lundi 24 mai 2010

Tomber en amour

En fin de semaine, je suis tombée en amour. Avec un beau garçon qui s'appelle Antoine. Il a de beaux yeux bleus, des cheveux blonds et il sourit souvent. Il sent super bon. Il a deux mois. Je l'aime déjà immensément. J'avais peur qu'il ne m'aime pas en retour, mais je pense que ça a cliqué entre nous. Il est si parfait...

Mais je ne parlerai pas de mon amour pour Antoine ce matin, je ferai un coming out en règle:

- J'aimerais vivre à Montréal, dans un avenir rapproché.

Oui, vous avez bien lu, le Caribou a envie de s'éloigner encore plus de sa forêt natale. Techniquement, je me rapprocherais de ma forêt, mais je vivrais dans un environnement encore plus urbain que ce que Québec peut me donner.

Je ne connais presque rien de Montréal. Pour être honnête, je n'y suis allée qu'à trois ou quatre reprises, le reste du temps, je l'ai traversé en autobus. Comme vendredi et dimanche dernier. J'aurais vraiment payé cher pour débarquer et me promener sur les rues. Résidentielles, commerciales, il me semble que j'en aurais pour les lustres à marcher.

Je peux passer des heures à regarder des cartes de la ville, à décrypter le nom des rues, des quartiers. Peut-être que Michel Tremblay a attisé ma curiosité depuis des années de lecture. Peut-être que mon voyage en Europe m'a fait apprécier les grandes villes, les métropoles? Parce que même si je ne suis pas fana des foules, le fait d'être dans un lieu urbain entouré de gens me donne la curieuse sensation d'être là, de vivre quelque chose.

Il est certain qu'il n'y a pas que des avantages à vivre dans une grande ville. Nul besoin de les énumérer. Je pense que j'ai seulement besoin de changement... Je commence à tourner un peu en rond à Québec.

Il me semble que je filerais pour aller m'asseoir dans un parc que je ne connais pas, avec un livre, et faire semblant de lire tout en observant les gens autour.

À Montréal, il y a aussi un métro. J'adore prendre le métro. Je l'ai pris à Paris, Barcelone, Rome, Lyon, Bruxelles, Amsterdam, Berlin (le plus cool!), Vienne, Budapest et Prague. Pour moi, il n'y a rien de mieux que le métro. Ah oui, un métro qui sort à la surface, comme à Berlin ou à Paris.

Pourquoi je raconte tout ça? Parce que je pense que j'ai besoin de me trouver de nouveaux parcours... Ce n'est pas pour demain, car j'ai toujours eu besoin de temps pour faire des changements, mais quand l'idée est là, elle ne peut que faire son chemin.

C'est assez pour aujourd'hui. Il fait presque 30 degrés et je pense que je vais aller faire un tour. L'avantage de connaître les rues par coeur, c'est que j'ai la sensation de mettre des pantoufles confortables.

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