Finalement, je suis d'humeur à chiâler, alors allons-y gaiement.
Après le spa, nous avions faim. Très faim. Une faim de loup. On crevait la dalle. On avait l'estomac dans les talons, on aurait pu manger un éléphant aux olives, avec la petite toast qui va avec. On avait très faim.
Comme l'entrée au spa nous donnait une bière gratuite à l'Archibald, on a décidé d'aller là, de manger une entrée et, selon la foule présente sur place, décider de rester là ou d'aller ailleurs. On est entrées das le stationnement du resto pour en sortir aussitôt. Apparamment, la moitié de la population de la Capitale-Nationale y était et le quart de celle restant attendait à la porte pour avoir une place. Comme nous ne sommes pas trop ostineuses et que, comme mentionné précédemment, on avait vraiment très faim, nous ne nous sommes pas attardé là.
La faim faisant en sorte que nous faiblissions à vue d'oeil, nous n'avions pas le choix: nous devions arrêter quelque part. L'idée de manger du Ashton a même été évoquée. Nous avons décidé d'aller essayer un resto encore inconnu de nous toutes: Le Soya, sur le boulevard du Lac. Ouvert depuis une semaine et demi, le mot Thaï, affiché en grosses lettres sur le bâtiment, nous a fait saliver. Allons-y pour du thaï!
Wow, ce nouveau resto a décidément de la gueule: éclairé par de grandes fenêtres, l'espace est séparé par divers paliers et des cloisons dont certaines sont ornées de photographies. Les luminaires au plafond ressemblent à de gros pissenlits blancs et les menus sont fixés sur les planchettes de bois. Urbain, c'est le mot. Les gens qui sont attablés ont l'air sortis du catalogue Simons et/ou d'une boîte de communications branchée. Puis, il y a moi, qui a une permanente provoquée par le hammam. Ah oui, et la vapeur a fait sortir une constellation de boutons dans mon beau visage. Mais je ne m'en formalise pas outre mesure: j'habite dans St-Sauveur, je ne suis pas une ''locale'' de Lac-Beauport. Dans St-Sauveur, on s'en fout de quessé on a l'air.
Le menu est alléchant: la carte ''dégustation'' propose une soupe, des rouleaux, un wok, un plat et un dessert. Pour seulement 37 $. Bien sûr, le tartare de deux saumons est alléchant, mais nous optons tout de même pour le menu dégustation.
Nous recevons la soupe, très rapidement. Il s'agit d'une Tom Yum aux crevettes. Nous avons cependant devant nous u bouillon clair, où flotte des petites crevettes. Le liquide, pas piqué des vers, apaise notre appétit, mais sans plus. Nous attendons la suite avec impatience en sirotant un chardonnay blanc, dont je ne me rappelle pas le nom.
Les rouleaux arrivent. En fait, nous avons UN rouleau, accompagné d'un tas de salade verte arrosée d'une vinaigrette asiatique. Pas mauvais, mais la viande à l'intérieur du rouleau a une texture allant de la viande à tourtière au Paris Pâté. Ça manque de vermicelle de riz, de chou, de remplissage.
Nous dévorons le rouleau et nous préparons à la suite: un wok de poulet, boeuf ou crevette. J'ai choisi le poulet et je suis étonnée de voir l'assiette que l'on pose devant moi.
*Il est important de mentionner ici que le service n'est pas des plus professionnels. Mais nous ne sommes pas de ces personnes qui chiâlent pour si peu. On tique un peu, parce que Journalynx est aussi une serveuse: ''On sert à droite, on dessert à gauche''. Il est aussi peu approprié de passer les plats au-dessus des autres assiettes. M'enfin, le staff a l'air jeune, et ce n'est pas la fin du monde.
Nous disions donc que le wok de poulet est apparu devant moi, mais j'aurais pu faire la même chose, littéralement, en réchauffant un sachet de riz deux minutes Uncle's Ben. Je dois aussi mentionner que le riz ordinaire ne se mange pas super bien avec des baguettes. Le riz collant, oui. On reste sur notre faim, de plus en plus désappointée, appréhendant le reste du repas.
Le plat principal a été le clou... dans le cercueil de ce nouveau resto. Mon tataki de boeuf était beaucoup trop fibreux, pas mauvais au goût, mais les tendons sont particulièrement difficiles à déchirer avec des dents d'humain ordinaire. Les légumes tempura étaient toutefois mangeables. Une chose que je ne m'explique pas encore est le fait qu'une purée de patate douce mouillait le plat. Si le riz ordinaire se mange très mal avec des baguettes, la purée liquide l'est encore plus.
Journalynx avait décidé d'essayer les pétoncles. Disons seulement que ce qu'elle a vu arriver devant elle n'était pas un plat de pétoncles, mais un parallélépipède de poisson blanc cuit à l'unilatérale. On a su plus tard qu'il s'agissait bel et bien de pétoncles, mais broyés et moulés en forme de brique, avec une texture s'apparentant à un flan. Ça aussi, ça se mange très mal avec des baguettes, même si on veut vraiment très fort.
On avait presque peur de goûter au dessert, mais on avait encore faim. Nous avons donc accepté l'ananas pané et sa sauce d'ananas au clou de girofle. Pas mauvais, mais disons que le reste du repas nous avait déjà convaincu que c'était ben ordinaire.
Une chance que nous étions toutes ensemble, ça a fait en sorte qu'on a bien ri et qu'on a eu du plaisir.
Cette fois-ci, c'est vraiment la fin. Je quitte pour aller dehors. Bonne journée à tous!
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
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