Jour 3 - 22 septembre 2010
Comment boire et porter de la Guinness en même temps?
Nous avons atterrit en Irlande à 14 heures, le 22 septembre 2010 et je pense que je ne serai plus jamais la même. Nous avons pris une navette qui nous a amenées dans le centre-ville de Dublin, tout près de Temple Bar, où nous avons réservé une chambre (dorm) pour 2 nuits.
Wow! Je capote parce que, même si j'ai passé deux jours à Londres, j'atteins officiellement aujourd'hui le but, le rêve tant caressé depuis 1 an. L'Irlande.
Nous avons une nouvelle adaptation. Non, ce n'est pas la conduite du mauvais côté de la route, on y a déjà goûté à Londres. Non, nous devons passer à l'Euro. Quel bonheur de ne pas voir la face de la reine sur tous les billets! Mais nous devons nous habituer à la petite monnaie. De la petite bière (hum!) comparativement à la journée de crotte que nous venons de passer. Parlant de bière, on commence à avoir soif!
Nous sortons notre carte pour trouver notre hostel, le Barnacle's Temple Bar. Par chance, j'ai réservé des auberges qui sont tout près des lieux touristiques. Ça coûte plus cher, mais ça vaut la peine, compte-tenu que nous ne passons pas 4 mois à Dublin, seulement 3 jours.
L'auberge est charmante, le personnel est accueillant, le dortoir est sympa (pour un dortoir). On s'installe et on se prépare pour aller casser la croûte et boire un coup. De Guinness, évidemment! Je ne suis pas une grande fan de Guinness, mais bon, on est à Dublin, alors pas le choix!
On sort vers 18 heures, bien décidées à aller célébrer l'anniversaire de SexyMama! Nous atterrissons à deux pas de notre auberge, au Temple Bar. Je vous jure, pour ceux qui ont connu l'époque glorieuse du bar Chez Son Père, we were home!! Jusqu'au chansonnier qui ressemblait à Stéphane Servant! Hallucinant! J'ai le sourire étampé dans la face, la Guinness est un élixir de jeunesse, c'est bon, mille fois meilleure qu'au Canada! On est parties pour la gloire.
On écoute le musicien pendant que le bar se remplit. En Irlande, il est défendu de fumer partout dans la majorité des établissements. Les bars ont toutefois trouvé une alternative intéressante: le beer garden. Ce jardin, emménagé dans le bar, est un endroit ouvert où les gens peuvent fumer sans sortir sur le trottoir. Belle idée!
Je vous entend... Vous saurez qu'en Europe, j'ai le droit de fumer. Si vous aviez passé la journée que nous avons passée, vous auriez fumé aussi, je vous jure!
Anyway.... On dit souvent que l'alcool est un lubrifiant social. Je peux vous dire que l'alcool et la cigarette, ça l'est encore plus! C'est dans ce beer garden que nous avons rencontré notre ami Frankie, un Américain en vacances d'Iraq. Nous avons placoté, placoté, ri et placoté encore. Et bu de la bière. Et changé de bar. Nous sommes allés au bar The Quay, question de voir si la Guiness goûte pareil partout. Eh oui...
Le temps passe, on jase, on écoute de la musique. On rencontre des Français qui nous appellent ''bonjour les cousines!'' En d'autres temps, ce call m'aurait paru tacky, mais comme ils ne nous ont pas demandé si on connaissaient Céline Dion personnellement, nous leur avons permis d'être nos amis. On a du fun.
Je saute quelques détails ici, mais comme dans toute bonne soirée bien arrosée, il arrive qu'il y ait des incidents. D'habitude, ça ne m'arrive pas à moi, car soit je
a) suis partie du bar
b) suis aux toilettes
c) suis dehors en train de fumer
mais là, disons que j'y ai goûté. Comme Blondie était occupée à prendre des cours de langue anglaise (hum!), j'ai jasé avec un gars au bar, qui, je m'en suis rendu compte assez rapidement, était très très chaud. J'aime parler avec des inconnus, mais quand ils parlent dans une langue étrangère, en lettres attachées, avec un accent, je n'insiste pas trop. Sauf que je crois que le gars avait d'autres intentions à mon égard. Je me rapproche donc de mon nouvel ami Frankie et de nos amis Français.
Malheur à moi. Apparemment, et pour un prétexte que j'ignore, j'aurais insulté le gars du bar, qui
M'A VERSÉ SA PINTE DE GUINNESS SUR LA TÊTE, avant de casser le verre pas terre et de se sauver.
RA- PORT!
Là, tout est allé vite: le gérant du bar vient me voir pour que je lui décrive le gars, tout ce que je pense, c'est qu'il portait un suit (je devais être pas mal plus affectée que ce que je pensais), il m'a donné la clé des toilettes du staff pour que je me change et on est partis ailleurs.
Est-ce une raison pour aller se coucher? Non. Nous avons continuer à arpenter Temple Bar pour trouver un autre endroit où épancher notre soif (bon, ok, on avait plus vraiment soif...)...
...
Je me suis réveillée le lendemain matin, toute habillée, avec mes bottes dans le pieds et mon linge puant la bière. Mais je n'étais pas la seule, le reste de mes roommates étaient dans le même état que moi. Ce soir, promis, je prends ça relax. Je n'ai plus 20 ans après tout...
Encore plus svp! Non mais, méchant malade le gars... Que d'aventures!
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