusqu'à Baker street pour chercher la maudite Gloucester place. Pas de telle place, inexistante! On apprend cependant que Gloucester place est une putain de rue, pas une place!! Mon problème est que Baker street et Gloucester place street sont parallèles. Où doit-on aller maintenant??

Mais on a encore le temps de prendre la stupide navette. Je cherche une pancarte annonçant l'arrêt de Easybus. Pas de pancarte. On marche, on fait la baboune, on cherche, tout ça avec 20 kilos de cossins sur le dos.

Fume une clope, ça calme les nerfs. Le temps passe, on a de moins en moins de temps... Panique!! On demande à des gens, mais personne ne semble savoir à quel endroit le maudit arrêt se trouve. Sauf une fille, qui nous dit que c'est à côté d'un pub, pas loin. Ok, on va vers le pub, mais aucune indication! Je vois des bus oranges, ça doit être ça! On marche encore, on s'approche, je savoure déjà le moment où je vais pouvoir m'asseoir et rire de cette petite aventure, qui aura testé notre capacité à voyager ensemble, Blondie et moi. Ben non, on est pas encore à la bonne place criss, de criss.

On retourne sur nos pas... Là, je dois dire qu'on commence à être découragées, on a manqué le dernier bus qui nous aurait menées à temps à l'aéroport. On croise un garage de taxi... Le monsieur nous donne un coup de main et nous pointe deux bus oranges qui sont stationnés à une centaine de mètres de là. Victoire! Nous courrons vers les véhicules, mais le gars qui est dedans nous dit qu'il ne peut embarquer personne, qu'il faut aller attendre au pub (vous vous souvenez que j'ai mentionné un fuckin pub plus tôt?) et que de toute manière, nous n'aurons pas le temps de nous rendre à l'aéroport à temps. Fuck, criss, shit, fuck. On marche vers le pub, en se demandant comment, for christ sake, on va pouvoir faire pour prendre un ciboire de vol.

Le gars de Easybus à qui nous venons de parler, que nous avons surnommé ''Angel'' nous siffle à ce moment. Il nous dit que si on lui donne chacune 20 pounds, il nous amènera à l'aéroport. Rush. On a réfléchit 2 secondes. Oui! Oui!

Toutes les histoires ne finissent pas mal! Nous sommes arrivées à temps pour prendre notre vol. On a même attendu! Mais on a eu chaud.

***

On a pris le vol de 13h30 de Ryanair à destination de Dublin. Ryanair, ça n'a rien à voir avec Air Canada. Pas de place réservée, par de petit drink... Mais ce n'est absolument pas grave. On était dans le bon avion, pour la bonne destination, c'était tout ce qui comptait!

Par le hublot, j'ai vu l'Irlande. J'ai su que j'étais à la maison.

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