mardi 3 juillet 2012

Paniers bio - semaine 1 (26 juin 2012)


C'est sous la pluie battante que Wray et moi sommes allés à la rencontre de notre destin, le 26 juin dernier. Excusez le ton dramatique, mais je suis d'un enthousiasme sans borne lorsqu'il s'agit de parler de nos légumes. Non seulement sont-ils bio, mais ils viennent de la production maraîchère Clément Roy située à Donnacona! Depuis quelques années, je réfléchissais à la possibilité de faire l'achat de paniers, mais le projet n'aboutissait pas : décision prise trop tard dans la saison, manque de capitaux, paresse... Cette année, par contre, j'en suis !


Moyennant deux paiements de 185 $ (le 15 avril et le 15 août), on livre près de chez moi des paniers de légumes et de fruits très diversifiés, et ce, de juillet à octobre. Wray et moi nous séparons le tout, ce qui revient à environ 20 à 25 $ de légumes frais par semaine. C'est ce que je dépenserais en épicerie. L'avantage des paniers, ou l'inconvénient, c'est selon, c'est qu'on a une surprise chaque semaine ! Bien sûr, pour ce premier panier, je m'attendais à du feuillage. Mais j'ai aussi eu de la rhubarbe, ce que je n'ai jamais cuisiné. On peut évidemment faire des échanges de produits, mais je préfère tenter ma chance. Qui sait, peut-être que le radis chinois ou la bette à carde me réservera des surprises ! D'autant plus qu'avec internet, toutes les recettes imaginables sont à la portée de la main... 


Pour cette première récolte, qu'ai-je dans mon panier? 


- laitue feuille de chêne
- concombres libanais
- fraises
- patates
- fleur d'ail
- poivrons verts
Wray avait l'air un peu déçu de la taille du panier. Je l'avais préparé psychologiquement à ne pas avoir une tonne de légumes, mais quand même, j'ai senti la déception dans sa voix. Peut-être était-il triste à cause de la pluie? Du bouchon de circulation dans lequel nous étions bloqués? Ceci dit, nous ne le saurons jamais, puisque, tel un grand sage, Wray ne livre ses sages paroles qu'au compte-goutte (généralement, il dit des mots de Jésus ou des mots cochons). L'important était que nous avons notre panier.






Une fois le contenu du panier séparé en deux, force était d'admettre qu'il n'en restait pas très épais. J'ai donc mangé la salade « manière ben straight », c'est à dire couper un peu de tout, les sacrer dans un bol, touiller avec de la mayo, du cari, du fromage et du thon et voilà une salade qui satisfait la madame. 


Il restait toutefois la mystérieuse rhubarbe. Après une très sérieuse enquête sur Facebook, les suggestions étaient nombreuses, l'enthousiasme, pas très élevé. Ma soeur, Jules, dans son état de fille granola (terme à connotation positive, siouplait !) m'a envoyé une recette de confiture fraise et rhubarbe, avec ses commentaires. Voici des confitures en devenir: 


La confiture, à peine 15 minutes plus tard... 

Je dois spécifier que les commentaires de Jules, ajoutés à la main dans un livre de recettes, représentent à mes yeux un phare dans l'océan de l'art culinaire. Précises et claires, tracées de sa belle écriture cursive, ces notes sont une marque du passage d'une amoureuse de la bouffe, épicurienne végétarienne (presque) dans les pages de ses livres de recettes qui sont toujours magnifiques à regarder. Comme si elle avait un don pour mettre le grappin sur des bijoux de livres aux photos racoleuses, excitant les papilles et tous les autres sens. J'ai toujours hâte, quand je vais la voir, de feuilleter ses nouveaux livres de recettes. Ça me rappelle notre tante Ginette et son étagère croulant sous les livres et fiches de recettes. Gourmands nous sommes, et il semble que ce soit génétique. 


J'espère que je vous ai donné le goût de vous y mettre. Un, deux, trois... Cuisinez !


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