Mon Revel aime le luxe. Eh, oui, pour lui, un bon vin doit coûter plus de 25$ la bouteille et le café, plus de 5$ le gramme. Il porte des vêtements griffés, mais, merci à toi Wray, il est achète en solde. Si je suivais son guide, notre épicerie nous coûterait au-delà de 500$ par semaine.
C'est la raison pour laquelle je suis là: réfréner ses ardeurs. Du moins, dans l'usage de la carte de crédit et débit! Sinon, je suis wild! Je l'amène faire l'épicerie dans des endroits spectaculaires et mystérieux (St-Augustin, Ancienne-Lorette)!
La morale de cette histoire est la suivante: j'ai vraiment fait une petite épicerie la semaine dernière, de sorte que hier soir, il ne restait plus rien d'intéressant (ni d'assez exotique) pour souper. Le Revel m'a donc suggéré de passer au Grain de riz, pour prendre un Général Tao, que nous pourrions déguster tranquillement à la maison. Le temps de mettre nos chaussures, il change d'idée: Sushis! s'écria-t'il!
Nous avons donc marché jusqu'au comptoir Yuzu, situé au 795, rue St-Joseph, dans le Nouvo St-Roch*. La faim nous tenaillant l'estomac, nous nous sommes empressés de choisir les sushis que nous voulions emporter. Malheureusement, les morceaux dans les boîtes toutes faites contiennent presque toutes de l'avocat. Je ne tolère pas l'avocat, même si c'est délicieux. Ça me fait le même effet que si je mangeais de la laine d'acier. Pas que j'aie déjà expérimenté la chose, mais l'avocat m'égratigne l'intérieur. N'essayez pas de comprendre...
Bref, nous avons consulté la carte et fait notre choix, que voici:
- 6 Hosomakis Tamago: omelette japonaise: absolument délectable, texture parfaite, presque crémeuse.
- 6 Hosomakis Kanikama: salade de crabe et goberge, won ton et tobiko: croquant et frais, un peu piquant, une bouchée de bonheur. Quand le Revel a fini de déguster la première bouchée, il s'est écrié: ''Eh que je nous aime quand on mange bien de même''!
- 5 Makis Tempura: crevette, avocat, tamago, massago: bon, l'avocat s'enlève bien, alors, c'est super bon!
- 6 Hosomakis spécialité: Ise-ebi roll: homard, huile citron, oignon vert, avec les tranches d'avocat à l'extérieur. Ok, l'avocat s'enlève bien, et c'est une bonne chose, car le mélange du homard et de l'huile citron est tout simplement fabuleux!
- 6 Surf and Turf: tartare de boeuf miso épicé, blanc d'oignon vert confit, avec des crevettes à l'extérieur. Superqualifragilistic! Étonnant!
Comme dessert, nous avons partagé une trilogie de dessert: le chocolat at lait et crème litchi, croquant choco litchi était très bon. Le chocolat noir et gingembre confit, crème à la poire était surprenant. Le Chocolat blanc et pâte de fruit au yuzu, crème citron vanille était orgasmique. Oui, oui, encore!
Tout compte fait, je pense qu'on commence à se ressembler, le Revel et moi. On aime la même bouffe, je ris même de ses jokes de geek! Ou c'est moi qui devient comme lui. Si je pouvais être aussi mince.....
Quelles sont vos dernières découvertes culinaires?
*Je déteste l'appellation Nouvo St-Roch. C'est pédant et inapproprié. Oui, on a rénové, oui le mail n'existe plus, oui, ls boomers y achètent des condos de luxe. Mais les gens qui peuplent le quartier sont les mêmes. Les appelle-t'on les Nouvo sans abris, les Nouvo BS? Non, ce sont les mêmes, du moins ceux qui n'ont pas été expropriés. Mais c'est un ben beau quartier....
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
samedi 26 juin 2010
jeudi 24 juin 2010
St-Jean-Baptiste ou l'art de faire pipi discrètement
Hier, nous étions le 23 juin. Même si je voulais ne rien faire à la veille de la St-Jean, j'aurais de la difficulté. Par le passé, j'ai travaillé lors de cette nuit, et ce, sur la rue St-Jean à Québec. En plus de gagner un salaire, je pouvais être dans le feu de l'action sans finir par vomir dans une poubelle ou me faire pipi dessus. Je pense que cette frénésie date du temps où j'habitais encore dans une petite bourgade éloignée où l'événement de l'année était le spectaculaire feu qui était allumé à minuit tapant.
Depuis cette époque, j'ai grandi. Ou plutôt vieilli. Mais hier, au fur et à mesure que je gravissais la côte d'Abraham avec Blondie, je perdais des années. On s'est laissé prendre au jeu!
-Bonne St-Jean!, hurlait Blondie, aux automobilistes klaxonnant et aux autobus bondés de jeunes arborant des t-shirts des Nordiques et des drapeaux du Québec avec des feuilles de pot à la place de fleurs de lys.
- Je commence à avoir envie de pipi, lui répondis-je.
Eh oui, j'avais presque oublié: quand on boit de la bière, on pisse. Et s'il y a un endroit sur la terre où il n'y a pas de toilettes publiques, c'est bien dans le vieux Québec. On allait devoir toffer.
Premier arrêt: Carré d'Youville. Il y a des gens qui pensaient pouvoir passer en voiture sur la rue. Erreur. C'était tout plein de jeunes sur la brosse, survoltés qui couraient dans tous les sens. Nous avons émis l'hypothèse que les automobilistes devaient habiter dans le coin (malgré le fait que le Vieux devient de plus en plus mort avec les temps) et qu'ils savaient déjà que leur trajet serait difficile.
Nous avons pris quelques photos, mais c'est difficile de capter des images d'une foule en mouvement. Nous avons donc décidé de trouver un endroit où faire pipi. Il y avait bien des toilettes portatives bleues, mais la longueur de la file et l'était des personnes qui la composait nous a motivé à pousuivre notre parcours.
Deuxième arrêt: Porte St-Louis. Nous nous sommes assises sur le bord du chemin, avons ouvert une bière et piccolé en regardant notre belle jeunesse se bourrer la gueule allègrement. À ce moment, je me suis demandé: suis-je fière des Québécois ou ais-je honte que le monde profite de cette fête pour se battre, péter des bouteilles de bière dans la rue et/ou vomir dans le dos d'un inconnu? Bref, ceci est un débat ouvert. Vos commentaires sont les bienvenus.
Nous sommes ensuite parties à la recherche d'un endroit pour faire pipi. Comment faire? Premièrement, éviter les endroits qui sentent déjà l'urine. Deuxièmement, éviter les endroit ouverts. Troisièmement, trouver un obstacles assez gros pour cacher notre crime. Je remercie donc le propriétaire d'une d'une Sentra noire 1995 stationnée sur la rue St-Denis pour l'abri.
On est allées s'asseoir près du Parlement et on a regardé les gens passer. Et puis la pluie a commencé à tomber. On a donc remonté la Grande Allée pour revenir à la maison. La foule était vraiment dense, surtout près du Dagobert. C'était presque difficile de respirer. On a donc pressé le pas pour bifurquer vers René-Lévesque et amorcer notre descente vers la Basse-Ville. Évidemment, Blondie a du marquer son territoire à nouveau, dans un bosquet sur le coin René-Lévesque et Clairefontaine. Pas seulement là, mais aussi sur ses sandales. Comme c'est la St-Jean et que notre niveau de conscience de ce qui est propre ou sale, on s'est dit: Tant que c'est ta propre pisse, c'est pas si grave.
La frénésie diminuant au fur et à mesure que nous descendions, nous avons pu nous calmer, retrouver notre vrai âge, avec chacune notre envie de prendre un bain et de nous coucher. Chose que j'ai fait aussitôt que Blondie a fait son autre pipi chez nous (je suis maintenant convaincue que l'avancement en âge est inversement proportionnel à la capacité que nous avons à nous retenir).
Bilan de la soirée: 10 cennes de ramassées, un joint vu par terre (ramassé par une mottée), un demi rouleau de papier de toilette passé et un bas de pantalon de jeans qui prendra la direction de la laveuse. Une belle brassée à l'eau chaude est requise. Mais surtout, une belle soirée remplie de rires!
Bonne St-Jean, tous!
Depuis cette époque, j'ai grandi. Ou plutôt vieilli. Mais hier, au fur et à mesure que je gravissais la côte d'Abraham avec Blondie, je perdais des années. On s'est laissé prendre au jeu!
-Bonne St-Jean!, hurlait Blondie, aux automobilistes klaxonnant et aux autobus bondés de jeunes arborant des t-shirts des Nordiques et des drapeaux du Québec avec des feuilles de pot à la place de fleurs de lys.
- Je commence à avoir envie de pipi, lui répondis-je.
Eh oui, j'avais presque oublié: quand on boit de la bière, on pisse. Et s'il y a un endroit sur la terre où il n'y a pas de toilettes publiques, c'est bien dans le vieux Québec. On allait devoir toffer.
Premier arrêt: Carré d'Youville. Il y a des gens qui pensaient pouvoir passer en voiture sur la rue. Erreur. C'était tout plein de jeunes sur la brosse, survoltés qui couraient dans tous les sens. Nous avons émis l'hypothèse que les automobilistes devaient habiter dans le coin (malgré le fait que le Vieux devient de plus en plus mort avec les temps) et qu'ils savaient déjà que leur trajet serait difficile.
Nous avons pris quelques photos, mais c'est difficile de capter des images d'une foule en mouvement. Nous avons donc décidé de trouver un endroit où faire pipi. Il y avait bien des toilettes portatives bleues, mais la longueur de la file et l'était des personnes qui la composait nous a motivé à pousuivre notre parcours.
Deuxième arrêt: Porte St-Louis. Nous nous sommes assises sur le bord du chemin, avons ouvert une bière et piccolé en regardant notre belle jeunesse se bourrer la gueule allègrement. À ce moment, je me suis demandé: suis-je fière des Québécois ou ais-je honte que le monde profite de cette fête pour se battre, péter des bouteilles de bière dans la rue et/ou vomir dans le dos d'un inconnu? Bref, ceci est un débat ouvert. Vos commentaires sont les bienvenus.
Nous sommes ensuite parties à la recherche d'un endroit pour faire pipi. Comment faire? Premièrement, éviter les endroits qui sentent déjà l'urine. Deuxièmement, éviter les endroit ouverts. Troisièmement, trouver un obstacles assez gros pour cacher notre crime. Je remercie donc le propriétaire d'une d'une Sentra noire 1995 stationnée sur la rue St-Denis pour l'abri.
On est allées s'asseoir près du Parlement et on a regardé les gens passer. Et puis la pluie a commencé à tomber. On a donc remonté la Grande Allée pour revenir à la maison. La foule était vraiment dense, surtout près du Dagobert. C'était presque difficile de respirer. On a donc pressé le pas pour bifurquer vers René-Lévesque et amorcer notre descente vers la Basse-Ville. Évidemment, Blondie a du marquer son territoire à nouveau, dans un bosquet sur le coin René-Lévesque et Clairefontaine. Pas seulement là, mais aussi sur ses sandales. Comme c'est la St-Jean et que notre niveau de conscience de ce qui est propre ou sale, on s'est dit: Tant que c'est ta propre pisse, c'est pas si grave.
La frénésie diminuant au fur et à mesure que nous descendions, nous avons pu nous calmer, retrouver notre vrai âge, avec chacune notre envie de prendre un bain et de nous coucher. Chose que j'ai fait aussitôt que Blondie a fait son autre pipi chez nous (je suis maintenant convaincue que l'avancement en âge est inversement proportionnel à la capacité que nous avons à nous retenir).
Bilan de la soirée: 10 cennes de ramassées, un joint vu par terre (ramassé par une mottée), un demi rouleau de papier de toilette passé et un bas de pantalon de jeans qui prendra la direction de la laveuse. Une belle brassée à l'eau chaude est requise. Mais surtout, une belle soirée remplie de rires!
Bonne St-Jean, tous!
samedi 5 juin 2010
Nouveau resto de fast-food au Carré d'Youville
Après une semaine éreintante, quoi de mieux que d'aller prendre un verre sur une terrasse avec une amie? Surtout quand il fait beau, que la fin de semaine vient de commencer et que c'est la paie?
Je voulais aller cueillir Journalynx au bateau, mais comme tous les Boomers avaient décidé d'aller exhiber leurs véhicules de luxe et autres motos à trois roues sur le boulevard Champlain, le traffic était dense et intense. J'ai décidé de débarquer du bus et de rejoindre mon amie à pied, question de me creuser l'appétit. Nous avons donc marché dans le Petit Champlain, humé les produits Lush, regardé les vitrines quétaines de la côte de la Montagne, et finalement, atterri sur la terrasse du Chantauteuil. La pinte de blanche m'a rappelé des souvenirs: flous, mais bien réels, de nombreuses soirées passées dans ce bar à accumuler les verres vides.
Nous sommes restées sages. Nous avions faim, alors pas question de se bourrer de houblon! Quel resto allions-nous choisir? Notre première idée a été le Cochon Dingue. La perspective de déguster une tartiflette m'a effleuré l'esprit. Pas assez certaine, nous avons continué notre route. L'Entrecôte St-Jean a titillé notre esprit. Cependant, la perspective de gober un steak, aussi bon soit-il, nous aurait alourdi l'estomac. Pizzéria d'Youville? Non. La Pointe des Amériques? Ho-là, bonne idée!
Terrasse ou pas terrasse? Tel était la question, une fois celle du resto réglée. Personnellement, je préfère être la seule à regarder mon assiette, alors nous avons opté pour manger à l'intérieur. Bon choix? Je ne sais pas trop. Lisez la suite.
Nous avons été assaillies par un serveur, qui tout en étant bien sympathique, était vraiment très speedé. Nous, nous avions envie de placoter, de siroter un verre de vin, de grignoter... Après que le serveur, Edwin, soit venu nous voir trois fois pour commander (on avait même pas fait un choix encore!), nous avons opté pour une entrée de quesadilla et un verre de vin blanc. Journalynx a choisi des pâtes au pesto et moi, des pâtes au saumon fumé et fromage de chèvre.
La quesadilla, accompagnée de sa salade verte, était excellente, ce qui promettait pour la suite. Malheureusement, nous assiettes sont arrivées avant qu'on ait terminé l'entrée, ce qui augurait plutôt mal. Si on avait eu 20$ et 30 minutes pour souper, nous serions allées dans un resto vietnamien sur St-Vallier. Les serveurs asiatiques ont toutefois la décence d'attendre que nous ayons fini de manger avant d'apporter la suite!
Nous assiettes, brûlantes d'être restées longtemps sur le réchaud, sont finalement arrivées. Quelle déception. Le seul élément qui goûtait quelque chose était le saumon. Le reste, les pâtes, la sauce, même les échalottes étaient fade. J'ajoute rarement du sel à mes plats, mais hier, c'était nécessaire. Le plat de mon amie a toutefois satisfait son appétit, mais dans l'ensemble, le resto nous a laissé sur notre faim. Disons que c'était une couple de coches plus haut dans notre souvenir.
Nous avons terminé notre repas avec un café filtre et une facture qui est arrivée presqu'aussitôt, parce que le ''boss a coupé le serveur et qu'il doit nous faire payer, parce qu'il n'y a pas assez de monde dans le resto''. Info dont j'aurais pu me passer.
Comme les pâtes, ça bourre et que le temps était doux, nous avons marché, marché... et jasé, jusqu'au bateau.
Si je me fie à mes observations des dernières semaines, voici ce que j'ai constaté:
1. Il existe une corrélation entre la qualité d'un resto et le lien qui unit les membres d'une même tablée: la qualité du resto est inversement proportionnelle à la qualité du lien qui unit les personnes présentes autour de la table (qu'on pense au resto Osoya, à Lac Beauport...)
2. Avec l'âge, la capacité de retenue de la vessie diminue. Caribou + pinte de bière = au moins 4 arrêts au petit coin
3. Les pâtes alimentaire vont dans le même estomac que la gelato. Si on veut consommer les deux successivement, il faut ignorer nos signaux de satiété.
Et vous, connaissez-vous des restos couci-couça qu'il faut éviter?
Je voulais aller cueillir Journalynx au bateau, mais comme tous les Boomers avaient décidé d'aller exhiber leurs véhicules de luxe et autres motos à trois roues sur le boulevard Champlain, le traffic était dense et intense. J'ai décidé de débarquer du bus et de rejoindre mon amie à pied, question de me creuser l'appétit. Nous avons donc marché dans le Petit Champlain, humé les produits Lush, regardé les vitrines quétaines de la côte de la Montagne, et finalement, atterri sur la terrasse du Chantauteuil. La pinte de blanche m'a rappelé des souvenirs: flous, mais bien réels, de nombreuses soirées passées dans ce bar à accumuler les verres vides.
Nous sommes restées sages. Nous avions faim, alors pas question de se bourrer de houblon! Quel resto allions-nous choisir? Notre première idée a été le Cochon Dingue. La perspective de déguster une tartiflette m'a effleuré l'esprit. Pas assez certaine, nous avons continué notre route. L'Entrecôte St-Jean a titillé notre esprit. Cependant, la perspective de gober un steak, aussi bon soit-il, nous aurait alourdi l'estomac. Pizzéria d'Youville? Non. La Pointe des Amériques? Ho-là, bonne idée!
Terrasse ou pas terrasse? Tel était la question, une fois celle du resto réglée. Personnellement, je préfère être la seule à regarder mon assiette, alors nous avons opté pour manger à l'intérieur. Bon choix? Je ne sais pas trop. Lisez la suite.
Nous avons été assaillies par un serveur, qui tout en étant bien sympathique, était vraiment très speedé. Nous, nous avions envie de placoter, de siroter un verre de vin, de grignoter... Après que le serveur, Edwin, soit venu nous voir trois fois pour commander (on avait même pas fait un choix encore!), nous avons opté pour une entrée de quesadilla et un verre de vin blanc. Journalynx a choisi des pâtes au pesto et moi, des pâtes au saumon fumé et fromage de chèvre.
La quesadilla, accompagnée de sa salade verte, était excellente, ce qui promettait pour la suite. Malheureusement, nous assiettes sont arrivées avant qu'on ait terminé l'entrée, ce qui augurait plutôt mal. Si on avait eu 20$ et 30 minutes pour souper, nous serions allées dans un resto vietnamien sur St-Vallier. Les serveurs asiatiques ont toutefois la décence d'attendre que nous ayons fini de manger avant d'apporter la suite!
Nous assiettes, brûlantes d'être restées longtemps sur le réchaud, sont finalement arrivées. Quelle déception. Le seul élément qui goûtait quelque chose était le saumon. Le reste, les pâtes, la sauce, même les échalottes étaient fade. J'ajoute rarement du sel à mes plats, mais hier, c'était nécessaire. Le plat de mon amie a toutefois satisfait son appétit, mais dans l'ensemble, le resto nous a laissé sur notre faim. Disons que c'était une couple de coches plus haut dans notre souvenir.
Nous avons terminé notre repas avec un café filtre et une facture qui est arrivée presqu'aussitôt, parce que le ''boss a coupé le serveur et qu'il doit nous faire payer, parce qu'il n'y a pas assez de monde dans le resto''. Info dont j'aurais pu me passer.
Comme les pâtes, ça bourre et que le temps était doux, nous avons marché, marché... et jasé, jusqu'au bateau.
Si je me fie à mes observations des dernières semaines, voici ce que j'ai constaté:
1. Il existe une corrélation entre la qualité d'un resto et le lien qui unit les membres d'une même tablée: la qualité du resto est inversement proportionnelle à la qualité du lien qui unit les personnes présentes autour de la table (qu'on pense au resto Osoya, à Lac Beauport...)
2. Avec l'âge, la capacité de retenue de la vessie diminue. Caribou + pinte de bière = au moins 4 arrêts au petit coin
3. Les pâtes alimentaire vont dans le même estomac que la gelato. Si on veut consommer les deux successivement, il faut ignorer nos signaux de satiété.
Et vous, connaissez-vous des restos couci-couça qu'il faut éviter?
mercredi 2 juin 2010
Quand la réalité nous frappe en pleine face à un arrêt d'autobus
L'humain possède la capacité de s'habituer à pas mal tout: à respirer, à marcher, à manger solide, à parler, à lire et écrire, à travailler, à voter, à vieillir même. On s'habitue à tout, parce que parfois, cette habitude est plus facile à faire que de protester.
Tout à l'heure, au terminus Charlesbourg, j'attendais l'autobus. Et, comme d'habitude, il en a passé cinq dans la direction inverse à la mienne avant que le bon autobus daigne se pointer. C'est la routine. Ça fait presque deux ans que je prend ce même bus, à la même heure. Il arrive toujours tard et, comble de malheur, il est plein. Passons, car il ne s'agit que d'un détail.
J'attendais donc patiemment, parce que je suis très docile. Je n'avais pas les écouteurs plantés dans les oreilles, parce que je devais plancher sur mon cours à distance que je n'ai pas encore terminé. Qui dit oreille libre dit personne bizarre/étrange/fucké qui viennent me parler.
Je ne dirais pas que le Caribou est asociable, non, je dirais seulement que ça me tente rarement de commencer à palabrer avec ces personnes qui, à première vue, ne sont absolument pas intéressées à écouter les potentielles réponses que je pourrais leur fournir. Pas cette fois-ci.
Un vieux monsieur a croisé mon regard. Et là, comme au ralenti, il a ouvert la bouche et m'a demandé:
-Comment ça se fé qué l'outoubus arrive pas, hé, on attend, on attend, on attend toujours! me demande-t'il.
- Heu, ben... tsé, c'est pas mal tout le temps de même, bredouillais-je vaguement.
-Cé de votre faute, les Québécois, si ça va mal ici, toutte de votre faute! de dit-il, d'un air accusateur, comme si j'était la 10e plaie d'Égypte. Je ne pose pas de question, mais à l'accent, il est Italien, sûrement latin, totalement Européen.
Il continue:
-Comment ça sé fé que les outoubus arrivent à 9h, d'autres à 5h30 secondes, il y a personne qui a déjà pensé à les faire arriver tous en même temps!
-Ça a toujours été comme ça, je crois que je mieux, c'est de s'armer d'un bon livre et d'attendre. coupais-je. Que veux-t'il que je fasse? Faire une plainte au RTC? Ben, oui.
- Moi, je fais des plaintes au RTC, tous les jours, des plaintes à la ville, au gouvernement, à mon propriétaire. C'est comme ça que les choses changent. Vous, les Québécois, vous acceptez tout, sans rien dire, vous êtes des lâches.
Wo, ok, je comprend le message. Mais que veux-il que je fasse? Monter aux barricades? Je travaille, j'ai pas juste le temps de, ça changerais jamais rien de toute manière...
VOILÀ
J'ai compris ce qu'il voulait dire. C'est vrai qu'on est comme ça, nous les Québécois. Nés pour un petit pain! On peut bien se faire bourrer de mensonges de la part de nos dirigeants. Je suis pour l'équilibre, dans tout. Ce ne serait pas nécessairement une solution intelligente de tout paralyser, comme en France, chaque fois que les gens sont mécontents. Cependant, cela a l'avantage que le gouvernement craint son peuple. Ici, on craint le gouvernement. Ce n'est absolument pas normal.
Vous pensez que je divague? Prenez seulement ladite épidémie de grippe. Il a fallu que le mot coure que les gens qui refusaient le vaccin pourraient être privés de soins, et ce, dans les établissement publics. Les gens ont gobé ça, même s'ils payent pour ces services. Alors, on se faisait vacciner, de peur de ne pas recevoir de soins. Notre cher gouvernement (peu importe sa couleur, parce qu'ils proviennent tous de la même culture et de la même génération) utilise donc la peur de son peuple pour poser des gestes et prendre des décisions qu'un peuple sensé n'accepterais jamais!
Vous pensez que j'ai tort? Pensez aux autochtones, qui lorsqu'ils sont insatisfaits du gouvernement ou autre instance politique, barricadent des routes. On ne veut pas les entendre? Soit. Mais ils prennent les moyens qu'il faut pour que leur voix porte aussi loin que possible. Ça dérange, oui, mais c'est ce qu'il faut pour que ça suscite un intérêt aussi minime soit-il.
Pourquoi cette réflexion? À quoi servira-t'elle? À moi. Parce qu'en parlant à ce monsieur râleur, à l'arrêt d'autobus, j'ai ressenti la honte. La honte d'attendre que les choses changent, que d'autres fassent en sorte d'améliorer le sort de tous. La honte de penser qu'un jour, je pourrais m'habituer à l'injustice, au racisme, à l'homophobie, au machisme, seulement parce que je suis trop lâche pour protester contre des idées qui s'insinuent tranquillement, contre des partis qui penchent un peu trop vers la droite à mon goût.
Je terminerai en disant ceci: le premier ministre japonais, de même que son vice-président ont démissionné. Qu'on-ils fait? Fraudé? Dépensé lsans discernement 'argent des contribuables, échangé des enveloppes brunes? Non. Voilà la raison qu'ils ont évoquées: ''Le travail du gouvernement n'a pas été bien compris du public. Nous avons perdu son écoute.'' Pas de danger que ça arrive ici!
Il existe des processus de plaintes, des commissaires aux plaintes dans la majorité des organisations gouvernementales, para-gouvernementales et privées. Alors, plaignons-nous.
Tout à l'heure, au terminus Charlesbourg, j'attendais l'autobus. Et, comme d'habitude, il en a passé cinq dans la direction inverse à la mienne avant que le bon autobus daigne se pointer. C'est la routine. Ça fait presque deux ans que je prend ce même bus, à la même heure. Il arrive toujours tard et, comble de malheur, il est plein. Passons, car il ne s'agit que d'un détail.
J'attendais donc patiemment, parce que je suis très docile. Je n'avais pas les écouteurs plantés dans les oreilles, parce que je devais plancher sur mon cours à distance que je n'ai pas encore terminé. Qui dit oreille libre dit personne bizarre/étrange/fucké qui viennent me parler.
Je ne dirais pas que le Caribou est asociable, non, je dirais seulement que ça me tente rarement de commencer à palabrer avec ces personnes qui, à première vue, ne sont absolument pas intéressées à écouter les potentielles réponses que je pourrais leur fournir. Pas cette fois-ci.
Un vieux monsieur a croisé mon regard. Et là, comme au ralenti, il a ouvert la bouche et m'a demandé:
-Comment ça se fé qué l'outoubus arrive pas, hé, on attend, on attend, on attend toujours! me demande-t'il.
- Heu, ben... tsé, c'est pas mal tout le temps de même, bredouillais-je vaguement.
-Cé de votre faute, les Québécois, si ça va mal ici, toutte de votre faute! de dit-il, d'un air accusateur, comme si j'était la 10e plaie d'Égypte. Je ne pose pas de question, mais à l'accent, il est Italien, sûrement latin, totalement Européen.
Il continue:
-Comment ça sé fé que les outoubus arrivent à 9h, d'autres à 5h30 secondes, il y a personne qui a déjà pensé à les faire arriver tous en même temps!
-Ça a toujours été comme ça, je crois que je mieux, c'est de s'armer d'un bon livre et d'attendre. coupais-je. Que veux-t'il que je fasse? Faire une plainte au RTC? Ben, oui.
- Moi, je fais des plaintes au RTC, tous les jours, des plaintes à la ville, au gouvernement, à mon propriétaire. C'est comme ça que les choses changent. Vous, les Québécois, vous acceptez tout, sans rien dire, vous êtes des lâches.
Wo, ok, je comprend le message. Mais que veux-il que je fasse? Monter aux barricades? Je travaille, j'ai pas juste le temps de, ça changerais jamais rien de toute manière...
VOILÀ
J'ai compris ce qu'il voulait dire. C'est vrai qu'on est comme ça, nous les Québécois. Nés pour un petit pain! On peut bien se faire bourrer de mensonges de la part de nos dirigeants. Je suis pour l'équilibre, dans tout. Ce ne serait pas nécessairement une solution intelligente de tout paralyser, comme en France, chaque fois que les gens sont mécontents. Cependant, cela a l'avantage que le gouvernement craint son peuple. Ici, on craint le gouvernement. Ce n'est absolument pas normal.
Vous pensez que je divague? Prenez seulement ladite épidémie de grippe. Il a fallu que le mot coure que les gens qui refusaient le vaccin pourraient être privés de soins, et ce, dans les établissement publics. Les gens ont gobé ça, même s'ils payent pour ces services. Alors, on se faisait vacciner, de peur de ne pas recevoir de soins. Notre cher gouvernement (peu importe sa couleur, parce qu'ils proviennent tous de la même culture et de la même génération) utilise donc la peur de son peuple pour poser des gestes et prendre des décisions qu'un peuple sensé n'accepterais jamais!
Vous pensez que j'ai tort? Pensez aux autochtones, qui lorsqu'ils sont insatisfaits du gouvernement ou autre instance politique, barricadent des routes. On ne veut pas les entendre? Soit. Mais ils prennent les moyens qu'il faut pour que leur voix porte aussi loin que possible. Ça dérange, oui, mais c'est ce qu'il faut pour que ça suscite un intérêt aussi minime soit-il.
Pourquoi cette réflexion? À quoi servira-t'elle? À moi. Parce qu'en parlant à ce monsieur râleur, à l'arrêt d'autobus, j'ai ressenti la honte. La honte d'attendre que les choses changent, que d'autres fassent en sorte d'améliorer le sort de tous. La honte de penser qu'un jour, je pourrais m'habituer à l'injustice, au racisme, à l'homophobie, au machisme, seulement parce que je suis trop lâche pour protester contre des idées qui s'insinuent tranquillement, contre des partis qui penchent un peu trop vers la droite à mon goût.
Je terminerai en disant ceci: le premier ministre japonais, de même que son vice-président ont démissionné. Qu'on-ils fait? Fraudé? Dépensé lsans discernement 'argent des contribuables, échangé des enveloppes brunes? Non. Voilà la raison qu'ils ont évoquées: ''Le travail du gouvernement n'a pas été bien compris du public. Nous avons perdu son écoute.'' Pas de danger que ça arrive ici!
Il existe des processus de plaintes, des commissaires aux plaintes dans la majorité des organisations gouvernementales, para-gouvernementales et privées. Alors, plaignons-nous.
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