lundi 21 septembre 2009

Quand le shi-tzu fait réfléchir le caribou

Bien des jours ont passés sans que je n'aie rien à redire sur rien. Même que c'était un peu plate. Petite routine, boulot, dodo, souper gastronomiques chez Blondie et Wray, non, rien de vraiment extraordinaire.

Après deux fins de semaine de vachage intense (par vachage, j'entend par là laisser ma trace de fesse de manière indélébile sur le divan), je reprend du collier! Un collier de chien, qui plus est!

J'ai accueilli dans mon humble demeure le plus beau des petits chiens, pour un après-midi, une soirée, une nuit et une matinée. Moi qui a de la difficulté à garder une plante araignée en vie, c'était tout un défi! Avant l'arrivée de mon amie à quatre pattes, j'ai tout récuré. Comme s'il pouvait, à travers ses jolis yeux en boutons de bottine, me juger d'être un peu souillon (je vous l'ai dit, quand je vache, je ne lève mon précieux popotin du divin divan que pour aller pisser et me faire un sac de popcorn au micro-onde), je n'avait pas récuré mon antre depuis des lustres.

Donc, 14h30, je vais chercher le mignon lapinot chez Wray, qui organisait une fête, et qui, par hasard, avait la tête dans le cul tellement creux que je ne lui ai vu que la nuque quand j'ai mis les pieds chez lui. Il avait déjà préparé les valises du Prince. Je me suis donc empressée de retourner à la maison, afin passer un bel après-midi avec mon invité laineux.

Après un millions de pipis, nous voilà arrivés. Je le fais entrer et je défais ses valises. J'y ai trouvé
- 4 toutous (le nonos rouge et vert, le ti-toiseau, le ballon de football et le nounours qui a plus l'air d'un tas que d'autres choses)
-2 sacs de friandises pour chien (des pepperonis et des party mix)
-1 boîte de sacs à crottes
-1 bol pour le manger
-1 bol pour l'eau
-1 plat de croquettes (c'est épouvantable comment ça pue)
- 1 doudou

Équipés de la sorte, nous passerions une belle soirée. J'espérais mettre le chien à l'aise en lui faisant le tour du propriétaire (tu vois les armoires? Il y en a moins que chez toi, hein? Ici, la salle de bain, ici, la salle d'ordi, etc. ) Puis, je lui ai lancé son nonos à quelques reprises, question de l'entertainer. Pas très enjoué, le cabot! Bon, il préfère peut-être faire une sieste? À vos ordres! Je l'installe près de ma trace de fesse, ayant mis sa doudou a côté au préalable. Quelques toutous, une friandise... Le paradis, quoi! Je m'installe à ses côtés. Mais qu'est-ce qu'on dit à un chien? Parler de la météo? Il s'en fout, et d'un hiver à l'autre, il ne se souvient pas que de la neige, c'est frette. Lui demander des nouvelles de la belle tite chienne qui habite en bas de chez lui? C'est un peu tourner le fer dans la plaie, il est opéré, le pauvre.

(Je fais une parenthèse. Quand j'étais sans emploi, il m'a beaucoup écouté. C'est un auditeur très discret, mais attentif. Je savais que, quand il clignait des yeux, il comprenait. Maintenant, je crois que j'ai perdu le contact avec lui. Peut-être qu'inconsciemment, je voulais que ce week-end soit une réunion, une retrouvaille de notre ancienne amitié. Ce n'est malheureusement pas ce qui s'est passé.)

Lorsque le Revel à l'Orange est revenu du travail, il se sont toisés du regard. Houlà! Que la compétition commence! Qui serait le mâle Alpha? Qui devrait courber l'échine face à l'autre? Plus la soirée avançait, plus la pression montait. Il me semblaient à égalité, aucun ne prenant le dessus de manière flagrante. Le chien, clignant des yeux d'un air menaçant, Revel, répétant: «Je vais le tuer.» Afin de calmer le jeu, nous sommes sortis pour la marche vers 19h. Étonnamment, les deux s'entendaient comme larrons en foire et caracolaient sur le trottoir. Ce n'était qu'un leurre, une fausse trève machinée par ces deux adversaires, stratégie établie de part et d'autre pour tenter d'enlever la victoire.

Un million de pipis plus tard, nous sommes de retour à la maison. Chacun retourne à son divan, chacun surveillant l'autre du regard, moi entre les deux, ne sachant pas quoi faire. Un milliard de pauses publicitaires plus tard, c'est l'heure du coucher. Ce fut un sujet délicat.

Il n'était pas question de dormir avec l'invité canin pour deux raisons: je suis allergique et Revel lui aurait tordu le cou avant même qu'il puisse poser la patte dans son repaire. S'il avait envahi la chambre de toutes les passions, le Prince aurait pu le déjouer durant son sommeil! Faisant fi des commentaires haineux de ma tendre moitié, j'installai mon invité sur sa couverte, sur le divan, entouré de ses toutes et de friandises et lui souhaitai une bonne nuit.

Cinq minutes plus tard, il grattait dans la porte de la chambre pour entrer. Laissez-moi vous dire que la bestiole, elle est tenace. Je priai mon conjoint de garder son calme et de le laisser faire. Que de pogner les nerfs lui donnerait raison. Par un miraculeux hasard, il m'a écouté. Il devait être vraiment très fatigué.

Le beau prince regagna donc son lit de fortune, mais il répéta son manège plusieurs fois durant la nuit. Une guerre des nerfs! La nuit passa toute même sans que notre sanctuaire ne soit souillé par l'ennemi. Notre tapis d'entrée, cependant, fut souillé par une belle vomissure. Fort heureusement, Revel quitta la maison pour aller travailler sans le remarquer.

Au matin, j'ai offert le déjeuner à mon convive, de belle croquettes puantes. Il les refuse, levant le nez devant mon air suppliant genre: «S'il te plaît, soit heureux dans maison, aime-moooooiiiii.» Il retourne sur le divan, mais cette fois, à côté de sa doudou. Je ne pouvais pas croire qu'il avait passé une si mauvaise nuit et qu'il me punissait de la sorte (en s'assoyant dans ma légendaire trace de fesse.) Bon, passons. Je m'évertuais à trouver quelque chose à dire, à lui proposer de la musique, rien à faire, il me faisait la gueule. J'ai donc constaté, à mon grand regret, que cette expérience était un échec. Mais où avais-je donc failli dans mon devoir d'hôtesse? Lui refuser mon lit? C'est une barrière que je pouvais franchir, compte tenu de l'autre mâle qui grognait. Il m'en voulait donc pour cela?

J'ai baissé les bras. J'ai empaqueté ses affaires que je lui ai mis sa laisse. Qu'il retourne donc chez lui, l'ingrat! Quand je suis entrée dans sa maison, il est parti dans ses affaires, sans même me jeter un regard. Je suis certaine que si je n'avais pas perdu de la capacité auditive à force d'écouter de la musique forte, j'aurais pu entendre mon coeur tomber par terre et éclater en mille miettes.

Je suis retournée chez moi le coeur gros, comme si j'avais définitivement perdu un ami pour toujours. J'en tire tout de même une leçon: je ne pourrai jamais avoir un animal. Ça demande beaucoup d'effort psychologique et je n'en ai pas la force.

Fin de cette histoire triste. Quand j'y pense, peut-être a-t'il voulu m'apprendre quelque chose? Que de trop en mettre peut gâcher la sauce? J'y pense encore, la tête appuyée de manière mélancolique sur la vitre du salon, le regard perdu dans l'horizon.

***

Vous vous demandez peut-être qui du prince ou du Revel est le mâle Alpha? Et bien, en voici un indice: si Revel marque son territoire tout autour de la toilette, le beau Prince l'a fait avant de partir sur tous mes tapis, de même que dans mon panier de linge propre.

lundi 7 septembre 2009

Histoire de Brad Pitt et de Barbies

En cette magnifique journée de la Fête du travail, je me suis dit qu'avant de faire le ménage de la soue à cochon que je partage avec mon Revel à l'Orange, je devais me payer la traite. Bouffe? Non, j'ai gobé une poutine hier. Alcool? Jamais avant 12h, heure locale. Une traite de quoi alors? Brad Pitt.

Je vous l'ai dit, je retombe en adolescence. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais j'ai une théorie là-dessus. La voici: j'ai travaillé quelques semaines avec une collègue enceinte. Elle était magnifique et rayonnante, mais je pense qu'elle dégageait aussi des hormones (pas des odeurs, ne vous méprenez pas là dessus), des genres de phéromones qui m'ont atteints. Si elle a des émotions qui remontent par bouffées, je pense que moi aussi. Peut-être que je fais une grossesse sympathique, je n'en sais rien, mais mon but de devenir une roche est loin d'être atteint.

Retournons à nos moutons, ou à nos beaux acteurs. J'ai donc loué The curious case of Benjamin Button, sur Illico. Je vous entend déjà: Brad Pitt n'est pas super beau là dedans. Je vous répondrai que, effectivement, à moins de tripper sur le troisième âge... Mais quand il est beau, IL EST BEAU. De toute manière, ce n'est pas juste pour l'acteur que j'aime ce film. C'est parce que c'est un bon film, un peu long certes, mais les images sont époustouflantes et l'histoire est belle aussi. Quand on capote sur son âge et le fait qu'on devient trop vieux pour faire certaines choses (comme mon amie Blondie qui se retient de faire des avances à un plus jeune, qui, apparemment, se laisserait faire entre les mains d'une femme d'expérience), ça relativise les choses.

J'aime les films qui se déroulent sur une longue période, comme Forrest Gump, par exemple. On peut voir évoluer les personnages, les décors... Je me demande aussi comment les producteurs font pour recréer une époque particulière, de manière aussi juste. J'aime aussi les films qui me font pleurer, des fois parce que les personnages meurent, mais aussi parce qu'ils vivent des émotions trop violentes pour que ça arrive au commun des mortels. Ma vie n'est pas plate, loin de là, étant donné la variété de personnes qui sonnent à la porte, qu'on rencontre au travail, dans l'autobus, à l'épicerie, mais des fois, la vie est régulière. Je vais donc chercher mon extra d'émotions dans les productions cinématographiques ou les livres.

Fin de l'homélie.

Voici la constatation du jour. Je suis allée chez Benjo avec mon amie Blondie hier et ce que j'ai vu m'a sidéré: les nouvelles Barbies. Elles ont été révisées dans leurs mensurations et dans l'apparence de leur visage. Leurs vêtements sont aussi beaucoup moins extravagants. Elles sont désormais ordinaires, comme les petites filles qui vont éventuellement jouer avec. Je les observais, lorsque Blondie a émis un statement qui passera à l'histoire (du moins, la mienne): «Les nouvelles Barbies ont l'air d'être des Mormons.» Et ça m'a frappé de plein fouet: il ne manque que la petite bible en plastique dans l'emballage! Je me demande bien où cé qu'on s'en va?

Il y avait aussi des peluche en forme de virus, microbes et autres microorganismes. J'ai cherché le virus du sida, je ne l'ai pas trouvé. Faut croire que le monde ne meurt pas assez de ce fléau pour qu'on en fasse un toutou. Cependant, je m'attends à voir un à l'effigie du H1N1. Ça, c'est grave!

Bon, opération ménage. Par où je commence?

dimanche 6 septembre 2009

Je suis une groupie finie, malgré moi.

J'ai tout plein de choses à dire.

Premièrement, je suis allée au magasin (lire centre d'achat, mais le terme magasin, dans mon esprit, évoque autant un dépanneur qu'un shopping mall de 12 étages. C'est une vieille habitude dont je ne me départit pas, puisqu'elle est ancrée au plus profond de mon être et que, bon, si on peut sortir la fille du bois, on ne peut pas sortir le bois de la fille.) pour m'acheter un film que je désirais depuis un bout de temps.

J'y suis allée avec mon Revel à l'Orange (aka Tendre Moitié), qui riait de moi et de mon choix bizarre pour ce film. Au fur et à mesure de ma progression dans l'antre de la dépense inutile, il m'écoeurait de plus en plus, si bien que j'ai eu la honte. Je lui ai demandé de payer pour mon film, tandis que je l'attendais sagement à l'extérieur (pour deux raisons: la honte et le fait que les objets que j'achète ne sont jamais démagnétisés et que je sonne inévitablement en passant entre les bornes. Malheureusement, j'étais cassée et je devais payer avec ma carte de crédit (aka Rectangle de plastique inventé par Satan).

J'ai donc dû payer moi-même pour mon achat (je serais moins gênée de m'acheter un dildo en forme de fusée trois couleurs, c'est vous dire) et c'est à ce moment qu'il a dit très fort à la caissière qu'il espérait que ma carte passe afin que je possède enfin l'objet de mon obsession. La sympathique jeune fille a piqué un fard en m'avouant qu'elle adorait ce film. Elle avait au moins 20 ans, et ça m'a libéré de ma honte. Jusqu'à ce que le Revel se promène dans le centre d'achat, le film entre les mains, en criant le titre à qui voulait bien l'entendre. Super, ma belle coleur peau est désormais rouge.

En tout cas, j'ai maintenant mon film et je suis contente. Je m'assume presque.
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Hier, je suis allée à St-Élie de Caxton avec Patronne et sa smala. Quel beau projet: leur Troisième fille devait jouer dans une fanfare accompagnant la parade du village. Je suis donc partie avec son chum et Quatrième fille. Le voyage s'est bien déroulé. Quoi de mieux que de voyager avec du Richard Desjardins à tue-tête? Voyager avec Richard Desjardins, mais bon... à chacun ses fantasmes!

Nous sommes arrivés au village à12h, avons marché vers l'église où se déroulait les festivités. J'oubliais de le mentionner! C'était la Petite fête de St-Élie de Caxton, présidée et animée par nul autre que Fred Pellerin. J'avais apporté mes livres (Il faut prendre le taureau par les contes et Comme une odeur de muscles, écrit par le susmentionné, excellent, en passant, de manière à les prêter à la smala). Super patonne m'a forcée à les apporter dans mon sac, afin que, et je la cite: «Les faire autographier et leur faire prendre de la valeur, si tu veux les vendre du E-Bay plus tard.» OK, lui répondis-je, mais je ne courrai pas après Fred pour avoir un autographe. Je suis une groupie gênée, j'observe seulement.

J'ai vu Fred, mais comme Patronne ne savait pas de quoi il avait l'air, je me suis bien gardée de lui mentionner qu'il se trouvait à côté d'elle. (Il est aussi sympathique qu'il en a l'air!)Plus tard, après la fanfare, elle a couru après lui pour quémander ces foutues autographes. Fine, me dis-je, si elle le fait à ma place, je ne serai pas obligée de le faire des sourires nerveux en marmonnant: «J'aime beaucoup ce que vous faites...» C'était sous-estimer Patronne, qui s'était mis en tête de me prendre en photo avec l'écrivain-conteur. Super. Malgré ma résistance, mes refus, je me suis fait prendre en photo avec lui­. Pas si pire, me direz-vous... Mais, non, je ne fais pas les choses en moitié. En passant mon bras derrière son dos, je lui ai mis la main au cul. C'était un geste non prémédité.

Eh, oui. En plus d'être une groupie finie, je touche les fesses d'autrui. Des fesses célèbres en plus. Dieu merci, une photo c'est pas trop long à prendre et j'ai marmonné un «Merci» avant de me sauver. Quatrième fille m'a demandé si j'allais me laver la main un jour (elle a 13 ans). Pas le choix, il n'y a seulement que des toilettes chimiques ici, dont le niveau s'élevait dangereusement, de minute en minute (note à tous les organisateurs d'événements: lorsqu'on planifie une épluchette de blé d'inde, toujours commander une ou deux toilettes chimiques de plus. Le blé d'inde, ça passe vite dans le corps). Stérigel, nous voici!

Après autant d'émotions, nous sommes allés au guichet, question de sortir de l'argent pour acheter une couple de gogosses. L'affiche que j'ai vue à la caisse m'a sidérée. Le show prévu dans la soirée était le suivant: Richard Desjardins et sa guétard. Richard Desjardins, mon idole? Le plus meilleur poète du monde entier (à mes yeux du moins)? Eh oui!

Je caaaapote, tout en allant faire la file pour manger un hot dog (btw, ça aussi ça passe vite dans les conduits humains), je l'ai vu pour de vrai. Le vrai Richard Desjardins, en chair et en os! Shit, la file avance plus vite que je ne le voudrais. L'appel du roteux étant plus fort que mon désir de tâter du popotin connu, je le quittai des yeux. Pas assez vite, car Patronne avait remarqué mon manège. «C'est-tu Richard Desjardins? Viens, je vais te prendre en photo avec, tu pourras faire signer, euh, ton buste.» Je lui ai rappelé que Fred Pellerin était parti avec mon stylo et que, de toute manière, je n'aurais pas vraiment pu justifier au Revel à l'Orange, la présence des pattes de mouches sur mes seins. Et de toute manière, j'avais trop faim, je pouvais perdre connaissance à tout moment. En plus que j'avais pris un coup de soleil dans la face durant l'après-midi (c'était vrai), je n'étais pas vraiment présentable. Autant de raison, débitées à la vitesse de l'éclair, ont eu l'air de la convaincre de me pas mettre son projet en branle. Elle devait avoir faim aussi, elle ne lâche pas la partie aussi rapidement d'habitude...

Ensuite, on mange, on marche, on s'assied dans l'herbe, on placote de tout et de rien. J'ai vraiment passé une super belle journée. Le village est très joli. Aussi beau qu'un petit village québécois perdu dans les bois peut l'être. Sans farce, si vous passez dans le coin, ça vaut le coup d'oeil. Finalement, 19h30 arrive, l'heure du spectacle, sur le perron de l'église.

Moi qui est si prévoyante, j'apporte toujours des vêtements de rechange. Pas cette fois. L'été est manifestement terminé, car aussitôt le soleil couché, il fait très frette. Je suis en jupe et en babouche. Ais-je mentionné que nous étions dans le bois? Je suis la seule qui a un bout de peau qui dépasse. Les autres sont en jeans, veste et foulard. Les moustiques et autres vampires à 6 pattes se jettent sur moi comme un club d'outremangeurs anonymes en crise sur un buffet chinois. Yé. J'ai maintenant une grosse boursoufle qui s'étend de l'aine aux genoux, front and back. Même si le Revel n'était pas dans ma vie, je n'aurais pas pu me jeter sur Richard comme toute bonne groupie, car

1. j'étais tellement gelée que mes genoux ne pliaient plus
2. mon sang était ailleurs que dans les membres inférieurs (où, je n'en sais fichtrement rien, probablement dans les abdomens des insectes piqueurs, qui, rassasiés, sont allés cuver mon hémoglobine dans un buisson voisin.)
3. mes piqures enflaient de manière dramatique (j'ai déjà de grosses cuisses, mais là, j'aurais pu poser ma candidature dans un cirque et j'aurais eu la job de clown, surtout avec ma face rouge, ils auraient sauvé sur le maquillage)

Donc, hors de question de me comporter comme une groupie en feu. Ce qui est une bonne chose, car la honte me rattrape toujours assez rapidement (voir le début du texte. Si vous ne vous souvenez pas de mon aventure au magasin, vous êtes en état d'ébriété ou en baisse de sucre. Faites quelque chose!) Nous sommes donc retournés à la voiture. Troisième fille était là (19 ans). On placote un peu, elle me dit qu'elle se trouve vraiment vieille. Elle me demande mon âge. Je ne peux mentir, mais on quand même du plaisir à discuter, ce qui me rajeunit.

Morales de cette aventure:
1. Patronne est une personne que j'apprécie vraiment beaucoup, et c'est probablement pour ça que j'aime autant mon travail.
2. Je suis une vraie groupie de marde.
3. Je ne suis pas si poche que je le pensais avec les ados.
4. Même si l'été est fini, je dois toujours appliquer de la crème solaire, surtout sur le nez. J'ai l'air d'une fraise.
5. Même si le Revel me gêne d'une manière extrème à certains moments, je l'aime gros comme la Terre.
6. Les toilettes chimiques, c'est dégueulasse.

Avez-vous deviné le titre du film que j'ai acheté?

mercredi 2 septembre 2009

Je compulse.

Qu'ais-je fait durant les derniers jours, voire les dernières semaines? Eh bien, j'ai bu un verre. Et je me suis dit que ce ne serait pas i mal si je lisais les 3 autres tomes de Twilight. J'avais vérifié sur Facebook si je n'étais pas devenue complètement tarée, mais une «amie» m'avais répondu qu'elle avait lu et qu'elle me le recommendait chaudement. Étais-ce le commentaire d'une cousine de 18 ans? Non, une prof en littérature.

Il ne m'en fallu pas plus pour que je me garroche au Zellers pour me procurer les précieux documents. Pas question d'aller à ma librairie habituelle, on aurait pu me juger! J'avais tout de même préparé ma réponse au regard suspicieux et accusateur du caissier (cute, qui plus est):

- Ah, est-ce que les livres sont échangeables? C'est pour ma nièce et je ne sais pas si elle l'a déjà lu...

Ça me rappelle le stratagème pour se justifier d'acheter une poutine de format régulier chez Ashton:

- Oui, deux fourchettes s'il vous plaît, en levant les yeux aux ciel d'un air entendu, l'air de dire qu'aucune personne équilibrée mentalement et alimentairement parlant ne pouvait avaler une aussi grande quantité de cette merveilleuse saveur... Ben moi, je suis capable. Aux olympiques de la poutine, je gagnerais certainement une médaille. J'ai beaucoup d'entraînement anyway.

Bon, je m'égare (et j'ai maintenant faim)

Tout ça pour dire que je me suis tapé les 3 tomes en à peu près quatre jours. Ma trace de fesse est étampée de manière irréversible dans mon divan. Et je rêve à des vampires. «mais bon, j'assume mon état, car j'ai établi une nouvelle règle:

«Quiconque a le droit de lire des livres destinés à des ados, et ce, sans remord, car c'est ce qui nous maintien jeune (et fringant) et cool auprès de cousines que l'on voit rarement et à qui on a plus rien à dire. »

Alors, les livres terminés, j'ai dû lire le premier, car je ne l'avais vu qu'en film. Il faut croire que je n'en avais pas eu assez. C'était parfait, Tendre Moitié étant parti à la pêche, je pouvais donc m'adonner à compulser en toute liberté. Donc, je me suis plogué le film, pendant que je lisais le livre. Ben quoi, il faut bien comparer les scènes!

Après deux semaines de ce régime, je pense être apaisée dans mon besoin. Je suis soulagée. Mais, je me dis que je devrais peut-être écouter le film en anglais....

C'est reparti...