mercredi 20 janvier 2010

Labyrinthe de Malajube

Merci à mon chum de me permettre d'aller piger dans sa bibliothèque musicale remplie d'albums que je ne connais pas. Ça fait du bien de se faire des playlists de pièces inconnues. Les bons vieux classiques, c'est bien, mais des fois, on a besoin de sauter la clôture.

Alors donc, voici ma dernière découverte: Labyrinthe, de Malajube. C'est juste ma-la-de. La musique est envoûtante, et elle sent le Pink Floyd à plein nez. Aussi le Radiohead... J'adore la section rythmique. Pourquoi, je ne sais pas, c'est vraiment un coup de coeur feeling, ce disque là!

Côté parole, ça se gâte un peu, du moins pour les paroles qu'on peut comprendre. Je pense que les 3 accords sont plus spirituels, mais bon... La voix du chanteur, Julien Mineau, à la première écoute, tape un peu sur le système, mais comme je l'ai dit, c'est vraiment bon, et après quelques écoutes, ça fitte.

Bonsoir.

lundi 11 janvier 2010

Aurevoir Mano!



C'est avec une immense tristesse que j'ai appris ce matin le décès de Mano Solo (Emmanuel Cabut). Artiste incomparable, dans la lignée des grands de ce monde tels que Renaud et Gainsbourg, sa mort ne surprend pas. Il vivait avec le sida depuis 25 ans.




Sa musique et ses textes m'ont permis d'ouvrir mon esprit à une toute nouvelle dimension. Celle de la poésie écorchée, entre autres choses. Je l'appelle de cette manière, car j'ai toujours eu un peu de difficulté à supporter des textes poétiques où la souffrance et le désespoir sont les inspirations première. Contrairement à l'auto appitoiement narcissique que j'ai lu chez certaines personnes, Mano Solo propose des textes lumineux, malgré le propos sombre. Quand je me sens dans les trente-sixièmes dessous, je les relis; je me rend compte de la chance que j'ai de vivre ici, en ce moment, avec les gens qui m'entourent, et ce, sans sentir l'agacement propoqué lorsqu'il m'arrive d'ouir des litanies insipides staracadémiciennes ou rockdétentienne. (Ok, vous voulez un exemple? Quand Éric Lapointe souffre dans ses chansons, ça me donne pas envie de trouver ça touchant, ça me donne envie de lui lancer des fléchettes dans les yeux et/ou les organes vitaux.)

Pourquoi j'aime Manon Solo? Ce point de vue est très personnel, mais j'ai découvert cet artiste engagé en compagnie d'une amie avec qui j'ai beaucoup appris et ai vécu de très belles soirées de placotage intense, de fumage de cigarettes et de buvage de bière pas chère. Voilà pourquoi.
Je vous recommence chaudement l'album La marmaille nue, son premier disque solo. Paru en 1993, il est encore d'actualité en 2010. Comme quoi, plus ça change, plus c'est pareil.
Vous, quel beau souvenir vous avez avec un artiste?

mercredi 6 janvier 2010

Si j'étais écrivaine...


Je serais définitivement Amélie Nothomb. Au cours de mon absence prolongée sur mon blogue ( je n'ai même pas une bonne raison, il faut croire que quand je suis occupée, j'ai moins de sujet de dispute!), j'ai renoué avec mon auteure fétiche.
Amélie Nothomb est une chirurgienne des mots. Sa prose pointue et aiguisée me ravie toujours autant, surtout que je lis ses livres à voix basse, tant la sonorité qui en émane est sculpturale.
La comparaison avec le manipuleur de scalpel ne s'arrête pas là. Le chirurgien a toujours le bon geste, au pire, le meilleur. Amélie (je me permet de l'appeler par son prénom) a toujours le bon mot. Parfois, je dois chercher certains d'entre eux dans le dictionnaire et quand je lis la définition, je me dis qu'il n'aurait pas pu être mieux choisi. Peut-être est-ce mon bref passage dans les couloirs du département de langue et linguistique qui ressort, mais plusieurs de ses textes sont tout simplement parfaits.
Voici donc la liste des ouvrages que je vour recommende avec insistance:
Métaphysique des tubes (2000)
Biographie de la faim (2004)
Stupeur et tremblement (1999)
Robert des noms propres (2002)
Bonne lecture! N'ayez pas peur des mots que vous ne connaissez pas... faites-vous confiance. En groupe, l'être humaine tend à devenir stupide, mais seul avec un livre entre les mains, il est beaucoup plus brilllant!