Entre l'âge de 12 et 18 ans, la phrase que j'ai prononcée le plus souvent est la suivante:
«Mon toupet est-tu correct?»
Oui, déjà dès l'âge ingrat (ou ingras, dans mon cas, les deux peuvent être utilisés), la problématique du cheveu rebelle était déjà à la une. Pourquoi en parler, 15 ans plus tard? Parce que cette crise du cuir chevelu n'est pas révolue, elle est se manifeste seulement de diverses manières.
Prenez par exemple le retour de la frange. Oui, avoir une belle frange épaisse et large est à la page (si vous allez chez le coiffeur, demandez un gros criss de toupet, on saura de quoi vous parlez). Je me dis: «J'ai full épais de cheveux, je devrais en avoir suffisamment pour me créer un magnifique look à Penelope Cruz. Tsé, un beau toupet large et droit, juste au raz des sourcils. Ok, demande reçue par la professionnelle qui s'enthousiasme du projet et qui s'exécute.
...
Bon, ici, deux points sont à mentionner.
1. Penelope Cruz a les sourcils plus bas que moi
2. elle a plus épais de cheveux
Résultat: un gros criss de toupet qui arrête dans le milieu du front et qui part presque d'en arrière de la tête.
-René Lévesque, sors de ce corps, que je dis à moi-même, en remettant mes lunettes. Une chance que je n'ai pas les cheveux gris, parce que là, j'aurais bien perdu connaissance.
-Ca repousse!, de me répondre la responsable aux ciseaux, l'air moqueur.
Elle sait qu'elle a toujours carte blanche avec moi (et qu'elle a toujours raison de faire ce qu'elle fait, du moins au boulot). Parce que j'ai décidé de remettre le destin de ma chevelure entre ses mains, mes choix passés s'étant soldés par les crises de larmes et des coupes qui ne me font pas bien, parce que trop gênée pour exprimer mes besoins de manière claire et directe. Dieu merci qu'elle est là, et que les permanentes-racines demandent beaucoup d'ouvrage (la Rouquine est efficace et redoutable, mais un peu lazy.)
Bref, j'ai un gros criss de toupet, mais je suis capable de vivre avec cela, car j'ai un bon fer plat. Je souhaite un jour faire un site internet complètement dédié au fer plat. Cet instrument a changé ma vie, et par ricochet, celle des gens qui me cotoyaient régulièrement. J'aimerais rendre hommage à cet objet-culte, sans lequel je ne pourrais vivre (ok, huez-moi, bande de hippies, je suis accro). Finalement, je porte ma frange sur le côté. C'est facile à entretenir, à coiffer, et de cette manière, j'évite qu'il se sépare en mèches luisantes à la fin de la journée (mon texte Ma peau de face, ma bipolarité, sera publié sous peu).
Seul problème: quand je débarque de l'autobus le matin, mon arrêt coïncide avec celui des élèves d'une école privée secondaire. Mon collègue de travail ne m'a pas reconnue l'autre matin, il pensait que j'étais une étudiante de 15 ans qui traversait la rue d'un air nonchalant.
Première, je ne suis pas nonchalante, je suis désinvolte, et deuxièmement, j'ai des bottes chaudes et des mitaines, il n'y a aucune chance qu'on me confonde avec une ado. Mais pourquoi diable n'est-il pas capable de faire la différence? PARCE QUE JE SUIS PEIGNÉE PAREIL COMME ELLES! Tout ça à cause du toupet! La seule chose qui me différencie d'elles, outre le fait que je ne porte pas un uniforme (sur moi, ça donne un look de collégienne cochonne et, mettons que c'est pas ce qu'il y a de plus professionnel pour une rédactrice) c'est la sagesse qui se trouve dans le fond de mes yeux...
J'ai envie de susciter des réactions de votre part. Vous, êtez-vous capable de vivre sans fer plat? Quels sont les 5 objets sans lesquels vous ne pourriez vivre?
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
dimanche 28 février 2010
mercredi 24 février 2010
Damien Robitaille ou L'archétype du bûcheron urbain

Tant qu'à être devant l'ordi, autant pitonner!
Découverte du dernier mois: l'excellent Damien Robitaille m'a captivé avec son album Homme autonome, donc les chansons, mi-humoristiques, mi-état d'âmes, sont toutes aussi bien ficelées les unes que les autres. Pas besoin de vous répéter sa biographie, vous êtes capable d'aller la lire. J'ajouterais cependant que Damien Robitaille a un petit quelque chose de plus... est-ce l'attitude? Peut-être. Le talent est là, ça c'est certain. Ça sonne vrai, ça sonne bien, c'est vraiment rafraîchissant. Si Mes aieux s'essouflent (à mon humble avis), Damien vient définitivement remplir l'espace vacant dans mon coeur! Surtout depuis que j'accueille le Country à bras ouverts (rappelez-moi de vous parler de Neko Case).
Après des centaines d'écoutes, je ne peux me lasser de ses mélodies, de son côté funky qui fait taper du pied. Même que je fais du cardio sur Avant que vienne l'avalanche. Faut le faire! J'ai aussi bien de la peine pour le pauvre, qui n'a pas de nom et qui est si désolé de son état dans Mon nom.
Si j'ai piqué votre curiosité et que vous êtes 1. en train d'enfiler votre manteau pour aller acheter le disque au magasin ou 2. en train d'ouvrir une nouvelle page pour aller acheter l'album directement du site de l'artiste http://damienrobitaille.com, jetez un coup d'oeil à son premier disque, L'homme que je suis. Rouge-gorge, Porc-épic, Je tombe et Sexy séparatiste vous y attendent.
Laissez-vous tenter.... En tout cas, moi, je lui donne le mot de passe n'importe quand!
Techno-machin
J'écris ces lignes et je me demande pourquoi je passe ma soirée devant l'ordinateur, alors que je passe déjà ma journée entière de travail devant un écran, à me «briser les yeux» comme le disait si bien Réjeanne, ma première gardienne. Quelle grande sage d'ailleurs, cette femme. Et une faiseuse de sauce à spaghetti hors pair!
Je m'écarte. Pourquoi diable suis-je encore assise devant cet appareil? Parce que l'ordinateur est devenu le centre de notre univers, voilà pourquoi! Vous rencontrez un vieil ami ou une connaissance qui ne peux pas vous ajouter comme ami Facebook parce qu'il n'a pas d'ordinateur? Ne me dites pas que vous ne portez pas un jugement rapide sur cette personne! «Ben, c'est vrai qu'elle est pas mal hippie, ça m'étonne pas!» ou «On sait bien, la meilleure manière de cacher le fait qu'on est poche sur un ordinateur, c'est de dire qu'on est au dessus de tout cela.»
Avouez.... avouez aussi qu'on est un peu dans la marde quand cette belle technologie plante! Parce que oui, au moment où vous en aurez le plus besoin, votre machine crashera, en faisant du bruit ou pas, de la fumée ou pas, et vous vieillirez de 10 ans en l'espace de 10 minutes. Moi, ça me donne l'impression que mon aorte se scinde en deux. Intéressant, n'est-ce pas?
(je tiens à faire une petite pause, car Tendre moitié vient de m'annoncer que le Canada mène 6 à 1 contre la Russie. Vous ne trouvez pas que c'est un peu plate, une game de même? C'est comme dans la cour d'école, quand la gang des bons se mettaient tous dans la même équipe au ballon-chasseur, ils se rendaient bien compte qu'au lieu de former une équipe du tonnerre, ils ne faisaient qu'ennuyer les nerds et les petits gros, et qu'au bout du compte, ils avaient passés un 15 minutes de récré vraiment plate. M'enfin. Ayant fait partie de la gang des petites grosses, je sais de quoi je parle... )
Mais je divague encore! Serait-ce la lumière de l'écran qui m'affecte les neurones? Probablement, mais n'étant pas scientifique, je ne débatterai pas de ce point ce soir. Autres chats à fouetter. Je disais donc que nous étions à la merci de cette technologie, qui même si elle tend à devenir de plus en plus simple d'utilisation, nous rend de plus en plus dépendants.
Prenez la Rouquine, par exemple. Elle n'a pas grandi avec une souris dans la main. Elle est de cette génération qui jouait dehors, grimpait dans les arbres et faisait du trois-roues pas de casque. Cette génération qui ne connaissait pas le Ritalin. Bref, elle a déjà remis des travaux de niveau collégial tapés à la machine. Voyez le portrait? Merci.
Donc, elle est parfaitement capable d'ouvrir l'ordinateur, de se brancher à Internet et même de faire des transactions bancaires, le tout, de manière assez autonome. Par contre, la publicité et autres mardes font en sorte que toutes sortes de fenêtres poppent de temps à autre. Quand ça arrive, elle ne clique pas sur le X pour les fermer, non, elle crie. C'est comme si son cerveau avait saturé après cette étape là.
Bon, vous me direz: «Tu es bitch, Cariboo, pourquoi tant de fiel?» Maaaaiiiissss non! Le Caribou, elle, ne crie pas. Elle pèse sur le piton Reset, elle. Je suis de l'école: attaquons le problème à sa source. Sa source étant la prise de courant, quand il y a problème, la solution est, pour paraphrases France Gall, Débranche!.
(refrain)
Débranche, débranche
Coupe la lumière et coupe le son
Débranche, débranche tout
Débranche, débranche, débranche tout
Revenons à nous
Débranche tout
(un des magnifiques couplets)
Le monde tient à un fil
Moi je tiens à mon rêve
Rester maître du temps et des ordinateurs
Retrouvons-nous d'un coup au temps d'Adam et Ève
Coupe les machines à rêves
Écoute parler mon cœur
Si tu veux m'entendre dire
Ce que mes yeux veulent te dire
Je t'en prie n'attends pas la fin de la nuit
(je vous épargne le reste...)
Je m'écarte. Pourquoi diable suis-je encore assise devant cet appareil? Parce que l'ordinateur est devenu le centre de notre univers, voilà pourquoi! Vous rencontrez un vieil ami ou une connaissance qui ne peux pas vous ajouter comme ami Facebook parce qu'il n'a pas d'ordinateur? Ne me dites pas que vous ne portez pas un jugement rapide sur cette personne! «Ben, c'est vrai qu'elle est pas mal hippie, ça m'étonne pas!» ou «On sait bien, la meilleure manière de cacher le fait qu'on est poche sur un ordinateur, c'est de dire qu'on est au dessus de tout cela.»
Avouez.... avouez aussi qu'on est un peu dans la marde quand cette belle technologie plante! Parce que oui, au moment où vous en aurez le plus besoin, votre machine crashera, en faisant du bruit ou pas, de la fumée ou pas, et vous vieillirez de 10 ans en l'espace de 10 minutes. Moi, ça me donne l'impression que mon aorte se scinde en deux. Intéressant, n'est-ce pas?
(je tiens à faire une petite pause, car Tendre moitié vient de m'annoncer que le Canada mène 6 à 1 contre la Russie. Vous ne trouvez pas que c'est un peu plate, une game de même? C'est comme dans la cour d'école, quand la gang des bons se mettaient tous dans la même équipe au ballon-chasseur, ils se rendaient bien compte qu'au lieu de former une équipe du tonnerre, ils ne faisaient qu'ennuyer les nerds et les petits gros, et qu'au bout du compte, ils avaient passés un 15 minutes de récré vraiment plate. M'enfin. Ayant fait partie de la gang des petites grosses, je sais de quoi je parle... )
Mais je divague encore! Serait-ce la lumière de l'écran qui m'affecte les neurones? Probablement, mais n'étant pas scientifique, je ne débatterai pas de ce point ce soir. Autres chats à fouetter. Je disais donc que nous étions à la merci de cette technologie, qui même si elle tend à devenir de plus en plus simple d'utilisation, nous rend de plus en plus dépendants.
Prenez la Rouquine, par exemple. Elle n'a pas grandi avec une souris dans la main. Elle est de cette génération qui jouait dehors, grimpait dans les arbres et faisait du trois-roues pas de casque. Cette génération qui ne connaissait pas le Ritalin. Bref, elle a déjà remis des travaux de niveau collégial tapés à la machine. Voyez le portrait? Merci.
Donc, elle est parfaitement capable d'ouvrir l'ordinateur, de se brancher à Internet et même de faire des transactions bancaires, le tout, de manière assez autonome. Par contre, la publicité et autres mardes font en sorte que toutes sortes de fenêtres poppent de temps à autre. Quand ça arrive, elle ne clique pas sur le X pour les fermer, non, elle crie. C'est comme si son cerveau avait saturé après cette étape là.
Bon, vous me direz: «Tu es bitch, Cariboo, pourquoi tant de fiel?» Maaaaiiiissss non! Le Caribou, elle, ne crie pas. Elle pèse sur le piton Reset, elle. Je suis de l'école: attaquons le problème à sa source. Sa source étant la prise de courant, quand il y a problème, la solution est, pour paraphrases France Gall, Débranche!.
(refrain)
Débranche, débranche
Coupe la lumière et coupe le son
Débranche, débranche tout
Débranche, débranche, débranche tout
Revenons à nous
Débranche tout
(un des magnifiques couplets)
Le monde tient à un fil
Moi je tiens à mon rêve
Rester maître du temps et des ordinateurs
Retrouvons-nous d'un coup au temps d'Adam et Ève
Coupe les machines à rêves
Écoute parler mon cœur
Si tu veux m'entendre dire
Ce que mes yeux veulent te dire
Je t'en prie n'attends pas la fin de la nuit
(je vous épargne le reste...)
dimanche 14 février 2010
Se geler les doigts pour 16 $
Dernier périple dans la vie du Caribou: une visite de l'Hôtel de glace, à Ste-Catherine de la Jacques-Cartier. Dans un élan d'ouverture, Tendre Moitié à consenti à m'ammener visiter le fameux 5 étoile. Ça faisiat longtemps que je voulais y aller, et c'est en bougonnant un peu qu'il a franchi la grosse demi heure de route nous reliant au lieu tant convoité.
Il faisait beau, pas trop froid et j'étais contente de sortir. D'habitude, je vois le soleil d'hiver à travers ma fenêtre au bureau, car la fin de semaine, je suis trop frileuse pour sortir (si j'ai un bon manteau et de bonnes bottes, c'est plus par habitude de survie venant de mon autre vie dans le grand nord que par coquetterie. Ok, la fourrure sur mon capuchon, c'est de la coquetterie). Donc, nous avons pris l'autoroute 40 ouest, sortie 295, en direction de l'établissement hivernal.
Chemin faisant, on en a vu, des belles choses: des belles maisons, des belles forêts, des «Habiterais-tu ici, toi? ouin, peut-être, mais faudrait pas que je travaille à Québec, imagine les embouteillages le matin», des buches accrochées aux fils électriques, la campagne quoi!
On est finalement arrivés au site de Duchesnay, Tendre moitié à stationné la voiture sans trop sacrer et on est allés explorer les environs. «Eh, que tu marches pas vite!» s'exclame mon amoureux. Je ne répond pas, ça ne vaut pas la peine. Cependant, je dois dire que je suis une contemplative, qui a des bottes très lourdes. Et puis, han, on peux-tu avoir la paix, pleaaze?
Après avoir pris le mauvais chemin plusieurs fois, je commence à me demander sérieusement si cet hotel de glace n'est pas un mythe après tout. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'imaginais un genre de Château Frontenac, mais en glace. Je suis désolée de vous décevoir, mais cet hôtel, de loi, a l'air d'un dépôt à neige, mais tout blanc.
Bon, je minimise mon sentiment. C'était quand même impressionnant de voir ces dômes blancs. Car l'hôtel de glace n'a pas l'air en glace, on dirait un igloo. Mais plus impressionnant encore, c'est la file pour y entrer!
«Câlisse de crisse» s'exprime Tendre Moitié à la vue de la file. Moi non plus, ça ne m'enchante pas. Étant donné le beau temps, je trouvais ça bizarre qu'il n'y ait pas grand monde sur le site. Je le convainc de s'approcher, pour voir les coût d'entrée. Il ne rechigne pas trop. Je lui fais remarquer que la file passe quand même rapidement. Il acquiesce. On se place dans la file. Bon, super, j'ai hâte de voir ça! On paye: 32$ pour deux adultes (40 pour une famille...) et on entre.
Évidemment, une odeur de tire sur la neige me chatouille les narines. Ouep, 3$ la lichée, c'est un peu cher. Wow, il y a des gens qui ont des verres en glace! Je n'ose pas demander c'est combien. J'entraîne mon beau Revel dans le bar. Commandité par le 93 FM, on a droit à une ambiance disco. Hum, douteux, mais il y a vraiment des gens qui dansent. Ou qui se réchauffent. Parce que au soleil, il ne faisait pas si froid, mais en dedans, c'est pas chaud. On fait le tour, on prend des photos, moi accotée sur le bar de glace, moi assise dans un fauteur de glace, moi faisant semblant d'avoir la langue collée sur un mur de glace, tous les clichés y passent.
C'est bondé de monde, et la musique est assourdissante. Je me dis qu'il faut sortir un peu avant que le Revel fasse une crise d'apoplexie. Ah tiens, la chapelle. On ne peut pas la visiter, il y a un couple qui se marie en ce moment. On retourne en dedans. C'est là que je réalise: «on a presque fait le tour, mais pour un hôtel, où sont les chambres?»
On trouve les chambres. C'est là que ma visite a commencé à être intéressante. Saviez-vous que l'Hôtel de glace contient à peu près 35 chambres? et une dizaine de suites? Les chambres, soit avec un lit ou deux lits, sont petite et sombres, comme dans un igloo. Ça doit être cool de dormir là dedans, mais pas se lever à 3 heures du matin pour aller pisser. M'enfin. Ça fait partie du charme.
Les suites sont magnifiques: les lits sont en glace (!) sculptée, avec du mobilier de glace. La chambre romaine (oui oui avec des statues de dieux) est particulièrement saisissante. Je ne sais pas s'il y a des orgies romaines là dedans, mais ça appelait à l'amour. Ok, comme Agaguk et sa blonde, mais bon.
Finalement, on ressort dans la section spas et saunas. Là, j'ai vraiment envie de dormir là! Revel aussi. On se reprendra bien un moment donné.
Si on se marie là un jour, allez-vous venir? Si oui, préparez vous plus belles combines à panneau, ça va rocker!
Après cette heure riche en émotion, nous voilà de retour vers la ville. Revel me propose de visiter son école. «Bie sûr, lui dis-je, ça m'intéresse de voir ça!» Depuis le temps qu'il m'en parle! C'est bien, mais DIEU QUE JE NE RETOURNERAIS PAS AU CÉGEP, POUR TOUT L'OR DU MONDE. Mais si on demandais de choisir entre retourner au Cégep ou au secondaire, le Cégep, my friend, serait mon choix. Au moins, je serais majeure pour avoir la possibilité de boire ma douleur et mon ennui.
Ensuite, on a fait une activité de couple inédite. Je vous entend déjà: «Woooo, pas de détails!! » Mais non, bande de pervers! On est allés faire l'épicerie... dans une autre épicerie que la nôtre! C'est comme si on faisait un voyage en France. Les choses sont presque pareilles, mais pas à la même place. Il y a des articles qui diffèrent, on s'extasie devant un sachet de truc pour faire du cari de pois et de patates. «Dis, on l'achète! Oh, regarde, des friandises turques! On peux-tu?» Je suis un peu mal à l'aise de dire ça mais on a eu presqu'autant de fun qu'à l'Hôtel de glace...
Sur ce, à la prochaine. Je sais que je ne suis pas très régulière sur l'écrivage. À ma défense, il ne se passe pas grand chose dans ma vie. Je suis certaine que ça ne vous intéresserait pas de savoir que j'ai trié mon linge pour faire le lavage et que j'ai acheté des oeufs en spécial chez IGA. Quoiqu'il y a moyen de vivre des aventures au quotidien, s'agit de les voir autrement... Au plaisir de vous écrire... et de vous lire.
Il faisait beau, pas trop froid et j'étais contente de sortir. D'habitude, je vois le soleil d'hiver à travers ma fenêtre au bureau, car la fin de semaine, je suis trop frileuse pour sortir (si j'ai un bon manteau et de bonnes bottes, c'est plus par habitude de survie venant de mon autre vie dans le grand nord que par coquetterie. Ok, la fourrure sur mon capuchon, c'est de la coquetterie). Donc, nous avons pris l'autoroute 40 ouest, sortie 295, en direction de l'établissement hivernal.
Chemin faisant, on en a vu, des belles choses: des belles maisons, des belles forêts, des «Habiterais-tu ici, toi? ouin, peut-être, mais faudrait pas que je travaille à Québec, imagine les embouteillages le matin», des buches accrochées aux fils électriques, la campagne quoi!
On est finalement arrivés au site de Duchesnay, Tendre moitié à stationné la voiture sans trop sacrer et on est allés explorer les environs. «Eh, que tu marches pas vite!» s'exclame mon amoureux. Je ne répond pas, ça ne vaut pas la peine. Cependant, je dois dire que je suis une contemplative, qui a des bottes très lourdes. Et puis, han, on peux-tu avoir la paix, pleaaze?
Après avoir pris le mauvais chemin plusieurs fois, je commence à me demander sérieusement si cet hotel de glace n'est pas un mythe après tout. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'imaginais un genre de Château Frontenac, mais en glace. Je suis désolée de vous décevoir, mais cet hôtel, de loi, a l'air d'un dépôt à neige, mais tout blanc.
Bon, je minimise mon sentiment. C'était quand même impressionnant de voir ces dômes blancs. Car l'hôtel de glace n'a pas l'air en glace, on dirait un igloo. Mais plus impressionnant encore, c'est la file pour y entrer!
«Câlisse de crisse» s'exprime Tendre Moitié à la vue de la file. Moi non plus, ça ne m'enchante pas. Étant donné le beau temps, je trouvais ça bizarre qu'il n'y ait pas grand monde sur le site. Je le convainc de s'approcher, pour voir les coût d'entrée. Il ne rechigne pas trop. Je lui fais remarquer que la file passe quand même rapidement. Il acquiesce. On se place dans la file. Bon, super, j'ai hâte de voir ça! On paye: 32$ pour deux adultes (40 pour une famille...) et on entre.
Évidemment, une odeur de tire sur la neige me chatouille les narines. Ouep, 3$ la lichée, c'est un peu cher. Wow, il y a des gens qui ont des verres en glace! Je n'ose pas demander c'est combien. J'entraîne mon beau Revel dans le bar. Commandité par le 93 FM, on a droit à une ambiance disco. Hum, douteux, mais il y a vraiment des gens qui dansent. Ou qui se réchauffent. Parce que au soleil, il ne faisait pas si froid, mais en dedans, c'est pas chaud. On fait le tour, on prend des photos, moi accotée sur le bar de glace, moi assise dans un fauteur de glace, moi faisant semblant d'avoir la langue collée sur un mur de glace, tous les clichés y passent.
C'est bondé de monde, et la musique est assourdissante. Je me dis qu'il faut sortir un peu avant que le Revel fasse une crise d'apoplexie. Ah tiens, la chapelle. On ne peut pas la visiter, il y a un couple qui se marie en ce moment. On retourne en dedans. C'est là que je réalise: «on a presque fait le tour, mais pour un hôtel, où sont les chambres?»
On trouve les chambres. C'est là que ma visite a commencé à être intéressante. Saviez-vous que l'Hôtel de glace contient à peu près 35 chambres? et une dizaine de suites? Les chambres, soit avec un lit ou deux lits, sont petite et sombres, comme dans un igloo. Ça doit être cool de dormir là dedans, mais pas se lever à 3 heures du matin pour aller pisser. M'enfin. Ça fait partie du charme.
Les suites sont magnifiques: les lits sont en glace (!) sculptée, avec du mobilier de glace. La chambre romaine (oui oui avec des statues de dieux) est particulièrement saisissante. Je ne sais pas s'il y a des orgies romaines là dedans, mais ça appelait à l'amour. Ok, comme Agaguk et sa blonde, mais bon.
Finalement, on ressort dans la section spas et saunas. Là, j'ai vraiment envie de dormir là! Revel aussi. On se reprendra bien un moment donné.
Si on se marie là un jour, allez-vous venir? Si oui, préparez vous plus belles combines à panneau, ça va rocker!
Après cette heure riche en émotion, nous voilà de retour vers la ville. Revel me propose de visiter son école. «Bie sûr, lui dis-je, ça m'intéresse de voir ça!» Depuis le temps qu'il m'en parle! C'est bien, mais DIEU QUE JE NE RETOURNERAIS PAS AU CÉGEP, POUR TOUT L'OR DU MONDE. Mais si on demandais de choisir entre retourner au Cégep ou au secondaire, le Cégep, my friend, serait mon choix. Au moins, je serais majeure pour avoir la possibilité de boire ma douleur et mon ennui.
Ensuite, on a fait une activité de couple inédite. Je vous entend déjà: «Woooo, pas de détails!! » Mais non, bande de pervers! On est allés faire l'épicerie... dans une autre épicerie que la nôtre! C'est comme si on faisait un voyage en France. Les choses sont presque pareilles, mais pas à la même place. Il y a des articles qui diffèrent, on s'extasie devant un sachet de truc pour faire du cari de pois et de patates. «Dis, on l'achète! Oh, regarde, des friandises turques! On peux-tu?» Je suis un peu mal à l'aise de dire ça mais on a eu presqu'autant de fun qu'à l'Hôtel de glace...
Sur ce, à la prochaine. Je sais que je ne suis pas très régulière sur l'écrivage. À ma défense, il ne se passe pas grand chose dans ma vie. Je suis certaine que ça ne vous intéresserait pas de savoir que j'ai trié mon linge pour faire le lavage et que j'ai acheté des oeufs en spécial chez IGA. Quoiqu'il y a moyen de vivre des aventures au quotidien, s'agit de les voir autrement... Au plaisir de vous écrire... et de vous lire.
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