C'est avec consternation que j'ai appris cet hiver que le Café Tatum, sur la rue St-Jean, avait fermé ses portes. Je n'y allais plus à toutes les semaines comme à l'époque où je travaillais à la Tabagie Quartier Latin, mais quand même! C'est là où, en septembre 1996, je sortais pour la première fois avec mes nouveaux amis. Fraîchement libérée dans la grande ville, je découvrais que le café pouvait se servir autrement que dans une tasse blanche, saturé de sucre! Et qu'il y avait toutes sortes de cafés: au lait, viennois, mocha... Un monde nouveau s'ouvrait à moi!
Eh bien, ce monde n'est plus. J'imagine que toute bonne chose a une fin, inutile de pleurer. Est-ce toutefois le signe que je doive moi aussi quitter la ville? Sans tomber dans l'ésotérisme, il est peut-être temps que je sacre mon camp! J'ai presque passé autant de temps à Québec qu'à Quévillon... Alors, la suite, elle sera où? Victo? Montréal? Toronto? New York? Los Angeles? Paris? Moscou? Faut bien rêver, quand même!
C'est donc dans cet état d'esprit que le 14 juin dernier, je suis allée hanter les anciens locaux du Café Tatum, en compagnie de Wray et de Journalynx. Maintenant flanqué d'une petite terrasse, le restaurant s'appelle Les Trois Garçons, et il s'agit d'un bistro bien sympathique. Lorsque j'ai rejoint mes amis, ils étaient attablés près de la fenêtre et dégustaient une pinte de bière. Salivant déjà à l'idée de manger un Tom Pouce (photo), Journalynx avait déjà fait son choix. Wray optait pour le même sandwich tandis que je prenais un peu au hasard, le Québec 1608. Composé d'une juteuse boulette sur laquelle fond une tranche de fromage 1608 de la laiterie Charlevoix, d'oignons caramélisés, de roquette et de caramel balsamique, l'ensemble est un délice. «C'est juste un burger» protesterez-vous. Oui... mais non! On est loin du petit burger plate du McDo ou de la cabane à patates. Le tout accompagné de frites et de mayos maison, nous étions au ciel. Il semble que la tour d'oignons français vaut aussi le détour, mais nous avons été sages. En fait, plus ou moins sages, puisque j'ai gobé une tarte au sucre à l'érable (avec un coulis au caramel butterscotch, un pur délice!). Journalynx s'est laissé tenter par une crème brûlée.
Après ce copieux repas, nous sommes allés au spectacle du groupe vocal Rive-Son, de Lévis, au Palais Montcalm. C'était la deuxième fois que j'assistais à leur spectacle annuel. En juin 2011, j'avais été éblouie par le talent, autant vocal que physique, de ces artistes. Ils sont nombreux sur scène, ils sont partout, ils dansent... Ça donne presque le goût de passer les auditions! Mais on sent qu'il y a énormément de travail derrière ce spectacle; il faut donc s'investir à 100% dans un projet de ce type pour que ça fonctionne. Chapeau! Le spectacle 2012 était excellent!
C'est donc une magnifique soirée, toute en saveur et en sons, que j'ai passé avec mes amis. Je le dis et le répète, l'amitié, ce c'est pas inconditionnel. Il faut l'entretenir pour qu'elle puisse continuer à vivre. Sinon, il meurt. IL MEURT.
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
mercredi 27 juin 2012
samedi 2 juin 2012
Ah, BD de mon coeur!
J'aimerais parfois revenir dans le passé. Pas dans le but de changer tout plein de choses, non, je ne déposerais qu'une pincée de motivation sur ma tête, question de me faire allumer sur certains talents que je possédais (possède encore ?). J’aimais beaucoup dessiner. J’aimerais avoir eu l’occasion de développer cet intérêt en (peut-être) un talent ou une carrière ! C’est à ça que je pense que je termine la lecture d’une BD. Je ne ressens pas d’amertume, mais je me dis que ce doit être trippant à créer, encore plus que d’écrire de la fiction. Je sais que la création d’une BD demande beaucoup de travail et c’est pourquoi j’aimerais vous inciter, chers lecteurs, à aller fouiner dans la section BD de votre librairie favorite. Qui sait ce que vous pourrez y trouver au détour d’une allée. Du bonheur imprimé ? Oui !
Ces temps-ci, je suis en pleine boulimie de bandes dessinées. Je me gave de dessins, de bulles, de textes drôles et intelligents. Avec la pile de livres qui attendent d'être lus sur ma table de chevet, j'ai du pain sur la planche ! Je ne comprends pas les gens qui trouvent que la lecture, c'est une perte de temps. Je peux comprendre qu'on ait moins d'aptitude à lire (comme mon ami Wray, qui lit super lentement, mais ce n’est pas de sa faute. Alors, pour lui, lire un livre ça prend une année. De quoi oublier l'intrigue et devoir tout recommencer du début. M'enfin, c'est une autre histoire.) J'imagine qu'il faut être mis en présence de livres, et ce, très jeune, de manière à les apprivoiser lentement et à les apprécier. Comparaison : lorsque j’étais jeune, je n'ai pas été mise en contact avec des animaux. Ce qui fait que je suis mal à l'aise avec tout ce qui n'est pas humain. Non, je ne suis pas plus à l'aise avec les humains non plus. Shit. Est-ce à dire que les gens de Lebel-sur-Quévillon sont d'une origine non humaine ? Ça expliquerait bien des choses... Je vais devoir demander à mon amie Nath.
Je m'éloigne de mon objectif primaire qui est le suivant : vous mettre l'eau à la bouche ! La BD, c'est cool parce que contrairement aux livres traditionnels, il y a des images ! Héhé, je ne vous apprends rien, je sais. Et la BD n’est pas nécessairement que pour les enfants. On peut y apprécier des aventures humoristiques, comme dans Boule et Bill (ma série préférée entre8 et 12 ans) ou plus sérieuse, comme dans Mafalda ! Pensez-y, on lit Mafalda quand on est jeune, car elle est drôle, mais quand on la relit à l’âge adulte, on y découvre toute une dimension politique et sociale !
Dans une BD, on peut décrire des trucs très sérieux, comme Guy Delisle quand il parle de son séjour de deux mois à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, dans laquelle il décrit la vie dans l'un des derniers bastions communistes du monde, là où les gens vivent en vase clos depuis les années 50. Avez-vous déjà éclaté de rire (fort !), seul dans un bus en lisant une BD d'adulte ? Moi oui. Et ceux qui me connaissent savent que je suis assez sérieuse, merci. Pyongyang, c’est sérieux, mais c’est aussi très drôle! Alors quoi, ça ne vous met pas l'eau à la bouche ? M. Delisle a aussi fait plusieurs autres BD... il a la cote ces temps-ci avec Les chroniques de Jérusalem, vous n'aurez aucune difficulté à trouver ses ouvrages en librairie ou à la bibliothèque. Mais qu'est-ce que vous attendez, foncez chez Pantoute, allez !
Non, je vous retiens encore un peu... tant qu'à vous déplacer, prenez aussi note du nom d'une bédéiste absolument délicieuse : Zviane. Je viens tout juste de terminer La plus jolie fin du monde. Je suis sous le charme. J'ai connu Zviane avec Le bestaire des fruits (je vous en ai déjà parlé), mais je suis désormais accrochée. Tsé quand tu lis une BD et que tu entends les voix des personnages dans ta tête, avec le bruit ambiant et de la musique? Eh bien, c'est ça, lire Zviane. Tout est là, il n'y a qu'à relaxer et à écouter le livre. Dans La plus jolie fin du monde, on suit les aventures de Zviane, de 2006 à 2007, du bac à la maitrise en passant par le Cégep, le tout uni par des réflexions sur « que dois-je faire, ou dois-je aller, quel choix de carrière dois-je faire ». Peut-être que j'ai accroché pour cette raison, celle qui fait que je ne sais pas où m'investir. À la différence que je n'ai pas poussé les études assez loin. Voilà un regret que j'ai : celui de ne pas avoir eu la stimulation de pousser mes connaissances à leur limite et de dépasser cette limite. Je me suis contenté de faire ce que je devais faire sans plus.
Allez, pas question de tomber dans la morosité ! Bien qu'il ne fasse pas beau aujourd'hui, ce n'est pas une raison pour déprimer ! Non, de nouvelles BD m'attendent à la bibliothèque. Oui, car le monde de la BD fourmille de talents qui ne demandent qu'à être découverts. Allez, qu'attendez-vous ? J’en lirai de nouvelles et je vous ferai un rapport très bientôt!
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