dimanche 14 février 2010

Se geler les doigts pour 16 $

Dernier périple dans la vie du Caribou: une visite de l'Hôtel de glace, à Ste-Catherine de la Jacques-Cartier. Dans un élan d'ouverture, Tendre Moitié à consenti à m'ammener visiter le fameux 5 étoile. Ça faisiat longtemps que je voulais y aller, et c'est en bougonnant un peu qu'il a franchi la grosse demi heure de route nous reliant au lieu tant convoité.

Il faisait beau, pas trop froid et j'étais contente de sortir. D'habitude, je vois le soleil d'hiver à travers ma fenêtre au bureau, car la fin de semaine, je suis trop frileuse pour sortir (si j'ai un bon manteau et de bonnes bottes, c'est plus par habitude de survie venant de mon autre vie dans le grand nord que par coquetterie. Ok, la fourrure sur mon capuchon, c'est de la coquetterie). Donc, nous avons pris l'autoroute 40 ouest, sortie 295, en direction de l'établissement hivernal.

Chemin faisant, on en a vu, des belles choses: des belles maisons, des belles forêts, des «Habiterais-tu ici, toi? ouin, peut-être, mais faudrait pas que je travaille à Québec, imagine les embouteillages le matin», des buches accrochées aux fils électriques, la campagne quoi!

On est finalement arrivés au site de Duchesnay, Tendre moitié à stationné la voiture sans trop sacrer et on est allés explorer les environs. «Eh, que tu marches pas vite!» s'exclame mon amoureux. Je ne répond pas, ça ne vaut pas la peine. Cependant, je dois dire que je suis une contemplative, qui a des bottes très lourdes. Et puis, han, on peux-tu avoir la paix, pleaaze?

Après avoir pris le mauvais chemin plusieurs fois, je commence à me demander sérieusement si cet hotel de glace n'est pas un mythe après tout. Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'imaginais un genre de Château Frontenac, mais en glace. Je suis désolée de vous décevoir, mais cet hôtel, de loi, a l'air d'un dépôt à neige, mais tout blanc.

Bon, je minimise mon sentiment. C'était quand même impressionnant de voir ces dômes blancs. Car l'hôtel de glace n'a pas l'air en glace, on dirait un igloo. Mais plus impressionnant encore, c'est la file pour y entrer!

«Câlisse de crisse» s'exprime Tendre Moitié à la vue de la file. Moi non plus, ça ne m'enchante pas. Étant donné le beau temps, je trouvais ça bizarre qu'il n'y ait pas grand monde sur le site. Je le convainc de s'approcher, pour voir les coût d'entrée. Il ne rechigne pas trop. Je lui fais remarquer que la file passe quand même rapidement. Il acquiesce. On se place dans la file. Bon, super, j'ai hâte de voir ça! On paye: 32$ pour deux adultes (40 pour une famille...) et on entre.

Évidemment, une odeur de tire sur la neige me chatouille les narines. Ouep, 3$ la lichée, c'est un peu cher. Wow, il y a des gens qui ont des verres en glace! Je n'ose pas demander c'est combien. J'entraîne mon beau Revel dans le bar. Commandité par le 93 FM, on a droit à une ambiance disco. Hum, douteux, mais il y a vraiment des gens qui dansent. Ou qui se réchauffent. Parce que au soleil, il ne faisait pas si froid, mais en dedans, c'est pas chaud. On fait le tour, on prend des photos, moi accotée sur le bar de glace, moi assise dans un fauteur de glace, moi faisant semblant d'avoir la langue collée sur un mur de glace, tous les clichés y passent.

C'est bondé de monde, et la musique est assourdissante. Je me dis qu'il faut sortir un peu avant que le Revel fasse une crise d'apoplexie. Ah tiens, la chapelle. On ne peut pas la visiter, il y a un couple qui se marie en ce moment. On retourne en dedans. C'est là que je réalise: «on a presque fait le tour, mais pour un hôtel, où sont les chambres?»

On trouve les chambres. C'est là que ma visite a commencé à être intéressante. Saviez-vous que l'Hôtel de glace contient à peu près 35 chambres? et une dizaine de suites? Les chambres, soit avec un lit ou deux lits, sont petite et sombres, comme dans un igloo. Ça doit être cool de dormir là dedans, mais pas se lever à 3 heures du matin pour aller pisser. M'enfin. Ça fait partie du charme.

Les suites sont magnifiques: les lits sont en glace (!) sculptée, avec du mobilier de glace. La chambre romaine (oui oui avec des statues de dieux) est particulièrement saisissante. Je ne sais pas s'il y a des orgies romaines là dedans, mais ça appelait à l'amour. Ok, comme Agaguk et sa blonde, mais bon.

Finalement, on ressort dans la section spas et saunas. Là, j'ai vraiment envie de dormir là! Revel aussi. On se reprendra bien un moment donné.

Si on se marie là un jour, allez-vous venir? Si oui, préparez vous plus belles combines à panneau, ça va rocker!

Après cette heure riche en émotion, nous voilà de retour vers la ville. Revel me propose de visiter son école. «Bie sûr, lui dis-je, ça m'intéresse de voir ça!» Depuis le temps qu'il m'en parle! C'est bien, mais DIEU QUE JE NE RETOURNERAIS PAS AU CÉGEP, POUR TOUT L'OR DU MONDE. Mais si on demandais de choisir entre retourner au Cégep ou au secondaire, le Cégep, my friend, serait mon choix. Au moins, je serais majeure pour avoir la possibilité de boire ma douleur et mon ennui.

Ensuite, on a fait une activité de couple inédite. Je vous entend déjà: «Woooo, pas de détails!! » Mais non, bande de pervers! On est allés faire l'épicerie... dans une autre épicerie que la nôtre! C'est comme si on faisait un voyage en France. Les choses sont presque pareilles, mais pas à la même place. Il y a des articles qui diffèrent, on s'extasie devant un sachet de truc pour faire du cari de pois et de patates. «Dis, on l'achète! Oh, regarde, des friandises turques! On peux-tu?» Je suis un peu mal à l'aise de dire ça mais on a eu presqu'autant de fun qu'à l'Hôtel de glace...

Sur ce, à la prochaine. Je sais que je ne suis pas très régulière sur l'écrivage. À ma défense, il ne se passe pas grand chose dans ma vie. Je suis certaine que ça ne vous intéresserait pas de savoir que j'ai trié mon linge pour faire le lavage et que j'ai acheté des oeufs en spécial chez IGA. Quoiqu'il y a moyen de vivre des aventures au quotidien, s'agit de les voir autrement... Au plaisir de vous écrire... et de vous lire.

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