Finalement, je suis d'humeur à chiâler, alors allons-y gaiement.
Après le spa, nous avions faim. Très faim. Une faim de loup. On crevait la dalle. On avait l'estomac dans les talons, on aurait pu manger un éléphant aux olives, avec la petite toast qui va avec. On avait très faim.
Comme l'entrée au spa nous donnait une bière gratuite à l'Archibald, on a décidé d'aller là, de manger une entrée et, selon la foule présente sur place, décider de rester là ou d'aller ailleurs. On est entrées das le stationnement du resto pour en sortir aussitôt. Apparamment, la moitié de la population de la Capitale-Nationale y était et le quart de celle restant attendait à la porte pour avoir une place. Comme nous ne sommes pas trop ostineuses et que, comme mentionné précédemment, on avait vraiment très faim, nous ne nous sommes pas attardé là.
La faim faisant en sorte que nous faiblissions à vue d'oeil, nous n'avions pas le choix: nous devions arrêter quelque part. L'idée de manger du Ashton a même été évoquée. Nous avons décidé d'aller essayer un resto encore inconnu de nous toutes: Le Soya, sur le boulevard du Lac. Ouvert depuis une semaine et demi, le mot Thaï, affiché en grosses lettres sur le bâtiment, nous a fait saliver. Allons-y pour du thaï!
Wow, ce nouveau resto a décidément de la gueule: éclairé par de grandes fenêtres, l'espace est séparé par divers paliers et des cloisons dont certaines sont ornées de photographies. Les luminaires au plafond ressemblent à de gros pissenlits blancs et les menus sont fixés sur les planchettes de bois. Urbain, c'est le mot. Les gens qui sont attablés ont l'air sortis du catalogue Simons et/ou d'une boîte de communications branchée. Puis, il y a moi, qui a une permanente provoquée par le hammam. Ah oui, et la vapeur a fait sortir une constellation de boutons dans mon beau visage. Mais je ne m'en formalise pas outre mesure: j'habite dans St-Sauveur, je ne suis pas une ''locale'' de Lac-Beauport. Dans St-Sauveur, on s'en fout de quessé on a l'air.
Le menu est alléchant: la carte ''dégustation'' propose une soupe, des rouleaux, un wok, un plat et un dessert. Pour seulement 37 $. Bien sûr, le tartare de deux saumons est alléchant, mais nous optons tout de même pour le menu dégustation.
Nous recevons la soupe, très rapidement. Il s'agit d'une Tom Yum aux crevettes. Nous avons cependant devant nous u bouillon clair, où flotte des petites crevettes. Le liquide, pas piqué des vers, apaise notre appétit, mais sans plus. Nous attendons la suite avec impatience en sirotant un chardonnay blanc, dont je ne me rappelle pas le nom.
Les rouleaux arrivent. En fait, nous avons UN rouleau, accompagné d'un tas de salade verte arrosée d'une vinaigrette asiatique. Pas mauvais, mais la viande à l'intérieur du rouleau a une texture allant de la viande à tourtière au Paris Pâté. Ça manque de vermicelle de riz, de chou, de remplissage.
Nous dévorons le rouleau et nous préparons à la suite: un wok de poulet, boeuf ou crevette. J'ai choisi le poulet et je suis étonnée de voir l'assiette que l'on pose devant moi.
*Il est important de mentionner ici que le service n'est pas des plus professionnels. Mais nous ne sommes pas de ces personnes qui chiâlent pour si peu. On tique un peu, parce que Journalynx est aussi une serveuse: ''On sert à droite, on dessert à gauche''. Il est aussi peu approprié de passer les plats au-dessus des autres assiettes. M'enfin, le staff a l'air jeune, et ce n'est pas la fin du monde.
Nous disions donc que le wok de poulet est apparu devant moi, mais j'aurais pu faire la même chose, littéralement, en réchauffant un sachet de riz deux minutes Uncle's Ben. Je dois aussi mentionner que le riz ordinaire ne se mange pas super bien avec des baguettes. Le riz collant, oui. On reste sur notre faim, de plus en plus désappointée, appréhendant le reste du repas.
Le plat principal a été le clou... dans le cercueil de ce nouveau resto. Mon tataki de boeuf était beaucoup trop fibreux, pas mauvais au goût, mais les tendons sont particulièrement difficiles à déchirer avec des dents d'humain ordinaire. Les légumes tempura étaient toutefois mangeables. Une chose que je ne m'explique pas encore est le fait qu'une purée de patate douce mouillait le plat. Si le riz ordinaire se mange très mal avec des baguettes, la purée liquide l'est encore plus.
Journalynx avait décidé d'essayer les pétoncles. Disons seulement que ce qu'elle a vu arriver devant elle n'était pas un plat de pétoncles, mais un parallélépipède de poisson blanc cuit à l'unilatérale. On a su plus tard qu'il s'agissait bel et bien de pétoncles, mais broyés et moulés en forme de brique, avec une texture s'apparentant à un flan. Ça aussi, ça se mange très mal avec des baguettes, même si on veut vraiment très fort.
On avait presque peur de goûter au dessert, mais on avait encore faim. Nous avons donc accepté l'ananas pané et sa sauce d'ananas au clou de girofle. Pas mauvais, mais disons que le reste du repas nous avait déjà convaincu que c'était ben ordinaire.
Une chance que nous étions toutes ensemble, ça a fait en sorte qu'on a bien ri et qu'on a eu du plaisir.
Cette fois-ci, c'est vraiment la fin. Je quitte pour aller dehors. Bonne journée à tous!
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
dimanche 30 mai 2010
Soirée de fille: le meilleur...
Hier, c'était notre rendez-vous mensuel: soirée de filles en bonne et due forme, une de nos soirées que nous attendons tant. Sachez que nous planifions le calendrier de nos événements longtemps d'avance. C'est vraiment nécessaire, car étant des jeunes professionnelles en demande, les plages horaires dont nous disposons se remplissent à la vitesse de l'éclair! Est-ce que je me la pète? Un peu!
Après notre soirée à l'Aviatic, où nous n'étions que trois (La Rouquine, aka... Blondie) était au Mexique pour parfaire ses connaissances du monde Maya. Pas Maya l'abeille, les Mayas, le peuple qui prédisait des affaire et qui construisait des cités d'or... oh wait, ça c'était les Incas... En tout cas, elle avait ben du fun.) Cette fois, l'équipe était complète: Sexy Mama était là, dans toute sa splendeur, Journalynx, aussi, arborant une coiffure absolument divine. Blondie conduisait, alors elle avait son éternelle paire de lunettes de police, les cheveux dans le vent, et il y avait le Caribou. La destination? Le Sibéria spa!!
C'était la première fois que j'allais dans un spa et ce ne sera certainement pas la dernière! Nous sommes arrivés dans la zone de détente et j'ai tout de suite senti du poids quitter mes épaules! Si ça pouvait faire partir du point sur mes fesses, ça serait cool, mais bon...
Après avoir aquitté le droit d'entrée de 25$, récupéré la serviette, la clé et la bouteille d'eau, nous sommes allées nous changer et nous sommes entrées dans la zone ultime du bonheur: le spa.
Première station: le bain de vapeur finlandais (hammam): mon sentiment était plutôt mitigé au départ. Déjà que je devais enlever mes lunettes, je ne me sentais pas totalement en sécurité, mais j'ai tellement sué que les soucis, le stress et l'inhibition sont partis. Ce qui m'a permis de sortir du bain pour aller me saucer dans le bain froid. Deux mots pour résumer l'expérience du froid après le hammam: ça ravigote!
Nous avons poursuivi notre chemin, tels quatre vagabondes en costume de bain. Nous avons alterné les périodes de repos avec les saunas, les bains tourbillons et le sauçage dans la rivière (Sexy Mama est tellement attirante qu'un poisson lui a même fait une caresse, c'est vous dire!).
Mon moment ultime a été ma période de repos dans un hamac. Les filles étaient dans la tente Utopia, mais j'avais besoin d'air frais alors je suis allée me balancer en regardant les arbres et la nature (et accessoirement, écouter des nounounes crier au meurtre parce que l'eau froide, ça fait faire un saut. Tout le site est une zone de silence, il n'est donc pas approprié de faire le saut bruyamment. Sinon, il y a un adolescent qui vient t'avertir.
J'ai adoré mon expérience. En fait, je ne sais pas pourquoi j'ai été capable de vivre sans une visite au spa de temps en temps. Ah oui, c'est vrai, le Lac-Beauport, c'est pas vraiment accessible en bus.
Ça, c'était le meilleur. Le pire viendra plus tard, mais j'ai des choses à faire, et il fait super beau dehors.
Après notre soirée à l'Aviatic, où nous n'étions que trois (La Rouquine, aka... Blondie) était au Mexique pour parfaire ses connaissances du monde Maya. Pas Maya l'abeille, les Mayas, le peuple qui prédisait des affaire et qui construisait des cités d'or... oh wait, ça c'était les Incas... En tout cas, elle avait ben du fun.) Cette fois, l'équipe était complète: Sexy Mama était là, dans toute sa splendeur, Journalynx, aussi, arborant une coiffure absolument divine. Blondie conduisait, alors elle avait son éternelle paire de lunettes de police, les cheveux dans le vent, et il y avait le Caribou. La destination? Le Sibéria spa!!
C'était la première fois que j'allais dans un spa et ce ne sera certainement pas la dernière! Nous sommes arrivés dans la zone de détente et j'ai tout de suite senti du poids quitter mes épaules! Si ça pouvait faire partir du point sur mes fesses, ça serait cool, mais bon...
Après avoir aquitté le droit d'entrée de 25$, récupéré la serviette, la clé et la bouteille d'eau, nous sommes allées nous changer et nous sommes entrées dans la zone ultime du bonheur: le spa.
Première station: le bain de vapeur finlandais (hammam): mon sentiment était plutôt mitigé au départ. Déjà que je devais enlever mes lunettes, je ne me sentais pas totalement en sécurité, mais j'ai tellement sué que les soucis, le stress et l'inhibition sont partis. Ce qui m'a permis de sortir du bain pour aller me saucer dans le bain froid. Deux mots pour résumer l'expérience du froid après le hammam: ça ravigote!
Nous avons poursuivi notre chemin, tels quatre vagabondes en costume de bain. Nous avons alterné les périodes de repos avec les saunas, les bains tourbillons et le sauçage dans la rivière (Sexy Mama est tellement attirante qu'un poisson lui a même fait une caresse, c'est vous dire!).
Mon moment ultime a été ma période de repos dans un hamac. Les filles étaient dans la tente Utopia, mais j'avais besoin d'air frais alors je suis allée me balancer en regardant les arbres et la nature (et accessoirement, écouter des nounounes crier au meurtre parce que l'eau froide, ça fait faire un saut. Tout le site est une zone de silence, il n'est donc pas approprié de faire le saut bruyamment. Sinon, il y a un adolescent qui vient t'avertir.
J'ai adoré mon expérience. En fait, je ne sais pas pourquoi j'ai été capable de vivre sans une visite au spa de temps en temps. Ah oui, c'est vrai, le Lac-Beauport, c'est pas vraiment accessible en bus.
Ça, c'était le meilleur. Le pire viendra plus tard, mais j'ai des choses à faire, et il fait super beau dehors.
mercredi 26 mai 2010
Mange de la verdure, Caribou!
Quand l'appétit va, tout va, semble t'il. Du moins, c'est ce qu'on a essayé de nous inculquer à tous les temps des fêtes depuis notre plus tendre enfance. Dans mon cas, il n'y a aucune raison que ma vie n'aille pas, l'appétit étant dans mes talons les trois-quart du temps. J'aurais dû me douter qu'une chanson interprétée en partie par Obélix ne pouvait pas donner de menus résultats. Qu'à cela ne tienne, je vais quand même renouveler, pour une deuxième année consécutive - oui monsieur- mon abonnement au gym.
Comment fête-on un anniversaire de cuir d'abonnement au gym? En produisant encore plus de cuir pour couvrir mon délectable corps qui n'a de cesse de prendre de l'expansion. Comment produire plus de peau et de cellules graisseuses? En abusant de la crème glacée (la gelato, si bonne soit-elle, est bonne 10 minutes dans la bouche, mais demeure 10 ans dans le cul) et de la poutine (bah, il fait beaucoup trop chaud pour faire à manger). Par dessus tout, le fait que le Caribou ne soit plus qu'une fumeuse très occasionnelle engendre le fait qu'il emmagasine encore plus de cossins un peu partout sur son beau body.
Est-ce le regard des autres qui me fait écrire ces mots? Non. Je peux très sincèrement dire que je me fout un peu de ce que peut penser mon voisin lorsque je sors mes vidanges en shorts. Non. Quand j'ai de la misère à rentrer dans mon linge - pas de beaucoup, mais juste assez pour avoir le souffle court - mettons que c'est suffisant.
En deux ans d'entraînement régulier, j'ai constaté des changements importants que je me dois de ne pas passer sous silence: meilleure capacité vasculaire, augmentation de la souplesse, fermeté des chairs, sommeil plus réparateur, humeur plus égale, etc. Que dois-je faire de plus? Pas question de devenir obsédée de la culture physique: la vie est beaucoup trop courte et le monde beaucoup trop vaste pour focusser sur ma petite bédaine.
-Je sais c'est quoi le problème!, dis-je au Revel, qui fait semblant de m'écouter
- Bon, c'est quoi encore?, grommela-t'il
- J'ai la fourchette trop lourde!, lui répond-je.
- Ben oui!!! C'est parce que tu te fais de trop grosses assiettées! Me semble que c'est pas sorcier.
- Arrête de parler comme si tu connaissais tout! Non, mais c'est tannant à la fin!
Eille, la Science Infuse! Ça va faire! Je le sais, mais je SUIS TROP GOURMANDE BON!! C'est bon, manger.
Après avoir instauré l'habitude de l'activité physique, cessé la nicotine (régulièrement), il faudrait que je diminue mes portions. Ok, je vais faire ça. Mais c'est diablement difficile de gérer l'épicerie avec un chum qui mange un abricot, trois amandes et une cuillère de miel par jour. Je suis allergique à la bouffe qui se perd dans le frigidaire, faute de bouche à remplir. Quand il y a des restes, pour éviter de les jeter, je les mange. Logique? Non, pas vraiment, mais ça me donne l'impression de ne pas jeter mon argent par les fenêtres. Je l'emmagasine.
Je vais donc me faire à manger pour moi. Le Revel, il fera bien ce qu'il veut, de toute manière, il joue tellement à l'ordinateur ces temps-cis que c'est à peine s'il voit que je suis là. Alors, pour ce qu'il y a dans le frigidaire, il faudrait qu'il ait vraiment très faim pour qu'il daigne toucher à un plat à l'intérieur.
Je vais aller préparer mon lunch: salade de quinoa germé aux légumes et noix de cajou. Pas pire, non?
****
Écoutés lors de la rédaction de ce texte:
- The Greatest, de Cat Power
- I'm no human, de Mistress Barbara
Comment fête-on un anniversaire de cuir d'abonnement au gym? En produisant encore plus de cuir pour couvrir mon délectable corps qui n'a de cesse de prendre de l'expansion. Comment produire plus de peau et de cellules graisseuses? En abusant de la crème glacée (la gelato, si bonne soit-elle, est bonne 10 minutes dans la bouche, mais demeure 10 ans dans le cul) et de la poutine (bah, il fait beaucoup trop chaud pour faire à manger). Par dessus tout, le fait que le Caribou ne soit plus qu'une fumeuse très occasionnelle engendre le fait qu'il emmagasine encore plus de cossins un peu partout sur son beau body.
Est-ce le regard des autres qui me fait écrire ces mots? Non. Je peux très sincèrement dire que je me fout un peu de ce que peut penser mon voisin lorsque je sors mes vidanges en shorts. Non. Quand j'ai de la misère à rentrer dans mon linge - pas de beaucoup, mais juste assez pour avoir le souffle court - mettons que c'est suffisant.
En deux ans d'entraînement régulier, j'ai constaté des changements importants que je me dois de ne pas passer sous silence: meilleure capacité vasculaire, augmentation de la souplesse, fermeté des chairs, sommeil plus réparateur, humeur plus égale, etc. Que dois-je faire de plus? Pas question de devenir obsédée de la culture physique: la vie est beaucoup trop courte et le monde beaucoup trop vaste pour focusser sur ma petite bédaine.
-Je sais c'est quoi le problème!, dis-je au Revel, qui fait semblant de m'écouter
- Bon, c'est quoi encore?, grommela-t'il
- J'ai la fourchette trop lourde!, lui répond-je.
- Ben oui!!! C'est parce que tu te fais de trop grosses assiettées! Me semble que c'est pas sorcier.
- Arrête de parler comme si tu connaissais tout! Non, mais c'est tannant à la fin!
Eille, la Science Infuse! Ça va faire! Je le sais, mais je SUIS TROP GOURMANDE BON!! C'est bon, manger.
Après avoir instauré l'habitude de l'activité physique, cessé la nicotine (régulièrement), il faudrait que je diminue mes portions. Ok, je vais faire ça. Mais c'est diablement difficile de gérer l'épicerie avec un chum qui mange un abricot, trois amandes et une cuillère de miel par jour. Je suis allergique à la bouffe qui se perd dans le frigidaire, faute de bouche à remplir. Quand il y a des restes, pour éviter de les jeter, je les mange. Logique? Non, pas vraiment, mais ça me donne l'impression de ne pas jeter mon argent par les fenêtres. Je l'emmagasine.
Je vais donc me faire à manger pour moi. Le Revel, il fera bien ce qu'il veut, de toute manière, il joue tellement à l'ordinateur ces temps-cis que c'est à peine s'il voit que je suis là. Alors, pour ce qu'il y a dans le frigidaire, il faudrait qu'il ait vraiment très faim pour qu'il daigne toucher à un plat à l'intérieur.
Je vais aller préparer mon lunch: salade de quinoa germé aux légumes et noix de cajou. Pas pire, non?
****
Écoutés lors de la rédaction de ce texte:
- The Greatest, de Cat Power
- I'm no human, de Mistress Barbara
lundi 24 mai 2010
Tomber en amour
En fin de semaine, je suis tombée en amour. Avec un beau garçon qui s'appelle Antoine. Il a de beaux yeux bleus, des cheveux blonds et il sourit souvent. Il sent super bon. Il a deux mois. Je l'aime déjà immensément. J'avais peur qu'il ne m'aime pas en retour, mais je pense que ça a cliqué entre nous. Il est si parfait...
Mais je ne parlerai pas de mon amour pour Antoine ce matin, je ferai un coming out en règle:
- J'aimerais vivre à Montréal, dans un avenir rapproché.
Oui, vous avez bien lu, le Caribou a envie de s'éloigner encore plus de sa forêt natale. Techniquement, je me rapprocherais de ma forêt, mais je vivrais dans un environnement encore plus urbain que ce que Québec peut me donner.
Je ne connais presque rien de Montréal. Pour être honnête, je n'y suis allée qu'à trois ou quatre reprises, le reste du temps, je l'ai traversé en autobus. Comme vendredi et dimanche dernier. J'aurais vraiment payé cher pour débarquer et me promener sur les rues. Résidentielles, commerciales, il me semble que j'en aurais pour les lustres à marcher.
Je peux passer des heures à regarder des cartes de la ville, à décrypter le nom des rues, des quartiers. Peut-être que Michel Tremblay a attisé ma curiosité depuis des années de lecture. Peut-être que mon voyage en Europe m'a fait apprécier les grandes villes, les métropoles? Parce que même si je ne suis pas fana des foules, le fait d'être dans un lieu urbain entouré de gens me donne la curieuse sensation d'être là, de vivre quelque chose.
Il est certain qu'il n'y a pas que des avantages à vivre dans une grande ville. Nul besoin de les énumérer. Je pense que j'ai seulement besoin de changement... Je commence à tourner un peu en rond à Québec.
Il me semble que je filerais pour aller m'asseoir dans un parc que je ne connais pas, avec un livre, et faire semblant de lire tout en observant les gens autour.
À Montréal, il y a aussi un métro. J'adore prendre le métro. Je l'ai pris à Paris, Barcelone, Rome, Lyon, Bruxelles, Amsterdam, Berlin (le plus cool!), Vienne, Budapest et Prague. Pour moi, il n'y a rien de mieux que le métro. Ah oui, un métro qui sort à la surface, comme à Berlin ou à Paris.
Pourquoi je raconte tout ça? Parce que je pense que j'ai besoin de me trouver de nouveaux parcours... Ce n'est pas pour demain, car j'ai toujours eu besoin de temps pour faire des changements, mais quand l'idée est là, elle ne peut que faire son chemin.
C'est assez pour aujourd'hui. Il fait presque 30 degrés et je pense que je vais aller faire un tour. L'avantage de connaître les rues par coeur, c'est que j'ai la sensation de mettre des pantoufles confortables.
Mais je ne parlerai pas de mon amour pour Antoine ce matin, je ferai un coming out en règle:
- J'aimerais vivre à Montréal, dans un avenir rapproché.
Oui, vous avez bien lu, le Caribou a envie de s'éloigner encore plus de sa forêt natale. Techniquement, je me rapprocherais de ma forêt, mais je vivrais dans un environnement encore plus urbain que ce que Québec peut me donner.
Je ne connais presque rien de Montréal. Pour être honnête, je n'y suis allée qu'à trois ou quatre reprises, le reste du temps, je l'ai traversé en autobus. Comme vendredi et dimanche dernier. J'aurais vraiment payé cher pour débarquer et me promener sur les rues. Résidentielles, commerciales, il me semble que j'en aurais pour les lustres à marcher.
Je peux passer des heures à regarder des cartes de la ville, à décrypter le nom des rues, des quartiers. Peut-être que Michel Tremblay a attisé ma curiosité depuis des années de lecture. Peut-être que mon voyage en Europe m'a fait apprécier les grandes villes, les métropoles? Parce que même si je ne suis pas fana des foules, le fait d'être dans un lieu urbain entouré de gens me donne la curieuse sensation d'être là, de vivre quelque chose.
Il est certain qu'il n'y a pas que des avantages à vivre dans une grande ville. Nul besoin de les énumérer. Je pense que j'ai seulement besoin de changement... Je commence à tourner un peu en rond à Québec.
Il me semble que je filerais pour aller m'asseoir dans un parc que je ne connais pas, avec un livre, et faire semblant de lire tout en observant les gens autour.
À Montréal, il y a aussi un métro. J'adore prendre le métro. Je l'ai pris à Paris, Barcelone, Rome, Lyon, Bruxelles, Amsterdam, Berlin (le plus cool!), Vienne, Budapest et Prague. Pour moi, il n'y a rien de mieux que le métro. Ah oui, un métro qui sort à la surface, comme à Berlin ou à Paris.
Pourquoi je raconte tout ça? Parce que je pense que j'ai besoin de me trouver de nouveaux parcours... Ce n'est pas pour demain, car j'ai toujours eu besoin de temps pour faire des changements, mais quand l'idée est là, elle ne peut que faire son chemin.
C'est assez pour aujourd'hui. Il fait presque 30 degrés et je pense que je vais aller faire un tour. L'avantage de connaître les rues par coeur, c'est que j'ai la sensation de mettre des pantoufles confortables.
samedi 15 mai 2010
Le Caribou se met sur son 36
C'est difficile, d'être une fille! Non? Eh bien, je peux vous dire que c'est difficile d'être un Caribou, surtout quand il doit se mettre sur son 36 pour eller célébrer l'union de deux amis.
J'ai reçu l'invitation au mariage en février dernier. J'étais vraiment très heureuse, car, bien que je n'aspire pas à porter la belle robe blanche un jour, il s'agit d'une occasion parfaite de se mettre beau et d'aller dans un ''événement''. Et aussi, une occasion de danser un slow avec le Revel. Vous avez bien lu, je n'ai jamais dansé de slow avec mon amoureux en presque quatre années. Il me semble que le temps est venu de franchir cette étape cruciale!
Les raisons pour lesquelles on a jamais dansé ensemble sont trop nombreuses pour toute les énumérer ici, mais disons que vous commencez à connaitre le Revel, ça ne doit pas vous étonner outre mesure. Donc, la suite est logique:
- Cool, on est invités à un mariage, le 15 mai!, lançais-je d'un air joyeux.
- Qui se marie? me répondit-il d'un air bourru.
- A. et JD., ça va se passer à 16 heures, il y a la cérémonie et après, il y a un souper et une soirée. Excitant, non?
-Ben, là, je les connais pas, pis c'est trop long, pis... pis...
- Eille, je ne vois pas à quoi ça me sert d'avoir un chum si tu ne m'accompagnes pas à un mariage de temps en temps. Alors tu viens, tu n'as aucun effort à faire, je m'occupe de tout. Tu as déjà ton habit de travail, je prépare le cadeau. C'est final et sans retour.
Je peux être ferme quand je veux.
Le temps a passé depuis cette sympathique conversation. Chaque fois que j'évoque le mariage, le Revel répond comme si je ne lui en avais jamais parlé. «Mais c'est qui, eux autres?» me rétorque-t'il à chaque fois que je prononce un des termes suivants: mariage, fête, robe, cadeau, mois de mai et même 16h. Je trouve qu'il exagère, mais je peux comprendre qu'il ne soit pas à l'aise: il y aura plein de personnes qu'il ne connaît pas. Mais je considère que c'est une préparation pour la vie en général, qui veut que nous croisions des nouvelles personnes presqu'à tous les jours. Et puis, ça va le changer, rencontrer des gens heureux, plutôt que des gens endeuillés non? Et la cerise sur le sundae est qu'il ne sera pas seul, ses amis Way et Gamin seront là.
Alors, on ne capote pas svp!
Il y a deux jours, il m'a dit que le premier match entre les Canadiens et la nouvelle équipe (dont je ne connais pas le nom, et donc je me fous un peu) avait lieu en plein pendant le mariage. Eh non, malheureusement, ce n'est pas une bonne raison pour ne pas venir. Jouer à EverquestII n'est pas une bonne raison non plus.
Il sait maintenant qu'il n'a plus le choix. Il babounera, mais que voulez-vous que je vous dise?
***
Maintenant, c'est moi qui ne sait plus... Ben non, j'y vais toujours, mais je ne sais plus comment m'habiller. J'ai trouvé une super robe sans bretelles, à motif Burberry, dans les teintes de lilas, rose framboise, noir et blanc. J'ai les chaussures qui matchent de même que le pashmina, et les petits bijoux. J'ai même acheté un soutien gorge sans bretelles pour aller avec. Couleur chair. Le pan idéal? hum.... il y a toujours un cependant.
Cependant:
J'ai pris un peu de poids depuis que j'ai acheté la robe sus-mentionnée, et je ne suis plus certaine du tout de mon choix.
J'ai une autre robe, noire celle-là, dans laquelle je me sentirais plus à l'aise. Je vais faire des essais tantôt, mais je déteste être dans cet état d'indécision. Ce n'est pas seulement de choisir le putain d'habillement en lui-même, c'est aussi de l'assumer pour toute la soirée. Par exemple, je veux bien porter des talons hauts, mais si je n'ai pas de chaussures de rechange, je risque de trouver ma soirée longue a faire des ampoules et à regarder les autres danser. Si les seins sortent de ma robe constamment, le même problème se pose, je ne serai pas à l'aise et ma soirée sera gâchée.
Je pense que ce n'est pas nécessairement compliqué d'être une fille, c'est juste compliqué d'être moi.
Bon, il pleut. Nouveau dilemme: devrais-apporter un parapluie, mon imper, mettre mes bottes de pluie et apporter mes souliers à part?
Arggg!
J'ai reçu l'invitation au mariage en février dernier. J'étais vraiment très heureuse, car, bien que je n'aspire pas à porter la belle robe blanche un jour, il s'agit d'une occasion parfaite de se mettre beau et d'aller dans un ''événement''. Et aussi, une occasion de danser un slow avec le Revel. Vous avez bien lu, je n'ai jamais dansé de slow avec mon amoureux en presque quatre années. Il me semble que le temps est venu de franchir cette étape cruciale!
Les raisons pour lesquelles on a jamais dansé ensemble sont trop nombreuses pour toute les énumérer ici, mais disons que vous commencez à connaitre le Revel, ça ne doit pas vous étonner outre mesure. Donc, la suite est logique:
- Cool, on est invités à un mariage, le 15 mai!, lançais-je d'un air joyeux.
- Qui se marie? me répondit-il d'un air bourru.
- A. et JD., ça va se passer à 16 heures, il y a la cérémonie et après, il y a un souper et une soirée. Excitant, non?
-Ben, là, je les connais pas, pis c'est trop long, pis... pis...
- Eille, je ne vois pas à quoi ça me sert d'avoir un chum si tu ne m'accompagnes pas à un mariage de temps en temps. Alors tu viens, tu n'as aucun effort à faire, je m'occupe de tout. Tu as déjà ton habit de travail, je prépare le cadeau. C'est final et sans retour.
Je peux être ferme quand je veux.
Le temps a passé depuis cette sympathique conversation. Chaque fois que j'évoque le mariage, le Revel répond comme si je ne lui en avais jamais parlé. «Mais c'est qui, eux autres?» me rétorque-t'il à chaque fois que je prononce un des termes suivants: mariage, fête, robe, cadeau, mois de mai et même 16h. Je trouve qu'il exagère, mais je peux comprendre qu'il ne soit pas à l'aise: il y aura plein de personnes qu'il ne connaît pas. Mais je considère que c'est une préparation pour la vie en général, qui veut que nous croisions des nouvelles personnes presqu'à tous les jours. Et puis, ça va le changer, rencontrer des gens heureux, plutôt que des gens endeuillés non? Et la cerise sur le sundae est qu'il ne sera pas seul, ses amis Way et Gamin seront là.
Alors, on ne capote pas svp!
Il y a deux jours, il m'a dit que le premier match entre les Canadiens et la nouvelle équipe (dont je ne connais pas le nom, et donc je me fous un peu) avait lieu en plein pendant le mariage. Eh non, malheureusement, ce n'est pas une bonne raison pour ne pas venir. Jouer à EverquestII n'est pas une bonne raison non plus.
Il sait maintenant qu'il n'a plus le choix. Il babounera, mais que voulez-vous que je vous dise?
***
Maintenant, c'est moi qui ne sait plus... Ben non, j'y vais toujours, mais je ne sais plus comment m'habiller. J'ai trouvé une super robe sans bretelles, à motif Burberry, dans les teintes de lilas, rose framboise, noir et blanc. J'ai les chaussures qui matchent de même que le pashmina, et les petits bijoux. J'ai même acheté un soutien gorge sans bretelles pour aller avec. Couleur chair. Le pan idéal? hum.... il y a toujours un cependant.
Cependant:
J'ai pris un peu de poids depuis que j'ai acheté la robe sus-mentionnée, et je ne suis plus certaine du tout de mon choix.
J'ai une autre robe, noire celle-là, dans laquelle je me sentirais plus à l'aise. Je vais faire des essais tantôt, mais je déteste être dans cet état d'indécision. Ce n'est pas seulement de choisir le putain d'habillement en lui-même, c'est aussi de l'assumer pour toute la soirée. Par exemple, je veux bien porter des talons hauts, mais si je n'ai pas de chaussures de rechange, je risque de trouver ma soirée longue a faire des ampoules et à regarder les autres danser. Si les seins sortent de ma robe constamment, le même problème se pose, je ne serai pas à l'aise et ma soirée sera gâchée.
Je pense que ce n'est pas nécessairement compliqué d'être une fille, c'est juste compliqué d'être moi.
Bon, il pleut. Nouveau dilemme: devrais-apporter un parapluie, mon imper, mettre mes bottes de pluie et apporter mes souliers à part?
Arggg!
jeudi 13 mai 2010
Lecture cubaine
Voici une suggestion de livre, qui, à la lecture du résumé, n'avait pas nécessairement capté mon attention. Mon besoin de lire quelque chose - n'importe quoi - a fait que je me suis installée un soir, bien calée dans mon lit avec ce bouquin, et que depuis, j'ai hâte d'aller me coucher pour lire encore un petit bout.
Il ne s'agit pas ici d'une histoire à tout casser, comme celles qu'écrit Nicolas Dickner, mais quand même... sans décoiffer, ça a le mérite d'être captivant. Je ne sais pas si c'est le fait que ça se passe à Cuba à la fin des années 50, mais La maîtresse du Commandant Castro, d'Eduardo Manet, a tout pour plaire. Ça sent la mer, le sel, le Sud. Et la Revolucion! Ne connaissant pas tellement ce pan de l'histoire, du moins pas plus que la moyenne des gens, j'ai pu me familiariser avec l'histoire intérieure de la révolution, du point de vue du peuple.
Manet conjugue avec brio les faits historiques avec les sentiments romanesques de l'héroïne, 17 ans à peine. C'est peut-être parce qu'il a lui-même cotoyé les barbus révolutionnaires, Fidel et Raul, le Che, Camilo Cienfuegos, Huber Matos... Exilé en France pour cause de conflit irréconciliable avec Fidel (c'est drôle, on parle de Castro avec son petit nom, dans le roman aussi) il est donc en mesure de décrire cette histoire avec justesse. Sinon, tout réside dans le titre. C'est littéralement l'histoire de la maîtresse du Commandant Castro.
Je vous le recommande, sur la terrasse, avec le soleil qui plombe, un verre à portée de la main.
--- Musique écoutée durant la rédaction: l'album éponyme de Portishead, 1997. Trip hop planant. Je le réécoute, car je transfère - non sans larmes et cris - ma musique de l'ordi du Revel au mien. Cet album n'a pas pris une ride!
Il ne s'agit pas ici d'une histoire à tout casser, comme celles qu'écrit Nicolas Dickner, mais quand même... sans décoiffer, ça a le mérite d'être captivant. Je ne sais pas si c'est le fait que ça se passe à Cuba à la fin des années 50, mais La maîtresse du Commandant Castro, d'Eduardo Manet, a tout pour plaire. Ça sent la mer, le sel, le Sud. Et la Revolucion! Ne connaissant pas tellement ce pan de l'histoire, du moins pas plus que la moyenne des gens, j'ai pu me familiariser avec l'histoire intérieure de la révolution, du point de vue du peuple.
Manet conjugue avec brio les faits historiques avec les sentiments romanesques de l'héroïne, 17 ans à peine. C'est peut-être parce qu'il a lui-même cotoyé les barbus révolutionnaires, Fidel et Raul, le Che, Camilo Cienfuegos, Huber Matos... Exilé en France pour cause de conflit irréconciliable avec Fidel (c'est drôle, on parle de Castro avec son petit nom, dans le roman aussi) il est donc en mesure de décrire cette histoire avec justesse. Sinon, tout réside dans le titre. C'est littéralement l'histoire de la maîtresse du Commandant Castro.
Je vous le recommande, sur la terrasse, avec le soleil qui plombe, un verre à portée de la main.
--- Musique écoutée durant la rédaction: l'album éponyme de Portishead, 1997. Trip hop planant. Je le réécoute, car je transfère - non sans larmes et cris - ma musique de l'ordi du Revel au mien. Cet album n'a pas pris une ride!
dimanche 9 mai 2010
Réflexions dans une cage
Hier, j'ai fait quelque chose que je ne pensais jamais faire de toute ma vie entière. Jamais. Je suis allée voir le match des Canadiens vs les Pingouins. Eh oui. À la cage aux sport, qui plus est. À ma défense, je dois dire que je ne suis pas devenue une fan de la Ste-Flanelle, non. J'y suis allée afin de passer une belle soirée en compagnie de mes amis. On dirait que plus je vieillis, plus les occasions de voir mes copains diminuent. Et on a même pas de famille! Je pense que j'aime bien mon petit confort, et plus je vieillis, plus les fins de semaines passent vite! Et l'idée de me lever le dimanche, à 12h, avec la tête dans le cul me rebute de plus en plus. Disons que je paye ma brosse de la fin de semaine pendant un bon quatre jours... Alors je préfère l'échapper une fois de temps en temps, quand lundi est férié, idéalement.
Bref, j'étais èa la Cage aux Sports de Lebourgneuf. On est arrivés dans le stationnement, le Revel et moi. Pas un chat! J'étais presque contente, parce que moi, les foules, je ne suis pas trop à l'aise là-dedans. Mais non, est était dans le stationnement du Village des Valeurs. LE stationnement était plein. Il y avait même des fanions, et tout le kit! Yéééééé
On rentre, il y a une file. Dieu merci, le besoin qu'avait le Revel de me pas manquer le début de la game l'a fait foncer dans la file, parce que notre gang avait une réservation. On a finalement trouvé nos amis, qui s'amusaient allègrement avec des espèces de batons soufflés... on les frappe ensemble, ça fait du bruit, on exprime notre encouragement? Voyez? Mais Wray en avait déjà pété un, alors on a sauvé le bruit de la secondaire paire.
Autour de la table, il y avait des gens que vous connaissiez: La Rouquine, dans ses plus beaux atours, mais aussi des nouveaux amis dont je n'ai pas encore parlé dans ses pages: LittleMissC, Tithomme et Mentalie.
Comme je ne trippe pas sur le hockey, je me suis dit que ce serait une occasion d'observer mon prochain. Et de manger des ailes de poulet. Nous avons donc opté pour ceci: commander tout plein d'entrées et les gober ensuite avec de la sauce. Sounds good to me! Alors, on a reçu n bloc d'oignon, des ailes piquantes, les pelures de patates, des quesadillas, un brie fondant au basilic avec salsa, une assiette variée avec saucisse roulées dans la pâte, doigts de poulet, ailes, et accessoirement, des bouttes de céleris et de carottes. Hum, c'était bon, manger du frit! (aucune ironie ici; c'est bon, manger du frit)
Entre temps, le match a commencé. J'ai constaté que les gens étaient euphoriques! Il y a un gars qui a fait le tour du resto avec un grand drapeau du Canadien, je peux vous dire que la foule était en liesse. Disons que j'enviais la surdité partielle de LittleMissC! J'ai pris le temps de regarder autour de moi: la table la plus près était occupée par trois filles dans la mi-vingtaine, arborant des t-shirts du Canadien. Celle d'à côté, un gang de gars soufflés (avec des bras gros de même, ils pouvaient certaiment presser des agrumes avec leur biceps! C'est très pratique pour faire de la limonade rapidement.) L'autre table comprenait une famille: il y avait des ados, des adultes, une poupoune blonde... la totale. Non, il n'y avait pas d'enfants. J'ai été surprise parce que s'il n'y avait pas d'enfant dans notre coin (Wray en était extatique), il y en avait ailleurs (prèes de la machine à popcorn...). Des petits, des plus grands. Disons que moi, en bas de 4 ans, je prendrais une gardienne pour mes enfants. Remarquez que c'est une opinion, mais il me semble que ce n'est pas la place.
Outre cela, je dirais que les gens se ressemblaient pas mal tous, en fait c'était frappant! La poupoune, le beau gars avec le gel dans les cheveux et les pic-pics... et leurs variantes. J'aurais dû m'habiller en jaune, juste pour ressortir de la masse, mais bon je ne suis pas la bonne personne pour avoir le spotlight.
Tout ça pour dire qu'ils ont perdu, mais qu'ils se sont battus jusqu'à la fin. Les fans ont entretenu de l'espoir... À notre table, Rouquine et LittleMissC frappaient leurs émotions sur la table, Tithomme et le Revel envoyaient des ondes à la télévision, Wray frappait ses criss de bâtons... Ne restait que Mentalie et moi, qui nous disions qu'un match a toujours l'air très long quand il commence, mais que quand il reste 5 minutes, ça passe mauditement vite quand tu veux aller payer avant que tout le monde se garroche sur les serveuses.
La morale de l'histoire est la suivante: ce n'est pas mal d'être engagée auprès d'une équipe sportive, de l'encourager et de rêver qu'elle remporte la palme, mais si toutes ces personnes s'engageaient activement dans leur vie communautaire, le monde changerait radicalement! Si tout les fans du Canadiens décidaient de descendre dans la rue et de revendiquer des choses au lieu de tout briser, on aurait peut-être une révolution. Mais ça, je doute que ça arrive. Ils faudrait faire des efforts et ça, ça demande beaucoup trop de soi-même.
***
Je termine ici avec une petite parenthèse qui, peut-être, en choquera quelques uns, mais bon. Aujourd'hui, c'est la fête des Mères. Plusieurs personnes disent qu'être mère est le plus beau métier du monde.
Être mère n'est pas un métier. Être docteur, soudeur, journaliste, rédactrice, politicien à la limite est un métier. Pas être mère. Un métier se définit par le fait que pour le faire, il fait généralement avoir un diplôme (ou de l'expérience équivalente). Un métier peut se pratiquer sur un lieu de travail, mais aussi à la maison, et pour le travail effectué, on reçoit un salaire. Une femme qui a une carrière professionnelle peut aussi être mère.
Ceci dit, je ne suis pas mère. Cependant, je crois qu'être mère est plus qu'un métier, c'est un don de soi incommensurable. On peut prendre des vacances de son métier, un année sabbatique. Pas du rôle de mère. Ceux qui voit qu'être mère est un métier sont dans l'erreur complète. Quand on est mère, c'est pour la vie et même après. C'est pour toujours, le matin, le soir, la journée, la nuit...
Moi, je n'ai plus de mère, mais j'ai eu une très bonne mère. Elle m'a guidé du mieux qu'elle pu et elle s'est investi dans notre vie à ma soeur et moi, de manière complète. Elle était faite pour être mère. Ma soeur aussi d'ailleurs.
Bonne journée!
Bref, j'étais èa la Cage aux Sports de Lebourgneuf. On est arrivés dans le stationnement, le Revel et moi. Pas un chat! J'étais presque contente, parce que moi, les foules, je ne suis pas trop à l'aise là-dedans. Mais non, est était dans le stationnement du Village des Valeurs. LE stationnement était plein. Il y avait même des fanions, et tout le kit! Yéééééé
On rentre, il y a une file. Dieu merci, le besoin qu'avait le Revel de me pas manquer le début de la game l'a fait foncer dans la file, parce que notre gang avait une réservation. On a finalement trouvé nos amis, qui s'amusaient allègrement avec des espèces de batons soufflés... on les frappe ensemble, ça fait du bruit, on exprime notre encouragement? Voyez? Mais Wray en avait déjà pété un, alors on a sauvé le bruit de la secondaire paire.
Autour de la table, il y avait des gens que vous connaissiez: La Rouquine, dans ses plus beaux atours, mais aussi des nouveaux amis dont je n'ai pas encore parlé dans ses pages: LittleMissC, Tithomme et Mentalie.
Comme je ne trippe pas sur le hockey, je me suis dit que ce serait une occasion d'observer mon prochain. Et de manger des ailes de poulet. Nous avons donc opté pour ceci: commander tout plein d'entrées et les gober ensuite avec de la sauce. Sounds good to me! Alors, on a reçu n bloc d'oignon, des ailes piquantes, les pelures de patates, des quesadillas, un brie fondant au basilic avec salsa, une assiette variée avec saucisse roulées dans la pâte, doigts de poulet, ailes, et accessoirement, des bouttes de céleris et de carottes. Hum, c'était bon, manger du frit! (aucune ironie ici; c'est bon, manger du frit)
Entre temps, le match a commencé. J'ai constaté que les gens étaient euphoriques! Il y a un gars qui a fait le tour du resto avec un grand drapeau du Canadien, je peux vous dire que la foule était en liesse. Disons que j'enviais la surdité partielle de LittleMissC! J'ai pris le temps de regarder autour de moi: la table la plus près était occupée par trois filles dans la mi-vingtaine, arborant des t-shirts du Canadien. Celle d'à côté, un gang de gars soufflés (avec des bras gros de même, ils pouvaient certaiment presser des agrumes avec leur biceps! C'est très pratique pour faire de la limonade rapidement.) L'autre table comprenait une famille: il y avait des ados, des adultes, une poupoune blonde... la totale. Non, il n'y avait pas d'enfants. J'ai été surprise parce que s'il n'y avait pas d'enfant dans notre coin (Wray en était extatique), il y en avait ailleurs (prèes de la machine à popcorn...). Des petits, des plus grands. Disons que moi, en bas de 4 ans, je prendrais une gardienne pour mes enfants. Remarquez que c'est une opinion, mais il me semble que ce n'est pas la place.
Outre cela, je dirais que les gens se ressemblaient pas mal tous, en fait c'était frappant! La poupoune, le beau gars avec le gel dans les cheveux et les pic-pics... et leurs variantes. J'aurais dû m'habiller en jaune, juste pour ressortir de la masse, mais bon je ne suis pas la bonne personne pour avoir le spotlight.
Tout ça pour dire qu'ils ont perdu, mais qu'ils se sont battus jusqu'à la fin. Les fans ont entretenu de l'espoir... À notre table, Rouquine et LittleMissC frappaient leurs émotions sur la table, Tithomme et le Revel envoyaient des ondes à la télévision, Wray frappait ses criss de bâtons... Ne restait que Mentalie et moi, qui nous disions qu'un match a toujours l'air très long quand il commence, mais que quand il reste 5 minutes, ça passe mauditement vite quand tu veux aller payer avant que tout le monde se garroche sur les serveuses.
La morale de l'histoire est la suivante: ce n'est pas mal d'être engagée auprès d'une équipe sportive, de l'encourager et de rêver qu'elle remporte la palme, mais si toutes ces personnes s'engageaient activement dans leur vie communautaire, le monde changerait radicalement! Si tout les fans du Canadiens décidaient de descendre dans la rue et de revendiquer des choses au lieu de tout briser, on aurait peut-être une révolution. Mais ça, je doute que ça arrive. Ils faudrait faire des efforts et ça, ça demande beaucoup trop de soi-même.
***
Je termine ici avec une petite parenthèse qui, peut-être, en choquera quelques uns, mais bon. Aujourd'hui, c'est la fête des Mères. Plusieurs personnes disent qu'être mère est le plus beau métier du monde.
Être mère n'est pas un métier. Être docteur, soudeur, journaliste, rédactrice, politicien à la limite est un métier. Pas être mère. Un métier se définit par le fait que pour le faire, il fait généralement avoir un diplôme (ou de l'expérience équivalente). Un métier peut se pratiquer sur un lieu de travail, mais aussi à la maison, et pour le travail effectué, on reçoit un salaire. Une femme qui a une carrière professionnelle peut aussi être mère.
Ceci dit, je ne suis pas mère. Cependant, je crois qu'être mère est plus qu'un métier, c'est un don de soi incommensurable. On peut prendre des vacances de son métier, un année sabbatique. Pas du rôle de mère. Ceux qui voit qu'être mère est un métier sont dans l'erreur complète. Quand on est mère, c'est pour la vie et même après. C'est pour toujours, le matin, le soir, la journée, la nuit...
Moi, je n'ai plus de mère, mais j'ai eu une très bonne mère. Elle m'a guidé du mieux qu'elle pu et elle s'est investi dans notre vie à ma soeur et moi, de manière complète. Elle était faite pour être mère. Ma soeur aussi d'ailleurs.
Bonne journée!
lundi 3 mai 2010
Complainte de la ménagère précieuse
J'aime dire que je suis ouverte à toutes sortes d'expériences gustatives. Je mange du foie, du boudin, des escargots, et ce, avec plaisir. Cependant, il y a une chose qui me retourne l'estomac de l'intérieur vers l'extérieur et c'est le pâté chinois.
Je ne comprend pas cet attachement pour ce plat qui, historiquement parlant, est le symbole de l'asservissement d'un peuple par des riches canadiens anglais voulant relier l'océan Atlantique et Pacifique par un chemin de fer. Vous pensez que je suis injuste? Que la voie ferrée a permis le commerce, l'immigration, le développement? Vous avez peut-être raison, mais moi, l'idée d'aller dans l'Ouest en train évoque 7 jours de voyagement sans cesse, des plaintes étendues sur des milliards de kilomètres, pour arriver aux spectaculaires Rocheuses. Tout ça pour voir de grosses montagnes? Je peux très bien y aller en avion, merci beaucoup.
Et en plus d'être immonde au goût, le pâté chinois, ça prend du temps à faire. Premièrement, il faut cuire de la viande. Ça empeste la maison pour des jours. Faire cuire des patates, ça humidifie la maison pour des jours, sans mentionner qu'il faut les éplucher, les laver, les couper, les faire bouillir... et ça renverse toujours un peu sur le rond, ça colle, ça fait un cerne dans la casserole, cerne qui est aussi tenace qu'un cerne de saleté autour du bain.
Que dire des légumes... Moi, le blé d'inde, je le préfère salé et beurré, mais surtout éclaté. Et puis, si le plat n'est pas accompagné d'une salade, c'est loin de respecter les portions recommandées de fruits et légumes! À part de cela, qui mange de la salade en accompagnement de son pâté chinois?
Je reviens aux patates, parce qu'il faut les piler aussi. Pas question de laisser des mottons, non! Sinon, on risquerais de rester pris avec les restes de ce plat, probablement issu directement de l'enfer, pendant près de deux semaines.
Vous en voulez d'autres, ds raisons de haïr le pâté chinois? Voilà: ca produit une tonne de vaiselle, c'est ultra long à faire, ça se gobe en un quart de seconde pour ensuite former un bouchon juste à l'entrée de l'estomac, ce qui fait que toutes les bettes vinaigrées que tu manges après t'irrites le tuyau.
J'ai essayé d'aimer ça, je le jure! En fait, je pense que c'est depuis que j'en fais que je ne suis plus capable d'en manger. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai essayé de remplacer la viande par du tofu, de gratiner le tout, de l'accompagner de mayonnaise (des vers de terre crus seraient mangeables avec de la mayo), rien à faire. Seule une tonne de ketchup me permet de gober le tout sans trop penser au goût immonde de ce plat.
Pourquoi diable fais-je encore ce plat si c'est une expérience si éprouvante? Le Revel adore ça.
Si c'est pas ça l'amour, je me demande bien ce que c'est.
Je ne comprend pas cet attachement pour ce plat qui, historiquement parlant, est le symbole de l'asservissement d'un peuple par des riches canadiens anglais voulant relier l'océan Atlantique et Pacifique par un chemin de fer. Vous pensez que je suis injuste? Que la voie ferrée a permis le commerce, l'immigration, le développement? Vous avez peut-être raison, mais moi, l'idée d'aller dans l'Ouest en train évoque 7 jours de voyagement sans cesse, des plaintes étendues sur des milliards de kilomètres, pour arriver aux spectaculaires Rocheuses. Tout ça pour voir de grosses montagnes? Je peux très bien y aller en avion, merci beaucoup.
Et en plus d'être immonde au goût, le pâté chinois, ça prend du temps à faire. Premièrement, il faut cuire de la viande. Ça empeste la maison pour des jours. Faire cuire des patates, ça humidifie la maison pour des jours, sans mentionner qu'il faut les éplucher, les laver, les couper, les faire bouillir... et ça renverse toujours un peu sur le rond, ça colle, ça fait un cerne dans la casserole, cerne qui est aussi tenace qu'un cerne de saleté autour du bain.
Que dire des légumes... Moi, le blé d'inde, je le préfère salé et beurré, mais surtout éclaté. Et puis, si le plat n'est pas accompagné d'une salade, c'est loin de respecter les portions recommandées de fruits et légumes! À part de cela, qui mange de la salade en accompagnement de son pâté chinois?
Je reviens aux patates, parce qu'il faut les piler aussi. Pas question de laisser des mottons, non! Sinon, on risquerais de rester pris avec les restes de ce plat, probablement issu directement de l'enfer, pendant près de deux semaines.
Vous en voulez d'autres, ds raisons de haïr le pâté chinois? Voilà: ca produit une tonne de vaiselle, c'est ultra long à faire, ça se gobe en un quart de seconde pour ensuite former un bouchon juste à l'entrée de l'estomac, ce qui fait que toutes les bettes vinaigrées que tu manges après t'irrites le tuyau.
J'ai essayé d'aimer ça, je le jure! En fait, je pense que c'est depuis que j'en fais que je ne suis plus capable d'en manger. Pourtant, ce n'est pas faute d'avoir essayé. J'ai essayé de remplacer la viande par du tofu, de gratiner le tout, de l'accompagner de mayonnaise (des vers de terre crus seraient mangeables avec de la mayo), rien à faire. Seule une tonne de ketchup me permet de gober le tout sans trop penser au goût immonde de ce plat.
Pourquoi diable fais-je encore ce plat si c'est une expérience si éprouvante? Le Revel adore ça.
Si c'est pas ça l'amour, je me demande bien ce que c'est.
samedi 1 mai 2010
Pensée profonde #1
Aujourd'hui, j'ai envie de partager avec vous un beau moment de sagesse que j'ai vécu cette semaine avec le Revel. Alors que j'arrivais du travail, il m'a dit:
-As-tu remarqué quelque chose?
-Euh, attend..., lui ai-je répondu. Je regarde autour de moi, il n'y a rien de neuf dans notre appartement.
-Ben là, tu remarques rien? s'est-il impatienté.
-Scuse-moi,mais non, répliquais-je d'un air méfiant*
*Le Revel est un petit farceur. Il m'a déjà dit qu'il m'avait acheté un cadeau, m'a fait joué à chaud ou froid dans tout l'appartement pour que je trouve ledit cadeau, et après 30 minutes de recherches intensives, plié en deux de rire, m'a avoué que c'était une joke. Vous comprendrez que je me méfie de ses surprises...
-Je donne ma langue au chat!
-Ok, je te le dis: j'ai fait la vaisselle deux jours de suite sans que tu me le demandes.
et il ajoute, sûr de lui:
- Je pense que je suis prêt à devenir père.
...
Il est sérieux.
-As-tu remarqué quelque chose?
-Euh, attend..., lui ai-je répondu. Je regarde autour de moi, il n'y a rien de neuf dans notre appartement.
-Ben là, tu remarques rien? s'est-il impatienté.
-Scuse-moi,mais non, répliquais-je d'un air méfiant*
*Le Revel est un petit farceur. Il m'a déjà dit qu'il m'avait acheté un cadeau, m'a fait joué à chaud ou froid dans tout l'appartement pour que je trouve ledit cadeau, et après 30 minutes de recherches intensives, plié en deux de rire, m'a avoué que c'était une joke. Vous comprendrez que je me méfie de ses surprises...
-Je donne ma langue au chat!
-Ok, je te le dis: j'ai fait la vaisselle deux jours de suite sans que tu me le demandes.
et il ajoute, sûr de lui:
- Je pense que je suis prêt à devenir père.
...
Il est sérieux.
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