samedi 2 juin 2012

Ah, BD de mon coeur!


J'aimerais parfois revenir dans le passé. Pas dans le but de changer tout plein de choses, non, je ne déposerais qu'une pincée de motivation sur ma tête, question de me faire allumer sur certains talents que je possédais (possède encore ?). J’aimais beaucoup dessiner. J’aimerais avoir eu l’occasion de développer cet intérêt en (peut-être) un talent ou une carrière ! C’est à ça que je pense que je termine la lecture d’une BD. Je ne ressens pas d’amertume, mais je me dis que ce doit être trippant à créer, encore plus que d’écrire de la fiction. Je sais que la création d’une BD demande beaucoup de travail et c’est pourquoi j’aimerais vous inciter, chers lecteurs, à aller fouiner dans la section BD de votre librairie favorite. Qui sait ce que vous pourrez y trouver au détour d’une allée. Du bonheur imprimé ? Oui !

Ces temps-ci, je suis en pleine boulimie de bandes dessinées. Je me gave de dessins, de bulles, de textes drôles et intelligents. Avec la pile de livres qui attendent d'être lus sur ma table de chevet, j'ai du pain sur la planche ! Je ne comprends pas les gens qui trouvent que la lecture, c'est une perte de temps. Je peux comprendre qu'on ait moins d'aptitude à lire (comme mon ami Wray, qui lit super lentement, mais ce n’est pas de sa faute. Alors, pour lui, lire un livre ça prend une année. De quoi oublier l'intrigue et devoir tout recommencer du début. M'enfin, c'est une autre histoire.) J'imagine qu'il faut être mis en présence de livres, et ce, très jeune, de manière à les apprivoiser lentement et à les apprécier. Comparaison : lorsque j’étais jeune, je n'ai pas été mise en contact avec des animaux. Ce qui fait que je suis mal à l'aise avec tout ce qui n'est pas humain. Non, je ne suis pas plus à l'aise avec les humains non plus. Shit. Est-ce à dire que les gens de Lebel-sur-Quévillon sont d'une origine non humaine ? Ça expliquerait bien des choses... Je vais devoir demander à mon amie Nath. 

Je m'éloigne de mon objectif primaire qui est le suivant : vous mettre l'eau à la bouche ! La BD, c'est cool parce que contrairement aux livres traditionnels, il y a des images ! Héhé, je ne vous apprends rien, je sais. Et la BD n’est pas nécessairement que pour les enfants. On peut y apprécier des aventures humoristiques, comme dans Boule et Bill (ma série préférée entre8 et 12 ans) ou plus sérieuse, comme dans Mafalda ! Pensez-y, on lit Mafalda quand on est jeune, car elle est drôle, mais quand on la relit à l’âge adulte, on y découvre toute une dimension politique et sociale ! 

Dans une BD, on peut décrire des trucs très sérieux, comme Guy Delisle quand il parle de son séjour de deux mois à Pyongyang, la capitale de la Corée du Nord, dans laquelle il décrit la vie dans l'un des derniers bastions communistes du monde, là où les gens vivent en vase clos depuis les années 50. Avez-vous déjà éclaté de rire (fort !), seul dans un bus en lisant une BD d'adulte ? Moi oui. Et ceux qui me connaissent savent que je suis assez sérieuse, merci. Pyongyang, c’est sérieux, mais c’est aussi très drôle! Alors quoi, ça ne vous met pas l'eau à la bouche ? M. Delisle a aussi fait plusieurs autres BD... il a la cote ces temps-ci avec Les chroniques de Jérusalem, vous n'aurez aucune difficulté à trouver ses ouvrages en librairie ou à la bibliothèque. Mais qu'est-ce que vous attendez, foncez chez Pantoute, allez !

Non, je vous retiens encore un peu... tant qu'à vous déplacer, prenez aussi note du nom d'une bédéiste absolument délicieuse : Zviane. Je viens tout juste de terminer La plus jolie fin du monde. Je suis sous le charme. J'ai connu Zviane avec Le bestaire des fruits (je vous en ai déjà parlé), mais je suis désormais accrochée. Tsé quand tu lis une BD et que tu entends les voix des personnages dans ta tête, avec le bruit ambiant  et de la musique? Eh bien, c'est ça, lire Zviane. Tout est là, il n'y a qu'à relaxer et à écouter le livre. Dans La plus jolie fin du monde, on suit les aventures de Zviane, de 2006 à 2007, du bac à la maitrise en passant par le Cégep, le tout uni par des réflexions sur « que dois-je faire, ou dois-je aller, quel choix de carrière dois-je faire ». Peut-être que j'ai accroché pour cette raison, celle qui fait que je ne sais pas où m'investir. À la différence que je n'ai pas poussé les études assez loin. Voilà un regret que j'ai : celui de ne pas avoir eu la stimulation de pousser mes connaissances à leur limite et de dépasser cette limite. Je me suis contenté de faire ce que je devais faire sans plus. 

Allez, pas question de tomber dans la morosité ! Bien qu'il ne fasse pas beau aujourd'hui, ce n'est pas une raison pour déprimer ! Non, de nouvelles BD m'attendent à la bibliothèque. Oui, car le monde de la BD fourmille de talents qui ne demandent qu'à être découverts. Allez, qu'attendez-vous ? J’en lirai de nouvelles et je vous ferai un rapport très bientôt!

2 commentaires:

  1. J'approuve ta théorie sur les animaux! Moi aussi, je suis comme ça...avec les humains aussi finalement...

    Pour les études, à moins que tu aies 4 enfants au biberon dans un schack en bois rond dans le fin fond de la brousse, il n'est pas impossible de les poursuivre....

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