mardi 17 juillet 2012

Panier bio - semaine 3 (10 juillet 2012)


C'est le retour du mardi-légumes ! Au menu : basilic-lime, cresson, ail, poivron vert, tomate, brocoli, concombre. Le défi de la semaine? Bette à carde et chou-rave.
Cette semaine, j’ai eu mon premier vrai défi de l’été : cuisiner des légumes dont la vue ne m’inspirait absolument rien. Même pas un nom ! Je pensais être une experte en légumes, mais le chou-rave m’a laissée perplexe, malgré sa belle couleur mauve. Après quelques clics de souris, j’ai appris que ça se mange cru râpé. Ou cuit. Mais connaissant ma paresse légendaire, j’ai décidé de le passer au saladaco (si vous ne connaissez pas cet instrument, sachez que tout paresseux se doit d'en posséder un. Ça tranche les légumes durs telle que la carotte, la bettrave et le navet, en fils minces. Après quelques tours de manivelle, vous êtes prêts à garrocher le tout dans une salade ou un sauté.) Ce ne fut malheureusement pas la meilleure décision, car il s’est plus effouèré que coupé en fins spaghettis. Je l’ai quand même dégusté dans une salade de pommes de terre (semaine 1, photo ci-contre) à laquelle j’ai ajouté le brocoli, blanchi 2 minutes, et autres légumes et herbes finement ciselées. Le goût frais et un peu piquant du chou-rave a donné du pep à cette salade, mais le côté juteux du légume a fait en sorte de mouiller la salade un peu trop à mon goût. 
Ma réussite culinaire de la semaine a toutefois été le saumon en robe de bette à carde. Ricardo a été mon mentor, Blondie ma goûteuse. Je suis très fière de mon plat, même s’il faisait un peu chaud pour cuisiner (plus de 30 degrés dans mon appart). Le petit pinot grigio nous a toutefois permis de supporter la canicule. 



De son côté, Wray a transformé ses tiges de bettes à carde en une sublime version de cigares au chou. Il a aussi créé une magnifique salade de légumineuses avec tous ce qui restait. Wray est un des seuls êtres que je connais à pouvoir faire des plats qui ont de la gueule avec des fonds de frigidaire. Chapeau, mon ami. Tu ne perds pas la main ! Voici quelques clichés pour le prouver. 

 

Panier bio - semaine 2 (3 juillet 2012)


Cette semaine dans le panier : fraises, laitue, tomates, concombres, radis chinois, fleur d'ail, bok choy. Et du basilic, plein de basilic !
Ça sentait bon dans l’auto sur le chemin du retour. Contrairement à la semaine dernière, le beau temps était de la partie et le trafic, moins lourd. 
J’ai mangé la majorité des légumes en salade, car je suis paresseuse. Oui, vous avez bien lu ! Depuis que j’habite seule, je souffre d’un mal quasi incurable : l’incapacité à mitonner de bons petits plats sans faire les coins ronds et inévitablement finir par m’assoir devant une bouillie immonde. En ne cuisant pas les légumes, on garde au moins le croquant. En ajoutant une canne de thon, on complète le tout avec des protéines bon marché. 
La solution à mon problème est simplissime : cuisiner pour quelqu’un. Ça tombe bien que j’aborde la question, puisqu’il est temps que j’introduise un nouveau personnage dans mes aventures : Mignon. Oui, oui ! Comme le filet : tendre et précieux. Disons donc les choses ainsi : j’ai parfois un invité spécial à la maison, ce qui me motive donc à expérimenter de nouvelles recettes. 
Cette semaine, j’ai joué la carte de la simplicité en concoctant des pâtes au pesto et tofu et sa tombée de champignons et bok choy. Simple et délicieux !

mardi 3 juillet 2012

Paniers bio - semaine 1 (26 juin 2012)


C'est sous la pluie battante que Wray et moi sommes allés à la rencontre de notre destin, le 26 juin dernier. Excusez le ton dramatique, mais je suis d'un enthousiasme sans borne lorsqu'il s'agit de parler de nos légumes. Non seulement sont-ils bio, mais ils viennent de la production maraîchère Clément Roy située à Donnacona! Depuis quelques années, je réfléchissais à la possibilité de faire l'achat de paniers, mais le projet n'aboutissait pas : décision prise trop tard dans la saison, manque de capitaux, paresse... Cette année, par contre, j'en suis !


Moyennant deux paiements de 185 $ (le 15 avril et le 15 août), on livre près de chez moi des paniers de légumes et de fruits très diversifiés, et ce, de juillet à octobre. Wray et moi nous séparons le tout, ce qui revient à environ 20 à 25 $ de légumes frais par semaine. C'est ce que je dépenserais en épicerie. L'avantage des paniers, ou l'inconvénient, c'est selon, c'est qu'on a une surprise chaque semaine ! Bien sûr, pour ce premier panier, je m'attendais à du feuillage. Mais j'ai aussi eu de la rhubarbe, ce que je n'ai jamais cuisiné. On peut évidemment faire des échanges de produits, mais je préfère tenter ma chance. Qui sait, peut-être que le radis chinois ou la bette à carde me réservera des surprises ! D'autant plus qu'avec internet, toutes les recettes imaginables sont à la portée de la main... 


Pour cette première récolte, qu'ai-je dans mon panier? 


- laitue feuille de chêne
- concombres libanais
- fraises
- patates
- fleur d'ail
- poivrons verts
Wray avait l'air un peu déçu de la taille du panier. Je l'avais préparé psychologiquement à ne pas avoir une tonne de légumes, mais quand même, j'ai senti la déception dans sa voix. Peut-être était-il triste à cause de la pluie? Du bouchon de circulation dans lequel nous étions bloqués? Ceci dit, nous ne le saurons jamais, puisque, tel un grand sage, Wray ne livre ses sages paroles qu'au compte-goutte (généralement, il dit des mots de Jésus ou des mots cochons). L'important était que nous avons notre panier.






Une fois le contenu du panier séparé en deux, force était d'admettre qu'il n'en restait pas très épais. J'ai donc mangé la salade « manière ben straight », c'est à dire couper un peu de tout, les sacrer dans un bol, touiller avec de la mayo, du cari, du fromage et du thon et voilà une salade qui satisfait la madame. 


Il restait toutefois la mystérieuse rhubarbe. Après une très sérieuse enquête sur Facebook, les suggestions étaient nombreuses, l'enthousiasme, pas très élevé. Ma soeur, Jules, dans son état de fille granola (terme à connotation positive, siouplait !) m'a envoyé une recette de confiture fraise et rhubarbe, avec ses commentaires. Voici des confitures en devenir: 


La confiture, à peine 15 minutes plus tard... 

Je dois spécifier que les commentaires de Jules, ajoutés à la main dans un livre de recettes, représentent à mes yeux un phare dans l'océan de l'art culinaire. Précises et claires, tracées de sa belle écriture cursive, ces notes sont une marque du passage d'une amoureuse de la bouffe, épicurienne végétarienne (presque) dans les pages de ses livres de recettes qui sont toujours magnifiques à regarder. Comme si elle avait un don pour mettre le grappin sur des bijoux de livres aux photos racoleuses, excitant les papilles et tous les autres sens. J'ai toujours hâte, quand je vais la voir, de feuilleter ses nouveaux livres de recettes. Ça me rappelle notre tante Ginette et son étagère croulant sous les livres et fiches de recettes. Gourmands nous sommes, et il semble que ce soit génétique. 


J'espère que je vous ai donné le goût de vous y mettre. Un, deux, trois... Cuisinez !