jeudi 19 novembre 2009

Les règles.

Tiens, tiens, j'ai trouvé ceci sur le blog Ze Manoir et il s'agit de la liste de la reine laurence. Je trouve que ça fitte.

Règle numéro un: Ne pas se déprécier.
Règle numéro deux: Quand on ne sait pas, ne pas essayer de donner des raisons.
Règle numéro trois: Ne pas parler pour dire des insignifiances.
Règle numéro quatre: Soi passe avant les autres.
Règle numéro cinq: Loyauté envers ses amis, jusqu'à ce qu'ils ne le méritent plus.
Règle numéro six: Se laisser guider par une seule chose. La connaître pour mener le guidage.
Règle numéro sept: Toujours rester conscient du monde qui nous entoure.
Règle numéro huit: Ne jamais être mesuré.Toujours être extrême. Être neutre le plus souvent possible.
Règle numéro neuf: Se faire une confiance absolue.
Règle numéro dix: Ne pas avoir peur.
Règle numéro onze: Ne pas mourir avant l'âge de trente-sept ans.
Règle numéro douze: Toujours rester conscient de sa supériorité.

samedi 14 novembre 2009

Passeport Canada ou l'art d'aller droit au but.

Ça y est, mon premier passeport sera passé date en décembre.

Il y a 5 ans, presque jour pour jour, je poirotais dans la salle d'attente de Passeport Canada, tous mes papiers dans mes moins moites, stressée comme moi seule peut l'être avant de passer par l'administration gouvernementale. Je ne sais pas pourquoi, mais je ne suis pas à l'aise avec la bureaucratie, encore plus avec celle du Canada. Peut-être parce que c'est long et complexe, je n'en sais rien. Ce que je sais, c'est que je stresse beaucoup moins au Québec qu'au Canada.

Pour aller renouveller mon permis de conduire (chose que je fais religieusement, car je ne suis pas tout à fait certaine que je passerais l'examen de conduite avec succès), aucune difficulté! Je suis très cool, voire même rélax. Mais partir de la SAAQ, monter 4 étages pour aller au bureau des Passeports, me fout les jetons. Je sue des mains et des genoux juste à y penser! Étrange. Peut-être que, quand je pense Canada, la première image qui me vient est la suivante: une police montée, avec son chapeau rigide et ses culottes bouffantes. Vous savez, moi, les clowns, ça me fout la trouille, et un RCMP, c'est comme un clown haut gradé... Bon, mon image mentale ne fitte peut-être pas avec la vôtre, mais avouez tout de même qu'ils n'ont pas l'air très menaçants! Moi, je me sentirais plus à l'aise si les polices montées avaient un uniforme de ninja. Rouge, évidemment, mais avec une touche de blanc, comme le drapeau.

Alors donc, je poirotais. Mon patron de l'époque, un comptable agréé (scusez-perdon!) avait accepté de signer les papiers qui attestaient que j'étais bien moi-même. Un notable, qu'ils disent, doit attester que la personne qui fait la demande est bien la personne qui fait la demande. Simple non? Ouish... Moi, j'ai un problème avec la notion de «notable». Seulement une personne faisant partie d'un ordre professionnel (chtin, docteur, comptable, architecte, etc) ou un maire, curé, maître de poste peut remplir cette section de la demande de passeport. Autrement dit, un homme. Eh oui, l'ordre des infirmières, ça ne doit pas être assez sérieux, parce qu'elles ne peuvent pas signer ces papiers. Ça m'écoeure de constater cette inéquité, mais il ne s'agit pas du sujet du jour.

Suis-je en train de perdre le fil de mes idées? Kind of... Tout ça pour dire que j'avais le numéro 41. Vous savez, le petit numéro que l'on prend dans un distributeur quand on arrive à un endroit où on doit attendre? Je trouve ça tellement exotique de poser ce geste là... à chaque fois que je peux faire la file et qu'il y a un distributeur de petit ticket, je suis aux anges! Bon, ok, si j'avais vécu en URSS dans les années 80, peut-être que j'aurais trouvé ça moins excitant, mais je suis née dans un trou au nord du 49e parallèle, où la ville ne contenait pas assez de personnes pour faire un semblant de file. Alors, oui, j'aime piger un petit numéro. C'est comme dans les films et en plus, quand c'est ton tour, c'est comme si tu avais gagné quelque chose. Bon.

Où en étais-je? Ah, oui, le passeport. Ben, je l'ai eu. Je suis partie en Europe le 26 mai 2005. Et je devrait recevoir mon nouveau passeport d'ici deux ou trois semaines. Je pense partir en voyage. Avez-vous des suggestions?

jeudi 12 novembre 2009

Des crocodiles et des femmes

Bonjour à vous, oui vous, les trois personnes qui lisent mes histoires! Je suis toujours contente de vos commentaires et cela me donne une maudite bonne excuse pour m'éclipser de la cuisine au bureau.

Voici donc ma suggestion du jour: Les yeux jaunes des crocodiles, suivi de La valse lente des tortues, de Katherine Pancol.

J'ai dévoré ces deux romans il y a quelques temps déjà, le premier, sur une plage de la République dominicaine, et le second, bien installée sur mon divan. Il s'agit d'une histoire de femmes, de plusieurs femmes, de tous âges, de toute classe sociale, de toute orientation, qui sont liées de près ou de loin aux hommes, à quelques hommes. Dès le début, ces derniers font bonne figure, ils sont puissants, magnanimes. Ils perdent peu à peu de leur lustre au fil des pages, au profit des héroînes.

Attention, Pancol ne verse pas dans la défense totale des femmes... On les voit dans leur splendeur, mais aussi dans la déchéance, dans leur esprit quelque fois lumimeux, souvent distortionné. Comme moi, comme vous. Sans être un roman à morale, l'histoire fait son chemin dans le lecteur, et, si vous êtes comme moi, vous vous poserez certainement quelques questions existentielles (où suis-je, où vais-je, à quoi sers-je?) Si le texte n'apporte pas de réponse - c'est une histoire, pas un guide pratique! - on peut toutefois amorcer une démarche d'analyse personnelle, qui , dans mon cas, représente toujours une bonne chose. Quand on la confiance en soi qui se fait la malle régulièrement, pas de doute, la siffler pour qu'elle revienne au bercail est nécessaire!

Ces romans sont en vente en format poche: gâtez-vous! En plus, quand vous l'aurez terminé, passez-le à une amie!