dimanche 14 mars 2010

Samedi au soir, à Québec...

Hier soir, j'avais des billets pour aller voir Kate Ryan au Capitole de Québec.

Vite de même, il n'y a rien d'excitant à cela, mais vous savez bien que comme rien n'est simple ici bas (Dieu nous préserve d'une vie fade, sans sucre, sans sel et libre de cholestérol...), ma soirée s'est transformée en une aventure, du grand Caribou à l'état pur!

Tout à commencé quand j'ai reçu un texto d'un ami, mercredi dernier, m'offrant une belle paire de billets pour Kate Ryan. Ne connaissant pas l'artiste, je le questionne:

«C'est quel genre, ça?» Il me répond tout de go: «C'est une espèce de Madonna, bas de gamme.»

Ha, ok... je suis perplexe. Une courte recherche sur le net m'informe qu'elle chante des reprises dance de vieux tubes français, dont Ella, elle l'a, Voyage voyage et l'intemporel Désanchantée, de ma bonne amie Mylène Farmer. Ok, cette description me situe. Je suis certaine que vous al replacez.

J'y pense et je décide d'y aller, et ce, pour plusieurs raisons:

1. Il s'agit d'une belle occasion de sortir et de porter mes skinny jeans dans lesquels je n'avais jamais rentré (sauf de peine et de misère, avec de la Vaseline), d'étrenner mes nouvelles chaussures que j'ai achetés en spécial chez Yellow dans une vente à Noël dernier (toutes mes belles soeurs et mes amies en ont une paire, faut bien suivre la parade, mais surtout, elles sont siiii jolieeees) et mon top noir année 80 qui ressemble à un suit de patineuse artistique en compétition.
***Faudrait vraiment insérer une photo ici, mais bon... Si vous commentez mon texte, peut-être que j'en mettrai une...)

2. Les occasions intéressantes de sorties se faisant de plus en plus rares (le Caribou est de plus en plus casanier) aussi bien accepter les invitations comme celles-ci, car elles peuvent être surprenantes.

3. C'était gratuit (merci mon ami le professionnel du son, je ne peux pas te donner de trucs gratuits en échange, mais je peux partager mes coupons d'épicerie avec toi anytime!)

4. Finalement, ça me donnait une excellente défaite pour sortir ma bouteille de gin et de me préparer un gin-tonic en me maquillant. Je peux difficilement faire ça un matin de semaine... les sourds sont sensibles à une haleine de fond de tonne. Tout comme mes collègues.

Donc, c'est avec joie que j'ai fait le tour de ma garde-robe et de mes tiroirs pour trouver un outfit qui fitte. Ma joie a toutefois été assombrie par le téléphone de mon accompagnatrice, Posh Spice, qui était désolée, mais qu'elle devait annuler notre rendez-vous. En d'autres temps, j'aurais tempêté, mais elle avait la seule et unique raison pouvant justifier son comportement: la possibilité d'une date avec un bellâtre potentiellement intéressant. Soit. (sur le ton de Cléopâtre dans le Astérix du même nom) «Que l'on m'amène un nouveau beau-frère. Chop-chop!»

C'est là que le gin-tonic a révélé sa plus grande utilité, à défaut de pouvoir fumer une cigarette. J'étais déjà en train de m'extirper de mes pantalons quand le Revel a dit quelque chose:

- Tu vas pas laisser tomber aussi vite?
- Ben là, tu veux vraiment que j'aille dans un show de dance toute seule? Un hommage à Pink Floyd peut toujours passer, mais pas ce genre de show là. Pis si je trouve ça quétaine, je ne pourrai pas en parler à personne!
- En tout cas, je trouve que tu abandonnes vite.
- Je peux peut-être y aller seule, avec un calepin et faire semblant que je suis journaliste pour une publication obscure?
- (pas de réponse, il joue à Final Fantasy XIII)
- Viendrais-tu avec moi?
- JAMAIS!!
- Ben là... (gorgée de gin-tonic), ça pourrait être drôle?

Fin du dialogue, il y avait du hockey hier soir, alors... Mais qui appeler? Wray aurait adoré ça, mais il travaillait trop tard, La Rouquine était avec La Sexy, et avaient prévu une soirée de placotage intense et La Journaliste était dans le Sud avec Gamin... Lancer un appel sur Facebook? Tsé, des fois les amis Facebook ne rencontrent pas nécessairement la définition réelle du terme «ami», alors en plus d'aller voir un spectacle dont on n'est pas certain, ça aurait pu être awkward.

J'y pense, peut-être que Sporty Spice pouvait être intéressée! Effectivement, elle l'était et on a prévu se retrouver en avant du Capitole à 19h30. Pourquoi n'y avais-je pas pensé avant? En plus, ça faisait longtemps que je n'avais pas passé du temps en sa compagnie et elle était aussi cassée que moi. Un match parfait.

Trois-quatre push-push de spray-net et une petite ride de bus plus tard, nous nous retrouvons au point de rencontre.

- Tu es bien trop habillée, me lance-t'elle joyeusement, Tu aurais dû voir les poupounes qui viennent de rentrer, même l'été, je ne porte pas de linge court de même, me dit mon amie, qui est shapée pour se promener en bikini à l'année.
- Ouin, on va avoir du fun! ajoutais-je en faisant une moue perplexe.

Ce premier contact correspondait exactement à l'idée que je me faisais de la clientèle de ce type de show: des jeunes filles trendies et courtement vêtues + gays avec cheveux savamment décoiffés laissant dans leur sillage les volutes de parfums chers et capiteux. Je fitte presque!

Bon, fini le niaisage, il fait frette et le vent me met le toupet sans dessus dessous. Entrons! Je récupère les billets et nous tentons de trouver nos sièges. Sti, il n'y a pas de numéro sur les tables. Nous nous informons: la fille ne sait pas trop où nous sommes, apparemment nos sièges n'existent pas. On blague:

- Ouais, nous, on est les choristes!
- Non, les costumières!

On rit, on blague, jusqu'au moment où la placière se rend compte que c'est une admission générale et qu'il n'y a pas de place attitrée. Hon... ok. (je la juge un peu.)

On se trouve des sièges presque en avant, près de la piste de danse, en centre. Une bonne place. Sporty remarque une affiche sur la scène:

- Eille, ça se peut-tu que je soit Jacynthe en première partie?
- Qui ça? Non, me semble que non, ce doit être une pub...

En fait, je ne sais pas qui est Jacynthe. Bof... ce sera une surprise. En parlant de surprise, mon ami qui m'a donné les billets vient nous dire un petit bonjour. Smack, smack, cool, merci de l'invitation... Il travaille, je n'ai pas le temps de placoter... Juste assez pour comprendre que Jacynthe fait effectivement la première partie.

Le spectacle commence. C'est alors que tout me revient: le reality show d'Anne-Marie Losique, qui allait dans une ferme... ca vous dit quelque chose? Ben Jacynthe, c'était son acolyte. Elle enchaîne ses tubes comme Give it up, Look who's crying now et autres. Pas mauvais, mais définitivement d'une autre époque, mettons qu'on a plus dit:

- Haaa, j'étais en 5e année quand ça jouait!
- Moi, je commençait l'université... (je suis vieille.....)

J'ai les statuts Facebook qui fusent dans mon esprit. On a mal aux joues tellement on rie. Pas du band, mais des souvenirs que ça nous ramène. On a quand même chanté les chansons! Et les musiciens étaient bien bons, quoique 30 minutes de show, c'est bien peu pour en apprécier toute la virtuosité. A-t'on envie de dire partie remise? Pas tant que ça quand même...

Vers 21h, la gang de Kate Ryan entre en scène: lumières, brillants, claviers, jumpsuit lamé argent avec juste une manche... nous voilà en 1987! Ça déménage, ça brille, ça pistoum en masse! On ne peut pas rester de glace avec toute cette énergie (sauf le 6'4'' assis en avant de moi qui ne bouge pas d'un poil. Il doit avoir fait quelque chose de chien envers sa blonde et ça, c'est sa pénitence). Elle chante assez bien, c'est pas si pire que ça à écouter. J'aime son costume, qu'elle a changé à la mi-spectacle. Ça sent définitivement les eighties avec un medley comprenant du Eurythmics et de vieux succès français. D'ailleurs, on pouvait s'y attendre, son dernier album s'appelle French Connection...

Ça ma rappelé des souvenirs, ces chansons, dans le temps où on voyageait en auto avec mes parents. Quand on habite à Lebel-sur-Quévillon, on apprend très jeune à ne pas avoir le mal des transports, sinon, on manque toutes les visites à Val d'Or, Barraute ou Rochebeaucourt et/ou il faut ingurgiter des Gravol et ça, ça goûte pas bon! Tout ça pour dire que chez nous, c'était les adultes qui choisissaient la musique dans l'auto. J'ai découvert Michel Rivard comme ça, tout comme Félix Leclerc. Mais aussi la Compagnie Créole et Sweet People. Et surtout Rock Détente. De là ma connaissance de tous les vieux tubes français. Et mon aversion pour Rock Détente. À une époque où le Québec ne produisait pas vraiment de musique (les années 80), il fallait bien trouver quelque chose. Comme la musique française Pop n'a jamais été des plus intéressantes... vous comprenez.

Point à mentionner: moi, j'aime les musiciens, j'aime leur look, ils ont souvent un air très cute de bucherons urbains. Mais pas les musiciens de Kate Ryan. Bon, je vous entends déjà: «S'ils sont bons et talentueux, on se fout de l'apparence. Non. Ils n'étaient vraiment pas cutes. Même que ça détonnait. Peut-être qu'on étaient trop près de la scène? Peut-être que c'est moins pire de loin? Fin de la précision. Mais le fait qu'elle ait de vrais musiciens m'a rassuré: j'étais persuadée que le dance était fait par ordinateur. Ok, ça prend quand même un peu de talent pour faire de la musique par ordi, mais je pensais que ce show là était pour être avec un genre de DJ. Mais avec 2 claviéristes (dont un qui faisait des bruits de robot avec sa bouche ?!), un batteur et une choriste, j'ai été rassurée de voir qu'il y avait des humains là dessous.

On est restées assises, parce que mes nouveaux souliers me faisaient la vie dure, mais aussi parce qu'on était pas certaines de fitter là. Je pense pour amie, surtout. Moi, j'aurais peut-être enlevé mes chaussures... J'ai beaucoup aimé regarder les gens danser, surtout sur les chansons que j'ai mentionnées plus haut. Il y avait aussi les fans finis, qui connaissaient toutes les chansons! On a peut-être assisté à une performance d'une artiste qui connaîtra, on lui souhaite, les sommets de la gloire (sans la déchéance, évidemment, et l'enfer de la drogue).

Ma critique: c'est un très bon spectacle pour qui aime le dance. Je dois dire que j'ai bien apprécié ma soirée, ça m'a donné le goût d'aller danser moi aussi. Je serais allée au Drague, retrouver Wray, mais mon amie avait de l'école le lendemain... On se reprendra. Il ne s'agit pas d'une artiste pour laquelle je ferais des heures de file, j'ai beaucoup apprécié mon aventure.

Après le spectacle, on est allées boire une pinte, question de retrouver l'audition tout en douceur. Jase-jase, placote placote... Finalement, le sommeil me gagne. On saute dans le bus, direction la maison. Le Revel est déjà couché, je me fais un sac de pop corn et j'écoute les derniers épisodes de la première saison de Rumeurs.

Oui, c'était encore une belle aventure! Je vous en souhaite de semblables!

3 commentaires:

  1. Une photo! Une photo!
    Contente de voir que tu as passé une belle soirée!!

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  2. La ma tante de la banlieu...

    D'accord avec Agathe, je veux une photo. Je ne comprends pas la moitié des histoires à cause des surnom, je vais avoir besoin d'un lexique. Je m'ennuie déjà de toi xxx

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  3. Merci de vos commentaires, une photo devrait arriver bientôt. Pour le lexique, je ne sais pas si je devrais, mais j'espère que tu t'es reconnue...

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