Je sais, ça fait un bail que je n'ai pas écrit, mais avec l'arrivée de septembre, j'ai été aspirée dans un tourbillon de travail et d'activités diverses. Ça fait que... bien, ça fait que, parmi ces activités, je suis allée manger dans un excellent resto, dont je parle à l'instant.
Si vous avez régulièrement fait la noce dans la région de Québec, vous connaissez peut-être le Buffet de l'Antiquaire pour y avoir été manger un immense déjeuner en lendemain de veille, mais êtes-vous déjà allé dans cette typique binerie sur l'heure du souper? Le Revel et moi, on avait faim et rien ne nous tentais vraiment dans notre St-Roch, qui n'est pas Nouvo, soit dit en passant. Tout ce qu'il y a de nouveau, ce sont les boutiques hors de prix et les boomers qui s'y promènent, l'air pas toujours rassurés. Pa-thé-ti-que. Mais je m'égare.
Nous sommes donc entrés au Buffet de l'Antiquaire, sur la rue St-Paul, qui n'était pas encore plein. On nous a tout de suite dirigés vers une belle banquette rouge. Un seul coup d'oeil au meu et nos plats étaient choisis: Ragoût de boulettes et de pattes pour le Revel, Cipaille (Cipâte...) pour moi. Avec une soupe aux pois en entrée. Et une cannette de coke. En attendant impatiemment mon assiette, j'ai feuilleté le Journal de Québec. Revel a fait de même. Je pense qu'on est vraiment un vieux couple, mais c'est pas grave, c'est déjà un miracle qu'on s'entente sur le même resto, alors...
Notre soupe arrive. Je ne sais pas si vous aimez la soupe aux pois de votre mère/grand-mère/tante/autres modèles culinaires, mais la soupe au pois du Buffet est absolument délectable. Ni trop claire, si trop salée, elle goûte vraie. C'est aussi simple que ça. Ça m'a donné le goût d'en faire bientôt, lorsqu'il va commencer à faire froid. On a dévoré notre bol en trente secondes, et gobé le petit pain et les biscuits soda qui allaient avec.
En attendant le plat principal, j'ai observé la faune qui se restaurait. Des locaux, des visages familiers que j'ai déjà croisés sur St-Jean il y a quelques années, des amies de femmes, telles que je nous imagine, mes amies et moi dans vingt ans, et surtout des touristes. Quelques anglophones, plusieurs Français. Ça se pousse à l'entrée, les gens attendent à la porte qu'une des petites tables ou un des tabourets au comptoir se libère. Je ne sais pas si ça roule toujours comme ça, mais les deux serveuses sont dans le jus.
Justement, celle qui nous sert nous apporte nos plats. Bonheur. J'espère être capable de vous mettre l'eau à la bouche, parce qu'au moment où j'écris ces lignes, je viens d'arriver dudit resto, je suis pleine, mais je remangerais. Vraiment.
Commençons par le ragoût. Les boulettes sont de belle taille, parfaitement cuites et savoureuses. Les pattes, quant à elles, se tiennent, il ne s'agit pas de filaments flottant dans la sauce ni de poulet passé pour du porc. On détecte la délicate saveur de la farine grillée à point dans la sauce, juste assez, pas trop. Je peux affirmer que ce ragoût est un des meilleurs que j'ai mangés,et j'ai quand même 30 temps des fêtes derrière la cravate!
Mon cipaille (cipâte, ok on peut en parler pendant des siècles, mais un cipaille, dans ma tête, c'est un cipâte que les gens de la haute-péteuterie on repabtisé pour se distinguer de la populace) était, comment dire, à point. La pâte, suffisamment sèche sur le dessus, parfaitement humide à l'intérieure, enrobait les morceaux de viande, parfaitement macérés dans les oignons et le bouillon. À s'en lécher les babines.
Les deux assiettes étaient accompagnées d'une belle portion de bettes dans le vinaigre, le salade et de légumes (carottes, petits pois et choux bouillis). Je vous dis, un dimanche midi chez ma grand-mère!
J'en étais à cette réflexion quand je me suis dit que j'étais heureuse d'être entourée de touriste. Parce que c'est de l'authentique bouffe québécoise, bien représentée. On parle souvent de la poutine, c'est bien, mais de promouvoir nos plats du terroir de manière aussi magistrale et typique, c'est une belle réussite.
Vous voulez savoir le plus beau dans cette histoire? Notre repas, pour deux personnes, nous a coûté 40$, taxes et pourboire inclus.
Allez-y donc!
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Vous vous demandez peut-être pourquoi j'ai intitulé ce message ''T'es cloche, ma bell''?
Voici pourquoi. Le Revel aimerait avoir une place de choix dans mes histoires. Pire, il me suggère même les phrases ''géniales'' qu'il a dites que je devrais citer...
Voici donc sa dernière trouvaille, parce que je suis perplexe quant à sa teneur humoristique:
- T'es pas mal cloche, tu sais, Cariboo, me dit-il aussitôt que je mets le pied dans l'appart
-OOOOk, tu as cogité ça tout l'après-midi, dis donc!
-Non, mais, la pognes-tu, ma cloche, t'es belle...
-Oui, oui, dans le sens de bell, qui veut dire cloche en français.
-Eh que chus drôle, hein?
-...
En plus il m'accuse de ne pas le citer comme il faut......
Je vous invite à répondre au sondage qui sera probablement tout près de ce message... Merci de votre participation.
Lecteurs et lectrices, dévoreurs de livres et amoureux des mots, oreilles mélomanes, voici mes plus récentes découvertes en matière de littérature et de musique. J'y ajouterai aussi, au fur et à mesure, des titres que je juge très intéressants, voire nécessaires à une bonne santé littéraire. Aussi, d'autres découvertes et réflexions sur la vie, le voyage, la bouffe... À consommer sans modération.
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